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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Banques africaines: le rôle inattendu des SMS

Banques africaines: le rôle inattendu des SMS

En marge du sommet Union Européenne-Afrique, la RTBF s’est intéressée aux transferts d’argent des migrants africains vers leur pays d’origine. Une somme de 60 milliards USD qui représente plus que le montant total de l’aide au développement. Des transferts dont les coûts pourraient être revus à la baisse. Comment lire le rôle si inattendu du sms?

La première source de financement extérieur de l’Afrique ne vient pas de la Chine comme on aurait pu le penser, mais de ses migrants répartis dans le monde. Les Africains expatriés ont ainsi pour habitude d’envoyer de l’argent à leurs proches restés au pays. Des montants allant de quelques centaines d’euros par mois à plusieurs milliers. Sur ces sommes transférées sont prélevés des intérêts élevés, souvent de l’ordre de plus de 12%, ainsi que des frais de transferts de plusieurs dizaines d’euros. Si quelques entreprises africaines ont le monopole sur ces transferts importants d’argent, des alternatives voient le jour pour limiter les coûts.

Interviewé par la RTBF, Alain Maniraguha, a ainsi fondé sa propre société de transferts d’argent en se focalisant sur le corridor Rwanda-Europe, il propose des tarifs « très compétitifs » par rapport aux autres entreprises concurrentes. Ce genre d’initiative est encouragé par la Banque Mondiale qui avance que si les taux de transfert d’argent étaient abaissés à 5%, les migrants africains pourraient économiser 4 milliards de dollars.

 Un SMS suffit pour régler les dépenses de la vie quotidienne

Le paiement mobile a aussi le vent en poupe dans de nombreuses régions d’Afrique où la bancarisation est très faible, mais où la couverture du réseau GSM est performante. Il constitue une véritable monnaie virtuelle, offrant un moyen de paiement sécurisé et aux coûts moindres aux personnes non-bancarisées. Un SMS suffit alors pour régler les dépenses de la vie quotidienne : courses alimentaires, frais de scolarité, billets d’avion ou encore, transferts d’argent d’une région à l’autre.

Au Kenya, par exemple, la plateforme M-Pesa – en swahili : monnaie digitale – a été lancée en 2007 par l’opérateur de téléphonie Safaricom, filiale de Vodafone. Très populaire, elle voit transiter le tiers des 44 milliards de dollars du PIB kényan, selon le site de l’hebdomadaire Jeune Afrique. M-Pesa a depuis été étendu à la Tanzanie, à l’Égypte, au Mozambique et au Lesotho et désire aller plus loin dans le développement de ses services avec une plateforme d’épargne, de prêts et d’assurance.

 (Avec RTBF)

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