Due diligence en Afrique : Knowdys renforce la validation de partenaires Innovation : KCG creuse le sillon de la due diligence foncière en Afrique Knowdys lance son Pack Pro PME-PMI en Afrique de l’Ouest et du Centre KCG : une business unit pour la conquête de financements internationaux

L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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A qui appartient vraiment Twitter?

Étrangement, alors que Twitter vise 1 milliard d’abonnés en 2013, rares sont ceux qui savent vraiment comment se finance ce petit oiseau bleu qui emploie 900 personnes tout en étant… gratuit. D’autant que le site multiplie les acquisitions, à l’instar de celles de TweetDeck, Nclud ou Posterous, trois start-up avalées en six mois!

Il est difficile de disposer de données consolidées alors que le site n’est toujours pas en Bourse (cela pourrait être le cas en 2013), mais son chiffre d’affaires est estimé à 45 millions de dollars en 2010, et il revendique plusieurs sources de revenus. Des sociétés comme Starbucks, Virgin America, ou encore Red Bull rémunèrent le site pour que leur mini-messages soient mis en évidence : ceux-ci apparaissent comme « promoted tweets » dans la page de résultats. Certaines sociétés, comme Disney, demandent également à être mises en évidence dans les « promoted trends », les sujets les plus abordés qui apparaissent sur le site. Enfin, ponctuellement (ce fut le cas en 2011 pour Google), les moteurs de recherche peuvent payer Twitter pour y intégrer des micro-messages dans leurs résultats.

Son actionnariat ressemble à un bottin mondain

Rien ne permet non plus d’établir avec exactitude la composition du capital du site valorisé près de 10 milliards de dollars. Les fondateurs (Jack Dorsey, Evan Williams, Biz Stone ou l’actuel P-DG, Dick Costolo) font partie des premiers actionnaires, rejoints depuis peu par les salariés les plus « méritants », comme le directeur technique, Greg Pass. Mais pour détecter les nouveaux investisseurs de poids, il faut s’intéresser aux différentes levées de fonds menées par le site. Parmi eux, on peut noter l’arrivée en 2009, à l’occasion d’un tour de table de 35 millions de dollars, des fonds International Venture Partners, Benchmark Capital, Union Square Ventures, Spark Capital, Insight Venture Partners, ou encore Bezos Expenditures, le fonds personnel du P-DG d’Amazon. En août 2010, le fonds originaire de Russie Digital Sky Technologies (par ailleurs investisseurs clés dans Facebook, Zynga et Groupon) a participé à une levée de fonds de 800 millions de dollars. Et en décembre 2011, le prince saoudien Al-Walid ben Talal qui, dans le passé, avait déjà investi dans AOL, Apple, Motorola, et Fox News, a également placé 300 millions de dollars dans Twitter.

 Twitter deviendra-t-il un jour payant ? Le site se montre particulièrement discret. Mais des données publiées sur le site de TechCrunch et obtenues par le hacker Hacker Croll, font état d’un chiffre d’affaires prévu de 1,54 milliard de dollars en 2013 (pour 11 millions de dollars de bénéfices) avec 1 milliard d’utilisateurs prévus. C’est… davantage que Facebook aujourd’hui, ce qui montre l’appétit grandissant du petit oiseau bleu.

(Avec Guillaume GRALLET)

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1 Commentaire

  1. Catherine dit :

    Dommage qu’on ne puisse pas « twitter » et partager cet article sur les réseaux sociaux !?

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