Pas moins de onze entreprises publiques de divers secteurs signeront dès la semaine prochaine des accords avec le ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement. Ces accords portent sur la mise en place au sein même de ces sociétés, des «cellules de veille» dans l’objectif de collecter et d’exploiter, de la meilleure façon possible, l’information économique.

Par Badiaa Amarni

Les entreprises concernées par cette mesure sont, entre autres, l’ENMTP (matériel de travaux publics), Gica (cimenteries), l’Enie (électronique grand public), Saidal (pharmacie), l’Eniem (électroménager) et la SNVI (véhicules industriels).

Ces déclarations, faites à l’APS, émanent du directeur de l’intelligence économique, des études et de la prospective au ministère de l’Industrie, M. Mohamed Bacha, à l’issue d’un atelier de formation sur ce thème.

Selon lui, il s’agira, à travers ces accords, de fournir «toute l’assistance technique nécessaire à ces entreprises pour se lancer dans l’intelligence économique qui consiste à collecter, analyser et exploiter les informations économiques». Les secteurs industriels concernés sont l’électronique, l’industrie pharmaceutique, l’informatique, la mécanique et le machinisme agricole.

D’autres accords seront également signés au cours de l’année prochaine avec une dizaine d’autres sociétés relevant du secteur public pour les aider, elles aussi, à la mise en place d’un système de collecte et d’exploitation d’informations concernant, entre autres, «les tendances des marchés, aussi bien national qu’international, de même que les activités des entreprises concurrentes». L’intelligence économique est adoptée ces dernières années de par le monde pour développer les entreprises et, par là même, l’économie du pays.

En Algérie, les entreprises n’ont pas encore toutes adhéré à cette démarche de veille stratégique, désormais indispensable dans un contexte mondialisé et concurrentiel. Car l’intelligence économique donne l’occasion aux entreprises et même aux administrations d’anticiper l’évolution de leur environnement et d’identifier l’émergence des nouveaux business modèles.

Il s’agira pour le manager modèle, expliquent certains experts, de «mettre en pratique une somme de réflexes qui permettent une meilleure performance économique et/ou commerciale des entreprises».

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