[Africa Diligence] La croissance rapide du continent africain n’a pas encore eu d’impact concret sur la vie des populations, regrette la Banque africaine de développement (BAD). Ce qui fait problème.

«Notre croissance n’a pas vraiment eu de résultats concrets et décisifs», a déclaré Ebrima Faal, directeur pour l’Afrique australe de la BAD.

«Je pense que nous avons vu une croissance très forte, mais que celle-ci n’a pas bénéficié à l’ensemble de la population du continent », a-t-il ajouté.

Pourtant, avec des taux de croissance proches de l’Asie, et des ressources encore largement sous-exploitées, l’Afrique est désormais considéré comme une région favorable aux investissements d’avenir.

Le Fonds monétaire international a prévu en octobre 2012 une hausse de la croissance de 5,7% en 2013. Les pays où celle-ci sera la plus forte sont le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Nigeria, l’Angola et le Gabon.

Faal plaide désormais pour un commerce accru à l’intérieur même de l’Afrique. «D’une certaine manière, les choses se sont améliorées ces cinq dernières années mais il y a encore beaucoup à faire pour développer le commerce à l’intérieur même du continent africain», explique-t-il. Faal  espère aussi que les partenariats avec les puissances émergentes que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (les BRICS) vont booster l’économie africaine.

En mars prochain, les dirigeants des BRICS se retrouveront à Durban en Afrique du Sud pour un sommet qui devrait créer une banque de développement.

MAP

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