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L'Edito de Guy Gweth

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L’Angola gèle sa relation commerciale privilégiée avec le Portugal

L’Angola gèle sa relation commerciale privilégiée avec le Portugal

(Africa Diligence) Le 15 octobre 2013, le chef de l’Etat angolais, José Eduardo dos Santos, a remis en cause, à Luanda, le renforcement annoncé des relations commerciales avec le Portugal, en raison de tensions entre les deux pays. La fin d’une époque… Que va faire Lisbonne ?

Avec le Portugal, malheureusement les choses ne vont pas bien, a déclaré M. dos Santos devant l’Assemblée nationale, lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé pour l’ouverture de la session parlementaire.

Il y a eu des incompréhensions au niveau des plus hautes instances étatiques et le climat politique actuel n’encourage pas à mettre en œuvre le partenariat stratégique annoncé précédemment, a ajouté le président angolais.

L’Angola et le Portugal –son ancienne puissance coloniale– avaient annoncé en février le renforcement de leurs relations commerciales et la tenue d’un premier sommet bilatéral en 2014, à l’issue d’une visite du ministre portugais des Affaires étrangères de l’époque, Paulo Portas, dans la capitale angolaise.

Mais les relations entre les deux pays se sont tendues ces derniers mois, après la publication de nombreux articles dans la presse angolaise et portugaise s’interrogeant sur la qualité et le bien-fondé des échanges entre Lisbonne et Luanda.

Ce débat a été lancé par un article du journal portugais Diario de Noticias rapportant une interview de l’actuel ministre portugais des Affaires étrangères, Rui Machete, diffusée sur la Radio nationale d’Angola et dans laquelle il présentait ses excuses à Luanda pour des enquêtes actuellement menées par la justice portugaise contre des personnalités angolaises.

Plus largement, le développement des relations entre les deux pays ne se fait pas sans critiques. Une partie de l’opinion publique portugaise dénonce le laxisme de Lisbonne vis-à-vis du régime autoritaire du président angolais, au pouvoir depuis trente-quatre ans, et de ses velléités d’investissements au Portugal.

Dans l’ancienne colonie, nombre d’Angolais accusent le Portugal d’exporter son chômage à Luanda et de ne pas jouer le jeu du transfert de compétences et de la formation lors des partenariats commerciaux.

Il y a une confusion délibérément organisée par des organisations de pays occidentaux pour intimider les Africains souhaitant accumuler des actifs et accéder à la richesse. C’est ainsi que, d’une façon générale, il se crée l’idée que l’homme africain riche est corrompu ou doit être soupçonné de corruption, a affirmé le président angolais mardi.

Anciennes, les relations commerciales entre Lisbonne et Luanda n’ont cessé de se renforcer ces dernières années, dans un contexte de crise au Portugal et, au contraire, de forte croissance en Angola.

Luanda vend son pétrole à Lisbonne et, en retour, lui achète des biens alimentaires et de consommation et investit massivement sur place dans des domaines aussi divers que l’immobilier, le luxe et les banques.

Plus de 100.000 Portugais et près de 1.000 entreprises, notamment dans la construction, sont installées en Angola, qui depuis 2011 est le troisième pays d’origine des revenus envoyés par les migrants portugais, après la France et la Suisse, selon l’Observatoire portugais de l’émigration.

Contactée par l’AFP, l’ambassade du Portugal en Angola a indiqué qu’elle ne ferait aucune réaction au discours du président angolais et qu’une éventuelle réaction viendrait le cas échéant directement de Lisbonne.

Les partis de l’opposition et le président de l’association des industriels angolais ont pour leur part déploré les propos du chef de l’Etat angolais.

(Avec AFP)

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