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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Economie africaine: sans industrie, point d’émergence véritable

(Africa Diligence) Des économistes africains, réunis en congrès à Dakar la semaine dernière, ont plaidé pour que l’industrie soit le pilier de l’émergence en Afrique. Comme les experts en intelligence économique de Knowdys, ils estiment que la croissance basée sur les services a montré ses limites.

En prélude à une rencontre de trois jours dans le cadre de ce congrès, des économistes de renom ont estimé que le secteur industriel présente plus d’avantages qu’aucun autre pour accélérer la croissance des économies africaines et amener les pays du continent vers l’émergence.

«La plupart des expériences de développement que le monde a connues se sont appuyées sur l’industrie qui a une capacité réelle d’absorber les innovations technologiques et de propulser la croissance. Cette capacité semble être unique pour l’industrie. On ne l’observe pas dans le domaine agricole où l’offre de terre est très limitée», a dit Amadou Aly Mbaye, président du Congrès des économistes africains.

«Si on prend le secteur des services, tout le monde sait que la productivité est très faible. Il faut maintenant voir comment faire en sorte que l’industrie soit articulée aux autres secteurs en essayant de mettre en place une base industrielle forte», a-t-il argumenté.

Pour sa part, René Nguettia Kouassi, directeur des affaires économiques de la commission de l’Union africaine (UA) a déploré la faible part de l’Afrique dans l’économie mondiale en raison d’une gouvernance qui n’a pas été favorable au développement de l’industrie.

«Notre part dans l’économie mondiale est marginale. L’Afrique a les potentialités qu’il faut pour émerger. Le secteur industriel présente d’énormes avantages, il suffit juste de pratiquer une bonne gouvernance favorable au développement de ce secteur», a-t-il dit.

L’industrie a des problèmes institutionnels, des problèmes de financement, des difficultés liées à l’environnement des affaires, des problèmes de choix que les gouvernements successifs ont opérés et qui n’étaient pas pertinents, ont relevé à ce sujet d’autres intervenants. Ces derniers ont également invité les décideurs africains à s’approprier les recommandations qui seront issues de ce conclave.

L’agriculture, moteur de l’industrialisation de l’Afrique

L’agriculture est le moteur de l’industrialisation en Afrique, selon le président de l’Institut de recherche sur les questions de développement et de conseil (CESS), Gaston Gohou, qui appelle à sa modernisation.

« La modernisation de l’agriculture est un des points forts de l’industrialisation en Afrique, elle en est le moteur et l’Afrique ne pourra s’industrialiser sans moderniser ce secteur », estime M. Gohou, dans un entretien avec la PANA, en marge du 3ème congrès des économistes africains qui doit prendre fin ce vendredi à Dakar, au Sénégal.
Selon lui, moderniser l’agriculture revient à réduire le nombre de personnes qui travaillent dans le secteur et à augmenter la productivité des produits, ce qui permettra de créer une chaîne de valeurs par la transformation agricole qui apporte une plus-value.

En restructurant la population agricole, qui sera réduite de 80 pc à moins de 10 pc, les personnes qui ne gagnaient rien à travailler la terre seront formées et utilisées dans les industries, y travailleront et seront mieux payées, a expliqué cet ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. Selon lui, la modernisation de l’agriculture amènera à avoir des champs beaucoup plus grands et des terres à vendre par les propriétaires.

A propos du risque d’accaparement des terres par les puissances étrangères, M. Gohou estime qu’il suffira de développer le marché des titres fonciers pour éviter les deals entre les grandes puissances et les paysans par le biais de quelques autorités. 

Jusqu’ici, ces deals appauvrissent plus les populations qui devraient en tirer un grand profit, note-t-il.

 Le 3ème congrès des économistes africains, organisé depuis mercredi dernier par la Commission de l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), regroupe 150 économistes africains de la diaspora et du continent pour identifier et analyser les problèmes économiques qui caractérisent les pays africains et proposer des solutions efficaces et durables.

Au cours de cette rencontre, les participants se penchent sur plusieurs thèmes relatifs aux facteurs qui bloquent l’industrialisation en Afrique; le transfert de technologie, l’agro-industrie et l’industrialisation; le rôle de l’industrie dans l’émergence des économies africaines.

 (Avec Libé et PANA)

 

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