(Africa Diligence) A l’occasion des 48ème assemblées annuelles de la Banque Africaine de Développement qui se déroulent à Marrakech sous le thème : « la transformation structurelle de l’Afrique », l’institution a choisi de mettre l’accent sur la nécessité pour l’Afrique de convertir sa croissance économique en une transformation réelle.

Il s’agit, en d’autres mots, d’une croissance forte, partagée par l’ensemble des Etats du continent, et écologiquement durable.

Pour atteindre ces objectifs, des défis majeurs sont à relever par le continent à savoir : le manque indéniable d’infrastructures, le manque d’intégration économique et régionale du fait des marchés nationaux encore trop fragmentés ainsi que les poches de fragilités extrêmes qui persistent dans tout le continent.

A la liste précédente s’ajoutent le besoin continu du soutien à la fois des membres non-africains et des pays-membres africains, deux défis financiers qui handicapent dans une certaine mesure la transformation réelle de l’Afrique.

Afin de palier à toutes ces difficultés, le président de la BAD préconise deux solutions. D’un côté, il sollicite un apport massif en prêts à taux bonifiés des membres non africains en vue de possibilité d’accentuation des interventions dans les Etats fragiles. De l’autre côté, il suggère aux membres africains d’apporter 2% de leurs réserves d’échanges pouvant contribuer à la constitution d’un fonds infrastructure de 10 milliards de dollars. Le but est de catalyser les investissements publics et privés pour la réalisation de 100 milliards de projets.

En résumé, l’Afrique pourra accélérer de plus en plus ses progrès qu’à condition de développer massivement les infrastructures et de travailler à l’intégration étroite des marchés nationaux. Toutefois, tout ceci ne sera possible que dans un climat de paix et de sécurité, a souligné le président de la BAD.

Mimouna HAFIDH

 

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