Une semaine d’actualité économique en Afrique

[Africa Diligence] Temps forts de l’actualité économique africaine des 7 derniers jours: Mugabe appelle à investir sans crainte au Zimbabwé ; le Sénégal renoue avec la croissance en 2015 ; l’intégration des industriels est-africains dans la CEA ; le ralentissement de la croissance en Afrique subsaharienne; les particuliers pour accélérer le développement de Société générale en Afrique.

Investisseurs, Mugabe vous dit : « n’ayez pas peur ! »

Lu sur Africa Diligence

Au terme d’une visite d’État effectuée en Afrique du Sud, la semaine dernière, le chef de l’État zimbabwéen et président en exercice de l’Union Africaine Robert Mugabe a tenu à rassurer les investisseurs de ne pas craindre d’investir dans son pays. Il a également appelé les pays francophones à arracher leur indépendance économique à la France. Pour le directeur des opérations de Knowdys, le discours politique de Mugabe ne freine que les investisseurs influençables et indéterminés. Car « Rien n’empêche les Français d’entreprendre au Zimbabwe où le savoir-faire et l’art de vivre à la française sont très appréciés », soutient-il. Toutefois, Guy Gweth reconnait qu’il faut être bien accompagné pour réussir son entrée dans le pays.

Économie en Afrique : Le Sénégal renoue avec la croissance en 2015

Lu sur Le Quotidien

Selon le dernier rapport d’Africa pulse, l’Afrique subsaharienne va connaître son plus faible taux de croissance depuis 20 ans. La baisse des prix du baril est susceptible de ralentir la croissance économique africaine à 4% en 2015 contre 4,5% en 2014. Au moment où le continent noir fait face à la chute des cours pétroliers, le Sénégal renoue avec la croissance. Serigne Moustapha Sène, Directeur de la prévision et des études économiques, indique que pour le Sénégal, le taux de croissance est projeté en 2015 à 5,4% contre 4,5% en 2014. Pour ce dernier, le baril de pétrole, qui est passé de 100 dollars à 60 dollars va permettre de dégager des surplus qu’il faudra réinvestir dans d’autres secteurs. Vera Songwe, Directrice des opérations de la Banque mondiale à Dakar, quant à elle souligne que le Sénégal a enregistré une croissance du PIB. Malgré tout, le Sénégal et quelques autres pays importateurs de pétrole comme le Kenya tirent leur épingle du jeu.

Les industriels est-africains veulent accélérer l’intégration

Lu sur Xinhua

Les industriels est-africains se sont réunis à Nairobi le jeudi 16 avril 2015 pour discuter des façons d’accélérer les questions d’intégration régionale et de lancer un réseau d’industriels. La réunion, organisée par l’Association kényane des industriels, a pour objectif de rationaliser les questions de fabrication au sein de la région de la Communauté est-africaine (CEA) tout en proposant des solutions. Il est question de réaliser pleinement le potentiel du secteur manufacturier dans la CEA, de fournir une approche systématique pour résoudre les problèmes que rencontre ce secteur. Cela peut être fait via un forum ou un réseau d’industriels de la CEA. Participant à cette réunion, les présidents de l’association des industriels de la CEA et les PDG devraient lancer officiellement le Réseau des industriels de la CEA, a indiqué Betty Maina, PDG de l’Association kényane des industriels. Le réseau fournira du leadership et de la coordination pour faire accroître le secteur manufacturier et portera le programme d’industrialisation dans la CEA.

L’économie africaine bousculée par la chute des cours des matières premières

Lu sur Le Monde

Selon les prévisions de la Banque mondiale, la croissance de l’Afrique subsaharienne ralentira autour de 4,0% en 2015, au lieu des 4,5% enregistrés en 2014. Ce recul s’explique largement par l’impact négatif d’Ébola, la baisse des cours du pétrole et des autres matières premières. Le FMI rappelle qu’en janvier 2015, il prévoyait une croissance plus forte (4,9% cette année et de 5,2% l’an prochain) et signale des « risques significatifs » de ralentissement plus marqué. Ces risques tiennent à l’environnement monétaire américain, qui pourrait compliquer l’accès des pays subsahariens à des financements. Toutefois, l’Afrique subsaharienne restera une des régions les plus dynamiques avec une progression attendue du PIB de 4,5% en 2015 et de 5,1% pour 2016. D’après les projections de 2015, la croissance sera inférieure à la moyenne de 4,4% réalisée au cours des deux dernières décennies. Elle se situerait toutefois autour de 4,7% si l’on exclut l’Afrique du Sud.

Société Générale mise sur les particuliers pour accélérer en Afrique

Lu sur La Tribune

Société générale, créée il y a 150 ans, est présente depuis 100 ans en Afrique. Sur le continent noir, les encours de crédits de la banque s’élèvent à 13 milliards d’euros. La clientèle des entreprises représente 70% environ des revenus des filiales africaines de Société générale. Des revenus qui font de la banque française l’une des trois principales banques internationales d’Afrique. Mais le marché africain sur le segment des entreprises devient très concurrentiel. Dans ce contexte d’exacerbation de la concurrence, les clients particuliers représentent un relais de croissance. Les perspectives de développement du secteur bancaire en Afrique sont d’autant plus importantes que le taux de bancarisation n’excède pas 20% dans de nombreux pays du continent. Or l’émergence d’une classe moyenne dans ces pays va engendrer de nouveaux besoins d’épargne et de crédit. C’est précisément sur la clientèle des particuliers que la Société générale compte pour accélérer son développement en Afrique.

Gaétan Awa et Jeanne Ekassi

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