MIESA : le Master du professionnel Africain de type nouveau

[Africa Diligence] A compter du quatrième trimestre 2016, le Centre de Veille et d’Intelligence Économique lance, en collaboration avec l’École de Guerre Économique de Paris, un Master en Intelligence Économique et Stratégie Africaine (MIESA). Ouverte aux étudiants du continent et à la diaspora, cette formation internationale vise à former des « Professionnels Africains d’un nouveau type ».

Plusieurs étudiants assis sur le même siège, des élèves qui ne peuvent pas entrer et suivent leurs cours par les fenêtres de leur classe, un taux élevé d’échec en fin de première année…Les objectifs du millénaire au développement, soutenus par les gouvernements africains, ont considérablement augmenté le nombre de bacheliers inscrits dans les universités africaines. Les campus peinent à absorber la masse d’étudiants qui se presse chaque année à leurs portes. Les établissements se dégradent, les amphis sont bondés et les professeurs surmenés.

Une solution pour lutter contre la fuite des cerveaux

Pour faire face à cette situation de crise, le Centre de Veille et d’Intelligence Économique (CAVIE) inaugure, dans quelques mois, un Master en Intelligence Économique et Stratégie Africaine (MIESA), ainsi qu’une formation exécutive, en partenariat avec l’École de Guerre Économique de Paris. « Nous avons décidé de créer cette formation d’élite parce que nous en avons marre d’être les derniers de la classe » explique Guy Gweth, fondateur de Knowdys Consulting Group. « Les mœurs se délitent, nous sommes lents par rapport à la concurrence internationale et nous n’avons pas le capital humain pour assurer les stratégies d’émergences mises en place ».

Faute de recevoir un enseignement de qualité dans leurs pays d’origine, les étudiants africains les plus brillants partent faire leurs études hors d’Afrique. La France à elle seule accueille près d’un tiers des étudiants africains partis à l’étranger, environ 100 000 chaque année, dont seulement un tiers finira par revenir sur le continent africain.

Un projet éducatif révolutionnaire sur le continent africain

« Changer le cours de l’histoire nécessite de créer des formations qui offrent les outils d’une excellence physique, mentale et morale. Comme dit le révolutionnaire DantonAprès le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple’. Nous voulons former des professionnels Africains de type nouveau» soutient le fondateur du premier cabinet d’intelligence économique et affaires publiques, spécialiste des marchés africains.

Au Centre de veille et d’intelligence économique, on ambitionne de former des esprits brillants, capables de réfléchir et de révolutionner l’Afrique. Mais mieux encore: le CAVIE dispensera des cours de natation, équitation, golf, éducation musicale, apprentissage de la littérature traditionnelle et moderne africaine, cours de cuisine et de bienséance, formation aux nouveaux outils de communication et de télécommunications, etc. La première année du MIESA est une mise à niveau dans tous les domaines. Elle ambitionne de « former l’Homme, mais tout l’Homme, car nous voulons créer une nouvelle génération de professionnels rigoureusement enracinés au continent africain, au profit d’une Afrique émergente. Nos étudiants doivent être aguerris devant toutes les situations complexes que rencontre l’Homme moderne pour faire face à l’affrontement économique moderne» affirme le président de KCG et du CAVIE.

Une sélection extrêmement rigoureuse et élitiste

Les formations seront dispensées à Lagos, Yaoundé et Bruxelles. Elles accueilleront une cinquantaine d’étudiants la première année. Outre des résultats scolaires brillants, les candidats devront réussir des tests d’endurance physique et des examens médicaux comme lors de leurs services militaires. « Je suis chef d’entreprise et enseignant. Chaque fois que j’ai reçu en entretien des jeunes formés aux meilleurs écoles africaines, j’ai été déçu dans 7 cas sur 10 » remarque Guy Gweth. « L’Afrique n’est pas prête à absorber l’attention que lui porte le reste du Monde (…) Réveil tôt le matin, course avec poids dans le dos, rigueur, discipline, sens élevé du devoir à la patrie,… le MIESA est une formation d’élite qui sera réservée à une génération spontanée  sélectionnée en Afrique et au sein de la diaspora » prévient le fondateur de Knowdys Consulting Group.

Plus qu’une formation d’élite, le MIESA c’est déjà un slogan qui prend racine dans ce que l’Afrique a de meilleure à offrir au reste du monde : « Ce que l’on veut, c’est former le cœur, le corps et l’esprit » conclut le fondateur de Knowdys Consulting Group.

La Rédaction

 

This Post Has 0 Comments

  1. Dominique

    Bonjour, je tiens d’abord à féliciter l’ambition du programme qui se veut être une vraie fabrique à élites africaines et au service du continent.
    Vu que dans votre article vous dites que vous allez offrir ces formations aux étudiants de la diaspora, je voudrai savoir comment ceux la pourront postuler, et comment les examens de sélection se feront ils ?
    Merci

    1. Africa Diligence

      Bonsoir Dominique,
      toutes les informations portant sur le recrutement au sein du MIESA seront diffusées en temps opportun. Merci pour votre confiance!

  2. Karel DOGUE

    KCG et CAVIE bonjour,
    Excellente initiative.
    Former le coeur, le corps et l’esprit. Etrangement, ce modèle de formation, outre qu’il s’adresse dans votre cas à des adultes, me rappelle mes sept années passées au Prytanée Militaire de Bembéréké (Bénin) à suivre une formation d’élite d’ordre académique et militaire réservée aux enfants méritants après le certificat d’études primaires.
    L’aieul Ababacar MBENGUE (Ancien Enfant de Troupe du Prytanée Militaire de Siant-Louis et Président d’Africa diligence) doit y être pour beaucoup je suppose?

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