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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Export: une pépite africaine appelée Maurice

Export: une pépite africaine appelée Maurice

(Africa Diligence) Pour les investisseurs internationaux, comme pour les entreprises installées sur l’île, Maurice raconte l’histoire de la nouvelle Afrique. Celle d’un continent qui, d’après les conseils en intelligence économique de Knowdys, minimise ses faiblesses, accélère sa transformation et muscle ses forces au profit de la croissance. Pourquoi Maurice?

Avec les initiatives mises en place, les exportations de 2013 ont généré des revenus de Rs 47 milliards, soit une hausse de 32% sur 2008. Le secteur qui est considéré très prometteur enregistre une croissance annuelle de 5%. Avec ce taux de croissance, des revenus de Rs 60 milliards sont prévus en 2018. Aujourd’hui, Maurice se positionne comme le ‘world player’ parmi ses concurrents.

En 2013, les exportations locales représentaient 6% du PIB  avec des revenus de Rs 47 milliards. Selon les chiffres fournis par la Mexa (Mauritius Export Association), cette tendance à la hausse a continué depuis les cinq dernières années, avec une croissance de 32%, passant de Rs 35 Md en 2008 à Rs 47 Md en 2013. Selon les chiffres de Statistics Mauritius la productivité au travail et la productivité au capital ont connu une hausse de 4,3% et de 10,05% respectivement en 2012 par rapport à 2011.

Selon la Mexa, Maurice est une destination fiable pour l’exportation des produits de grande valeur. Avec une croissance de 32% des revenus enregistrée dans le secteur, le pays se présente aussi au niveau international comme une base manufacturière solide et de qualité. « Maurice n’a rien à craindre des grands fournisseurs mondiaux, tels le Bangladesh, la Chine, le Vietnam ou même le Cambodge. Les raisons qui positionnent Maurice comme une destination sûre sont notamment la stabilité politique et le respect du droit du travail, contrairement aux défis que rencontrent les concurrents à cause de la non-conformité aux conditions de travail des employés. De plus, l’augmentation du coût en Chine encourage les clients de passer leurs commandes à nouveau vers Maurice »,  avance Hemraj Ramnial, ancien président de la Mexa.

La crise de 2006 à 2010 sur les principaux marchés de l’exportation, a certes affecté les revenus et mis au chômage des milliers d’employés qui dépendaient directement de ce secteur. « La vision de la Mexa sur les prochains cinq ans est d’avoir un secteur manufacturier exportateur hautement sophistiqué, diversifié et technologiquement avancé qui offre des emplois de haut calibre pour les jeunes », dit-il. Cette vision, selon la Mexa, est en droite ligne avec celle du gouvernement de doter le pays d’une économie à revenus élevés d’ici 2010.

Dans le secteur de l’exportation de thon par exemple, les compagnies existantes augmentent leur capacité de production. Au quatrième trimestre 2013, Maurice est le plus grand fournisseur de thon en boîte et des filets de thon dans l’Union Européenne. Pour les secteurs non-textiles, de nombreuses compagnies délaissent l’Inde pour s’installer à Maurice.

Parmi les initiatives entreprises pour que le secteur de l’exportation puisse lutter contre les effets de la crise mondiale, on relève les instruments financier. Le Mechanism for Transitional Support sous l’Additional Stimulus Package en 2008 a permis de sauver 11 200 emplois dans 38 entreprises. Selon le directeur du groupe Esquel à Maurice, Hemraj Ramnial, l’unique approche mauricienne a permis d’avoir des résultats positifs et le secteur manufacturier tourné vers l’exportation a démontré sa résilience. C’est un des piliers économiques malgré les défis  actuels.

Afin de lutter contre la baisse dans les exportations, la diversification du marché est un élément prépondérant pour les opérateurs locaux. Certains n’hésitent plus se tourner vers les marchés allemand et italien. Dans cette démarche, les exportations vers l’Italie ont enregistré une hausse de 54,4% par rapport à 2012 et celles vers les Etats-Unis ont aussi augmenté de 11% en 2013 comparativement à 2012.

Dans cet élan de diversification, Ciel Textile par exemple connaît un fort développement régional et international. L’entreprise compte clôturer l’année financière avec un chiffre d’affaires de Rs 9 milliards, soit 10% de plus que l’année précédente. “A ce jour, 65% des exportations de CIEL Textile sont produits en dehors de Maurice et des investissements de Rs 600 M sont prévus dans la création de quatre usines en Asie dans les cinq prochaines années – deux en Inde, une au Bangladesh et une autre en Chine »,  annonce le CEO de Ciel Textile, Harold Mayer. Il est important, dit-il, de se positionner par rapport à la qualité des usines européennes et non pas entrer en compétition avec les unités de production chinoises.

 A ce jour, le secteur de l’exportation est l’un des plus grands employeurs de l’économie mauricienne: 55 000 Mauriciens et 19 000  étrangers.

(Avec Anisha Madayah)

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