(Africa Diligence) La chaîne de télévision France 5 a tout récemment diffusé un documentaire sur l’intelligence économique à la française. Belle enquête sur une forme de renseignement dont certains acteurs – souvent des anciens des services secrets reconvertis en consultants – défrayent la chronique quand ils franchissent la ligne jaune…

Comme son titre l’indique, Intelligence économique, plongée en eaux troubles a surtout évoqué les dérives de cette pratique, des fausses accusations d’espionnage industriel chez Renault aux démêlés d’EDF et de Greenpeace.

Mais le documentaire de François Rabaté a aussi montré la face vertueuse du phénomène : comment l’intelligence économique – la veille sur les concurrents, la protection des innovations, le développement d’une stratégie d’expansion à l’étranger – est employée par les entreprises désireuses de rester compétitives en pleine mondialisation. « On est en guerre économique : dans le monde nous n’avons ni allié ni ami », insiste l’un des experts. Grands groupes et surtout PME sont en première ligne.

 Lorsque des investisseurs chinois espéraient délocaliser la production en Chine, en 2006, de la dentelle de Calais, l’État a classé les machines de tissage centenaires « œuvres d’art », interdisant leur transfert à l’étranger.

 Tournée comme un polar, avec des interlocuteurs filmés de dos et de nuit, accompagnée d’une musique inquiétante, l’émission passe aussi en revue les nouveaux terrains de l’intelligence économique qui fait rage sur Internet et impose d’avoir une solide « cyberdéfense » contre les hackers en tout genre.

 (Avec Constance JAMET)

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