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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Impacts de l’affrontement commercial entre Paris et Pékin à Alger

(Africa Diligence) En Algérie, les entreprises chinoises s’apprêtent désormais à dépasser la France en termes d’échanges commerciaux et de parts de marché. Une bonne nouvelle pour Alger qui voit sa croissance augmenter d’année en année.

A Alger, l’heure est à l’autosatisfaction. Alors que les pays voisins peinent à se remettre de leurs révolutions qui ont durablement mis à mal les économies nationales, en Algérie, les compteurs sont au vert.

Les chiffres prometteurs du FMI pour l’Algérie

C’est en tout cas ce qu’indiquent les chiffres publiés dans le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI), rendus public mardi 16 février.

L’institution prévoit ainsi, dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales, une croissance du PIB de 3,3% en 2013 et de 3,4% en 2014. En 2012, cette croissance avait été de 2,5%.

Les chiffres sont également positifs pour ce qui concerne la balance des comptes courants du pays qui, selon le FMI, devrait s’établir à 6,1% du PIB contre 5,9% en 2012.

Concernant le chômage, source de violents conflits sociaux dans le pays, celui-ci devrait également être à la baisse. Fixé à 30% de la population active en 1999, le taux de chômage était de 9,7% en 2012. Il devrait baisser à 9,3% en 2012 et atteindre 9% en 2014.

La Chine se satisfait de son entente avec l’Algérie

Si les Algériens peuvent s’enthousiasmer de cette situation économique florissante, les Chinois la regardent aussi avec satisfaction. Quelques jours avant la publication de ces chiffres, l’ambassadeur chinois en Algérie, Liu Yuhe, annonçait que la Chine avait investi, sur une décennie, un total de 1,5 milliards de dollars.

La coopération sino-algérienne est de plus en plus solide selon l’ambassadeur. « Plus de 30 000 Chinois travaillent en Algérie dans les secteurs comme le bâtiment et la construction des infrastructures routières et ferroviaires. Ils contribuent aussi au développement du secteur de l’hydraulique dans le pays, » a indiqué Liu Yuhe selon des propos rapportés par le quotidien chinois Liberté.

Dans les faits, la Chine est véritablement en train de trouver sa place de premier partenaire économique de l’Algérie. 50 entreprises chinoises ont d’ores et déjà signé des contrats avec l’Algérie, pour une valeur de 20 milliards de dollars. Un montant qui fait de l’Algérie le premier marché africain pour les entreprises de construction chinoises et même l’un des plus importants au monde, selon les chiffres de la Banque Africaine de Développement (BAD).

La France détrônée

Grande victime de cette expansion à la chinoise, la France risque alors de se faire détrôner de son statut de premier partenaire algérien.

Bien que plusieurs projets soient en cours, notamment relancés durant la dernière visite de François Hollande à Alger – le projet Renault-Algérie avait alors largement fait parlé de lui – la part de marché de la France en Algérie baisse largement au profit de la Chine.

Selon l’ambassade de France à Alger, les investissements français en Algérie se chiffreraient à 2,5 milliards de dollars. A ces investissements, doivent désormais s’ajouter les projets en cours de finalisation, qu’il s’agisse du projet TOTAL et Sonatrach, l’industrie de production pharmaceutique de Sanofi à Saidi-Abdallah ou encore le partenariat entre Lafarge et Gica.

La coopération florissante des pays du Sud

Les flux d’investissements français en Algérie sont passés de 431 à 327 millions d’euros entre 2009 et 2010.

En 2011, la France était encore le quatrième client de l’Algérie avec pas moins de 15% de parts de marché, contre 10% pour la Chine. En 2012, le niveau des échanges entre Paris et Alger croit toujours, ce dernier serait de 10,6 milliards d’euros. Mais en termes de parts de marché, la Chine talonne de près.

A la fin de l’année, la France comptait ses parts de marché à 12,8% contre 12,56% pour la Chine.

Une coopération « très solide » qui peut, selon l’ambassadeur chinois en Algérie, « résister à toutes les épreuves du temps et aux aléas internationaux » et illustre parfaitement l’exemplarité des relations entre pays du Sud.

Sybille de LAROCQUE

 

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