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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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L’objectif stratégique du Mining Indaba est d’attirer les investisseurs

[Africa Diligence] S’exprimant jeudi dernier à l’issue du Mining Indaba 2013, Jonathan Moore, son DG, a réagi aux critiques de certains milieux selon lesquelles il y avait une sou-représentation des travailleurs lors de l’événement. Moore a rappelé que que le principal but du plus grand forum minier africain est d’attirer les investisseurs.

A l’ouverture du forum, un groupe se faisant appeler ‘Alternative Mining Indaba’ a manifesté devant le Cape Town International Convention Centre, affirmant que la conférence ne prenait pas en compte les besoins des communautés touchées par l’exploitation minière, n’avait pas mis un accent sur le développement durable et ne représentait pas les travailleurs.

Le Syndicat national des mineurs était absent à  la conférence Mining Indaba cette année, même si, dans le passé, il envoyait des délégations. Le syndicat a tenu son conseil de négociation à Midrand, Gauteng, il y a quelques jours.

Jonathan Moore a déclaré que plusieurs  conférences d’investisseurs  ont été organisées dans le monde, et comme d’habitude il n’y avait pas d’ouvriers. « Le principal but de cette conférence est de mettre les investisseurs et les dirigeants d’entreprises en contact afin qu’ils puissent obtenir un meilleur contrôle sur les risques auxquels ils peuvent être confrontés dans leurs investissements », a t-il dit avant de poursuivre : « S’ils veulent entendre parler des questions liées au travail, alors les investisseurs devront naturellement s’adresser aux dirigeants d’entreprise ou demander aux délégations gouvernementales leurs points de vue. »

Lire l’analyse de Guy Gweth intitulée « Vainqueurs et vaincus du Mining Indaba 2012 » et publiée le 14 février 2012: http://www.africadiligence.com/vainqueurs-et-vaincus-du-mining-indaba-2012

Jonathan Moore a par ailleurs déclaré que le ‘Indaba Mining’ a considérablement augmenté au cours des quatre dernières années. En 2009, 3500 délégués ont participé et cette année, il y avait environ 7.800. Pour lui, il y a une corrélation directe entre le nombre de délégués et le nombre de projets miniers en Afrique. « Les investisseurs sont habitués à des entreprises qui leur disent quels projets  les préoccupent. Mais ce qui les anime vraiment et ce qu’ils veulent entendre, ce sont ces projets qui se situent dans l’avenir, ou ce qui est sur le point d’être mis sur pied », a t-il dit.

Les délégations des pays asiatiques, notamment la Chine et l’Inde, a certes augmenté, mais la plupart des participants viennent des pays investisseurs traditionnels de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Environ 60 délégués faisaient partie d’une délégation officielle chinoise et plus de 50 faisaient partie d’un groupe officiel indien. « C’est vraiment étonnant, car il ya trois ans, ils n’étaient pas du tout présents», a déclaré le vice-président de Mining Indaba LLC.

Lire l’analyse de Guy Gweth intitulée « Les tops et la flops de la Chinafrique minière » et publiée le 9 mars 2011 : http://www.africadiligence.com/les-tops-et-flops-de-la-chinafrique-miniere/

La maire de Cape Town, Patricia de Lille a, pour sa part, déclaré que l’Indaba Mining a généré environ 300 millions de rand dans les affaires de la cité, au cours des cinq dernières années.

Jonathan Moore a dit qu’il était difficile de déterminer l’influence de la conférence sur problème de Cape Town, mais pour chaque délégué payant à la conférence,  il y avait une autre personne en dehors,  qui travaillait sur une affaire ou  négociait avec un homologue.

Les cabinets d’avocats et les banques qui ont des bureaux à proximité du centre de conférence ont vu leurs salles de réunion remplis de réunions de deux ou trois personnes résolvant des problèmes», a-t-il dit.

Jonathan Moore a affirmé que les délégués Indaba avait rempli 40 hôtels, mais il s’est dit préoccupé par les coûts que les organisateurs ne pouvaient pas contrôler. Certains délégués se sont plaints de la hausse des frais d’hébergement de 60% au cours des deux dernières années.

Il a également confié que beaucoup de gouvernements africains avaient approché les organisateurs de Mining Indaba en vue  de la délocalisation de l’événement dans leur pays, bien que pour  un futur proche, elle resterait à Cape Town.

Paul VECCHIATTO

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