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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Hess va injecter 800 millions $ au Ghana

Hess Corporation vient d’annoncer des investissements d’environ 800 millions USD dans ses activités au Ghana. Ce montant fait partie d’un budget exploratoire de 6,8 milliards que le géant pétrolier new-yorkais prévoit de consacrer à ses activités mondiales d’exploitation d’hydrocarbures en 2012.

L’entreprise pétrolière et gazière a annoncé en juin 2011 avoir découvert des gisements significatifs de pétrole et de gaz dans son puits d’exploration Paradise-1 situé au large du Ghana dans le cadre de sa licence de la zone en eau profonde de Tano Cape Three Points (DTCTP).

Hess dispose d’une part de 90 % dans ce puits, les 10 % restants étant détenus par la Ghana National Petroleum Corporation, contrôlée par l’État du Ghana.

Le géant pétrolier américain et Sahara Energy Fields briguent également des droits d’exploration et de production sur des blocs au large des gisements de West Keta, de East Cape Three Points et de Jubilee.

Le Ghana est devenu un pays producteur de pétrole avec le début de sa production commerciale de cette matière première le 15 décembre 2010.

Le gisement ghanéen de Jubilee est le plus grand gisement pétrolier découvert en Afrique de l’Ouest ces dernières années.

Les réserves pétrolières totales du Ghana sont estimées à au moins 1,25 milliards de barils.

Bon à savoir sur le Ghana

Le Ghana a changé l’année de référence de sa comptabilité nationale, qui passe de 1993 à 2006. D’après les autorités, cela s’est traduit par une multiplication par trois de la taille de l’économie du pays mesurée en termes de produit intérieur brut (PIB) réel, le Ghana se classant ainsi parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Ce changement d’année de référence suggère également une marge de manœuvre financière supérieure du fait de la diminution du ratio recettes/PIB. Bien que des questions subsistent quant à l’acceptabilité de ces nouveaux chiffres au niveau international, une chose est claire : ils confirment ce que nombre d’observateurs avaient maintes fois suggéré, à savoir que la taille de l’économie ghanéenne avait jusqu’ici été largement sous-estimée.

La croissance économique du pays s’est maintenue à un niveau élevé ; selon les estimations, le taux de croissance du PIB réel devrait atteindre 5.9 % en 2010, contre 4.7 % en 2009. Les perspectives de croissance pour 2011 et 2012 sont encore plus brillantes, la croissance du PIB réel étant attendue à respectivement 12 et 11 %, essentiellement grâce au démarrage de la production de pétrole à grande échelle en décembre 2010. De plus, la stabilité sociale et l’enracinement croissant de la démocratie dans le pays ont contribué à renforcer la confiance des investisseurs, ce qui s’est traduit par une recrudescence des opérations.

La qualité de l’environnement macroéconomique explique cette croissance soutenue. Des politiques budgétaires et monétaires prudentes ont contribué à alléger les pressions inflationnistes grâce à une diminution des taux d’intérêt. Le secteur privé a réagi positivement aux programmes de développement initiés par le gouvernement et à l’embellie générale du climat des affaires. L’accroissement du crédit bancaire et des entrées de capitaux suggère un regain de confiance de la part des investisseurs. Des économies émergentes comme la Chine et la République de Corée apportent au Ghana, à travers les nouveaux partenariats conclus, de nouvelles sources de financement et de savoir-faire en matière de développement.

Toutefois, de nombreux défis demeurent, avec notamment la très faible maîtrise de l’orientation budgétaire et la fragilité de la balance extérieure. D’importants arriérés de paiement menacent l’équilibre financier du pays. Par ailleurs, l’effort budgétaire colossal qu’impose la nouvelle politique pour les salaires de la fonction publique (Single Spine Salary structure) pourrait compromettre la stabilité macroéconomique du pays si de nouvelles mesures ne sont pas prises pour accroître la mobilisation des ressources intérieures. En tant que pays pauvre très endetté (PPTE), le Ghana doit également adopter une stratégie réaliste de gestion de sa dette afin d’éviter de sombrer dans le surendettement. De plus, pour connaître une croissance économique forte et durable au cours de la prochaine décennie, le pays devra impérativement maintenir les investissements à un niveau élevé, ce qui imposera une grande prudence dans la gestion des recettes pétrolières. Par ailleurs, le chômage et le sous-emploi posent des difficultés majeures. Pour les résoudre, le gouvernement devra améliorer l’adéquation entre les compétences de la population active et les besoins du marché du travail, particulièrement au sein du secteur informel de l’économie, très important.

Xinhua, avec PEA & AD

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