France | Le fonds Butler Capital s’est imposé au finish et va reprendre 66% du capital de la société publique d’intelligence économique, l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (ADIT), l’Etat français conservant les 34% restants.

Par Vincent Lamigeon

Près dix ans après le décret ouvrant la voie à la privatisation de l’ADIT (Agence pour la diffusion de l’information technologique), l’Etat a tranché : c’est le fonds Butler Capital qui va reprendre 66% du capital de la société publique d’intelligence économique, selon une source proche du dossier interrogée par Challenges. L’Etat conservera les 34% restants.

Le fonds de Walter Butler s’est imposé au finish face à l’autre finaliste, le fonds HLD de l’ancien patron de Wendel, Jean-Bernard Lafonta, à l’issue d’une compétition féroce qui a aussi mis aux prises le groupe Altran et le cabinet de conseil ESL & Network. Une participation minoritaire de 20% pour l’assureur-crédit Coface avait été évoquée, mais l’accord a capoté.

Pourquoi un tel engouement pour l’ADIT (20 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2010)? La raison est simple : l’agence est, avec des clients comme EADS ou Thales, un leader européen de l’intelligence économique, avec 150 analystes spécialisés et un réseau de plus de 500 correspondants dans le monde. Une expertise reconnue et quasi-unique en France qui, souhaite l’Etat, peut servir de base à la création d’un champion européen capable de concurrencer des leaders anglo-saxons comme Kroll ou Control Risks. Des implantations en Chine, au Brésil, en Inde ou en Russie sont déjà prévues.

 

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