Innovation : KCG creuse le sillon de la due diligence foncière en Afrique Le Renseignement criminel au profit de l’économie africaine Africa Diligence crée FCV, le Fichier des Clients Voyous Et ces diplômés africains qui se cassent la gueule en rentrant

L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Profession : traqueur d’informations sensibles

Aujourd’hui encore, la réputation de ces spécialistes du renseignement est sulfureuse. Car les métiers de l’intelligence économique ont longtemps été exercés par des anciens des services secrets. Mandatés par des entreprises pour obtenir des informations sensibles sur leurs concurrents, certains n’hésitaient d’ailleurs pas à employer des méthodes à la James Bond.

Pose de micros dans des chambres d’hôtel ou infiltration de la société cible, tous les coups étaient permis. Ce qui n’a pas contribué à valoriser le métier en France. «Les Anglo-Saxons ont la culture de l’information. Pas nous. Chez eux, les métiers du renseignement sont nobles. Ici, ils sont suspects», déplore le président du Syndicat français de l’intelligence économique, Hervé Séveno, qui a longtemps travaillé pour la division nationale antiterroriste avant de fonder le cabinet spécialisé I2F.

Actuellement, le métier arbore un tout autre visage. Air France affiche ainsi sans détour l’existence d’une cellule dédiée. La mission de son directeur, Philippe Le Naour, consiste à communiquer aux dirigeants les informations nécessaires à la croissance, à l’innovation et au développement de l’entreprise. Pour cela, il explore des bases de données spécialisées, décortique des études sectorielles… La vraie difficulté pour ces experts consiste moins à trouver des renseignements qu’à ne pas se perdre dans le volume de données qu’ils sont amenés à traiter.

Echanges de bons procédés. Autre source d’informations capitale : le réseau. «Il faut entretenir un bon carnet d’adresses, en interne comme en externe, confirme Philippe Le Naour. Chez Air France, nous sommes en contact permanent avec le personnel navigant des moyen et long-courriers. Ces employés – de l’hôtesse au pilote de ligne – donnent spontanément des informations sur les pays visités. Ponctuellement, nous recevons également des renseignements venant d’autres professionnels. Nous leur rendons la pareille lorsque les données échangées n’ont aucune portée stratégique pour nous.»

Toujours en alerte. Curieux et tenaces, ces pros de l’info doivent constamment suivre les évolutions marketing et financières de leur marché, analyser le potentiel d’une zone géographique et étudier les tendances géopolitiques en général. «Nous devons anticiper les répercussions d’un événement, même s’il est très éloigné, poursuit Philippe Le Naour. En ce moment, par exemple, Qantas – une compagnie aérienne australienne – cherche à développer une offre très haut de gamme qui viserait une clientèle chinoise. Il s’agit pour nous de décrypter quel pourrait être son impact sur Air France. Notre métier, c’est l’art d’anticiper.»

L’intelligence économique permet à l’entreprise de conquérir de nouveaux clients, d’innover au bon moment, d’anticiper les évolutions de son environnement, de provoquer de nouveaux partenariats et d’asseoir son influence. Pourtant, peu de sociétés osent encore afficher publiquement l’existence d’une équipe dédiée.

Selon Bernard Carayon, député du Tarn, la France tarde même dangereusement à développer ce domaine. «Les entreprises françaises sont victimes de manœuvres déloyales, notamment sur les marchés stratégiques. Elles affrontent la mondialisation des échanges sans avoir de quoi lutter à armes égales.» Ce farouche défenseur du patriotisme économique prône ainsi la mise en place d’une politique publique de l’intelligence économique et cherche à sensibiliser grands groupes et PME au caractère vital de cette fonction.

Tatiana Chadenat

Combien sont-ils ? 100 environ, en France.

Qui les emploie ? Des entreprises de secteurs concurrentiels 
ou tournées vers l’international, une quarantaine de cabinets 
spécialisés.

Leur formation ? Généraliste 
Bac+5 (école 
d’ingénieurs ou école de commerce), spécialisée 
Master de l’Ecole 
de guerre 
économique ou de l’Ecole européenne 
d’intelligence 
économique.

Leur salaire ? Entre 22.000 et 48.000 euros brut annuels (d’après le Portail de l’intelligence économique).

Source : Capital.fr

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1 Commentaire

  1. […] Profession : traqueur d’informations sensibles Aujourd’hui encore, la réputation de ces spécialistes du renseignement est sulfureuse. Car les métiers de l’intelligence économique ont longtemps été exercés par des anciens des services… (La Veille c'est CAPITAL ! Source: africadiligence.com […]

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