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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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[Africa Diligence] L’opérateur a perdu 1,7 milliard de capitalisation en deux jours après l’annonce des nouveaux tarifs de SFR, qui relance la guerre des prix dans le mobile en France. Mais 40% de son activité est à l’étranger et en Afrique en particulier.

La semaine passée a été difficile pour France Télécom. Son PDG, Stéphane Richard, a non seulement subi une perquisition dans l’affaire Tapie, mais il a été victime de rumeurs de départ anticipé et de remplacement par Anne Lauvergeon, ancienne patronne d’Areva. Rumeur aussitôt éteinte par Fleur Pellerin, ministre du Numérique, qui a affirmé haut et fort qu’il «n’y a pas de plan ou d’agenda caché» pour remplacer Stéphane Richard dont le mandat court jusqu’à mi-2014.

Mais surtout, après l’annonce de nouveaux tarifs chez SFR qui relancent la guerre des prix dans le mobile et font craindre une nouvelle érosion des marges, France Télécom a vu son action chuter de 4,47% mardi et encore de 2,73% mercredi pour terminer à 8,47 euros. Cela représente une baisse de 1,7 milliard d’euros de sa capitalisation en deux jours. Et mercredi, les analystes de Bernstein ont passé leur recommandation de «performance de marché» à «sous-performance», avec un objectif de cours à 7,25 euros (contre 8,40 euros précédemment).

La dette continue de baisser

Cette nouvelle baisse est intervenue alors que le groupe a réalisé la plus mauvaise performance boursière du CAC 40 en 2012 avec un recul de 31,3%. Ce qui n’est pas sans inquiéter l’agence des participations de l’État, qui voit baisser la valeur des 27% détenus par l’État dans l’opérateur.

«Arrêtons le massacre des télécoms», avait déclaré Stéphane Richard, dans une interview au Figaro , expliquant que le cours de Bourse de France Télécom «est injustement déprimé car, aux yeux des investisseurs, nous cumulons les défauts d’être dans les télécoms, dans la zone euro et soumis à la pression concurrentielle formidable du marché français».

Or France Télécom souligne qu’il réalise la moitié de son chiffre d’affaires hors de l’Hexagone, qu’il enregistre de bons résultats en Espagne, qu’il connaît une forte croissance en Afrique et compte 30 millions de clients mobiles en Égypte, soit plus qu’en France. Sans oublier que la dette continue de baisser (elle atteignait 31,2 milliards d’euros au 30 juin) et que le groupe conserve un «rating» parmi les meilleurs d’Europe, devant Deutsche Telekom, avec une note A- chez S&P, A3 chez Moody’s et BBB+ chez Fitch.

En France, si la concurrence est extrêmement vive, France Télécom met en avant les recettes tirées du contrat d’itinérance signé avec Free, qui joue le rôle «d’amortisseur». Stéphane Richard a indiqué il y a quelques jours qu’il devrait lui «rapporter un milliard sur deux ans», au lieu d’un milliard sur trois ans initialement envisagé. Le groupe qui affirme avoir récupéré le niveau de clients qu’il avait avant l’arrivée de Free Mobile, compte sur la nouvelle génération «4G» pour regagner de la valeur. Il a promis l’ouverture d’une dizaine de villes supplémentaires en «4G» d’ici avril.

Accord sur l’emploi des seniors

Enfin, alors que ses concurrents ont engagé des plans de départs volontaires, portant sur 856 postes chez SFR et 556 postes chez Bouygues Telecom, France Télécom a lui aussi annoncé une réduction de sa masse salariale. Début janvier, Bruno Mettling, directeur des ressources humaines, a annoncé un accord sur l’emploi des seniors qui devrait permettre d’accélérer les 30.000 départs en retraite attendus d’ici à 2020, et de réaliser une économie de masse salariale potentielle de plusieurs millions d’euros.

Alors que les résultats 2012 seront publiés le 20 février, France Télécom a déjà anticipé une baisse de 1 milliard d’euros de son cash-flow opérationnel en 2013, à 7 milliards d’euros, contre 8 milliards d’euros en 2012. Le groupe prévoit cependant une inversion de cette tendance en 2014, où le cash-flow opérationnel devrait être en croissance par rapport à 2013. Dans ce contexte, France Télécom avait annoncé en octobre une baisse de son dividende à 80 centimes par action pour 2012 et 2013, contre 1,40 euro auparavant.

Marie-Cécile RENAULT

 

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