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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Le 4ème Forum de Paris-Casablanca Round surfe sur la crise

[Africa Diligence] Affluence record à la 4ème édition du Forum de Paris – Casablanca Round organisée le 6 février 2013 au Maroc. A ce rendez-vous devenu incontournable, les politiques se sont joints au monde des affaires pour décrypter la crise qui dure depuis 2008 et trouver les moyens d’en tirer profit.

Comme l’a expliqué Albert Mallet, fondateur du Forum de Paris, «la crise dans l’Occident reste forte et les révolutions préoccupantes. Nous ne pouvons pas rester dans les constatations intelligentes. Les décideurs doivent prendre leurs responsabilités et saisir les opportunités».

Jaloul Ayed, premier ministre des Finances après la révolution du Jasmin en Tunisie, anxieux après l’assassinat de l’opposant Chokri Belaid, et Nizar Baraka, ministre de l’Economie et des Finances, ont tous les deux appelé à une union maghrébine. Elle est un «gage de salut» pour le premier et «un choix qui s’impose» pour le deuxième.

Pour Baraka, ce choix pourrait se matérialiser autour «d’un pacte de croissance transmaghrébin» avec comme projet fédérateur «la prospérité pour tous et l’instauration d’une société de confiance en Afrique du Nord». L’idée étant de constituer un bloc de taille critique et compétitif. Ce qui permettra de se positionner comme interlocuteur de poids et de confiance avec l’Europe et aussi comme un hub en Afrique. Car, comme l’a rappelé Jaloul Ayed, l’absence d’un bloc maghrébin coûte un à deux points de croissance par an. «La grande opportunité de la crise réside dans la conjugaison des intérêts de toutes les forces actives, à l’échelle aussi bien de la nation que de la région. Il s’agit donc de tout mettre en œuvre pour réaliser ce potentiel», estime Baraka.

Dans cette crise qui dure depuis 2008, les solutions mises en place restent classiques. Or, ce qu’il faut c’est un changement de modèle, une rupture à oser. Baraka a ainsi appelé à «humaniser la mondialisation» et à corriger la dé-corrélation entre la sphère réelle et la sphère financière qui a provoqué une forte volatilité des matières premières.

Philippe Chalmin, professeur, fondateur et directeur de Cyclope, estime que c’est la réalité des fondamentaux qui va l’emporter dans un monde qui n’a jamais été aussi instable. Orateur captivant, Chalmin explique que «les marchés ont une fonction d’anticipation». Pour lui, il faut apprendre à les écouter. «Leur rôle est indispensable et apprenons à les écouter quand ils nous véhiculent des doutes sur l’économie chinoise ou encore sur la zone euro». L’exemple cité n’est autre que celui du prix des produits pétroliers. Ainsi, un baril du pétrole à 110 dollars est mis sur le compte de la spéculation. Mais selon ce spécialiste des matières premières, le pétrole est un produit rare, polluant, géopolitiquement dangereux et les régions qui contiennent du pétrole sont loin de faire de la «charité».

Khadija MASMOUDI

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