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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Le Botswana dans l’œil des investisseurs canadiens

Le Botswana dans l’œil des investisseurs canadiens

(Africa Diligence) Le pays compte moins d’habitants que la grande région de Montréal, mais il se démarque en Afrique par le dynamisme de son économie et sa stabilité politique. Le Botswana dans le viseur des investisseurs canadiens.

Situé au nord de l’Afrique du Sud, le Botswana compte deux millions d’habitants. Son économie est axée sur l’exploitation des ressources naturelles, principalement le diamant, mais aussi de minerais comme le cuivre, le nickel et le charbon.

Des minières canadiennes sont présentes dans ce pays anglophone telles que Galane Gold, un producteur d’or de Toronto. L’entreprise détient des droits de prospection et d’exploitation dans une zone riche en minerais aurifères, la Tati Greenstone Belt.

Ravi Sood, président du conseil et pdg de la société, affirme que le Botswana offre un environnement « exceptionnel » pour y faire des affaires. « Les lois sont claires et exécutoires. Les processus gouvernementaux sont bien conçus et transparents, ce qui est particulièrement important pour une société minière comme la nôtre. »

Et contrairement à de nombreux pays émergents, il n’est pas nécessaire de s’allier à un partenaire local pour se faire ouvrir des portes, selon Ravi Sood. « Il est extrêmement facile pour les entreprises étrangères d’investir et de fonctionner dans ce pays. »

Un exemple de réussite en Afrique

Selon le Conseil canadien pour l’Afrique (CCA), le Botswana est un exemple de réussite en matière de développement. Depuis son indépendance en 1966, le Botswana est passé de l’un des pays les plus pauvres d’Afrique «à l’une des économies les plus dynamiques du monde depuis près de cinq décennies», souligne le CCA dans une récente analyse.

Aux yeux de Mamoudou Gazibo, professeur titulaire à l’Université de Montréal, le Botswana est un exemple à suivre sur le continent africain. « Pour moi, ce pays est la preuve même que l’Afrique peut s’en sortir ! » dit ce spécialiste des régimes politiques et des processus de démocratisation.

Exportation et développement Canada (EDC) identifie au Botswana quatre secteurs clés pour les entreprises canadiennes : la construction et les infrastructures, l’électricité, les mines et les métaux, de même que les services de transport. « Le Botswana est un marché très petit, ce n’est pas une priorité pour nous », admet toutefois Diane Belliveau, directrice régionale, Afrique.

Selon Michael Fini, associé et analyse en géopolitique à la Financière Banque Nationale, trois autres secteurs peuvent être intéressants pour nos entreprises : le tourisme, les services de santé et la production manufacturière, notamment dans le textile.

Le Botswana abrite une classe moyenne émergente. Son PIB par habitant (calculé selon la parité du pouvoir d’achat) s’élève à 15 500 $ US. « C’est beaucoup plus élevé que la moyenne de l’Afrique sud-saharienne, à 2 100 $ US », dit Michael Fini. Malgré tout, le commerce de détail présente peu d’occasions d’affaires, selon lui.

S’implanter au Botswana pour exporter en Afrique du Sud – la plus grande économie africaine – peut aussi s’avérer une bonne stratégie, selon l’analyste de la FBN. « L’environnement d’affaires est plus favorable pour les sociétés au Botswana qu’en Afrique du Sud, notamment au chapitre de la fiscalité », dit-il.

La problématique du sida

En revanche, exploiter une entreprise au Botswana n’est pas toujours facile, car le sida y fait des ravages, souligne Coface, une firme française assurant les risques commerciaux des entreprises à l’étranger. Près d’une personne sur quatre est infectée, « une situation qui sape les importantes réalisations socio-économiques réalisées au cours des trois dernières décennies », souligne une analyse de la Banque mondiale.

C’est ne pas le seul risque dans ce pays, souligne Michael Fini. Les infrastructures sont souvent déficientes. Et ce sont la plupart du temps les entreprises qui doivent investir pour assurer leur approvisionnement en eau et en électricité, principalement dans le secteur minier.

Malgré ces problèmes, le Botswana demeure l’une des meilleures destinations pour investir en Afrique, selon EDC. En 2012, De Beers, le plus important producteur de diamants du monde, a d’ailleurs transféré de Londres à Gaborone, la capitale du pays, des opérations de tri de ce minérai. Un investissement de six milliards de dollars américains.

LE BOTSWANA EN BREF

Population: 2,1 millions d’habitants

PIB: 17,6 milliards de dollars américains

Croissance moyenne du PIB réel de 2010 à 2012: 6,1 %

Origine du PIB: agriculture (2,1 %), industrie (45 %), services (52,9 %)

 (Avec F. Normand, CIA Factbook, Banque mondiale)

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