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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Investir en Afrique: 10 facteurs clés de succès

Investir en Afrique: 10 facteurs clés de succès

(Africa Diligence) Malgré de très nombreuses opportunités, les risques inhérents aux affaires en Afrique subsaharienne restent élevés et l’instabilité politique, la corruption, la réglementation et l’insuffisance d’infrastructures provoquent l’inquiétude parmi les investisseurs potentiels.

En effet on entend davantage parler de terrorisme, de guerre au Mali que d’un nouvel eldorado économique lorsque l’on parle de cette partie du monde. Et pourtant les fusions et acquisitions sont en nette hausse, alors que les investisseurs cherchent à capitaliser sur les opportunités de croissance et atténuer ces risques.

Selon Thomson Reuters, la valeur des transactions impliquant des cibles d’Afrique subsaharienne a atteint 25 milliards de dollars US en 2012, soit une augmentation de 18 % par rapport à 2011. Cela laisse songeur lorsque l’on sait que ces opérations sont en repli dans la plupart des économies de l’OCDE.

La banque sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB) a récemment publié l’édition 2013/14 de son rapport « Où investir en Afrique », dans lequel sont identifiés les 10 facteurs clés pour investir en Afrique subsaharienne.

« Comprendre les différents challenges pour faire des affaires en Afrique subsaharienne, tout en évaluant correctement les opportunités d’investissement dès l’amorce, peut grandement améliorer les chances de succès et permettre aux investisseurs de mieux gérer leurs processus afin de capitaliser sur la richesse des possibilités offertes par le continent », indique le rapport.

1. Clarifier la structure de l’actionnariat

Le rapport note que de nombreuses entreprises en Afrique sont des entreprises familiales, ce qui rend difficile pour un actionnaire étranger d’acquérir un contrôle direct. Les opérations d’acquisitions doivent donc être structurées sur une base progressive.  » Un accord initial clarifiant le périmètre de l’actionnaire entrant, avec un calendrier de mise en œuvre et des mécanismes appropriés pour traiter des questions telles que la tarification peuvent aider à assurer que les objectifs finaux des deux parties soient atteints », affirme le rapport.

2. Choisir les bons partenaires locaux

Il est particulièrement important que le partenaire local soit choisi avec soin, dans la mesure où il est souvent chargé de conduire des relations dans le pays ciblé et qu’il a un engagement à long terme dans l’entreprise. « Le bon partenaire peut aider un nouvel arrivant sur le marché pour comprendre la culture locale, l’environnement des affaires et faciliter les présentations nécessaires ».

3. Exigences d’un actionnaire local

De nombreux pays africains ont adopté ou sont en train d’adopter des lois d’habilitation des citoyens, qui exigent généralement un pourcentage minimum de propriété pour les actionnaires locaux. Le défi est cependant que les actionnaires locaux peuvent éprouver des difficultés à lever les fonds nécessaires, notamment dans des projets à forte intensité capitalistique.

« Pour assurer l’équité des transactions et la participation significative de partenaires locaux au fil du temps, il est nécessaire de structurer des solutions de financement qui garantissent que les retombées économiques soient fondées sur la contribution financière et pas uniquement sur l’actionnariat », conseille RMB.

4. Réglementations locales

Les grandes entreprises internationales implantées en Afrique sont de plus en plus mises sous pression pour être listées sur les plateformes d’échanges car les régulateurs cherchent à développer les bourses dans les pays. Le manque de clarté et de liquidités sur plusieurs de ces marchés peut constituer un avantage commercial, certaines des plus grandes bourses elles ont changé leur fusil d’épaule, y compris celles du Kenya et du Nigeria qui font des investissements importants pour améliorer leurs plates-formes de négociation et les exigences de conformité.

«Les entreprises doivent donc être proactives dans leurs relations avec les organismes de réglementation afin de s’assurer qu’elles sont conformes aux changements réglementaires de manière à optimiser leurs structures, tout en répondant à la réglementation locale », affirme le rapport de RMB.

5. Considérations d’évaluation

Il y a souvent un fort décalage entre investisseurs locaux et internationaux dans la perception du risque pays et des possibilités de croissance. Cela est souvent susceptible d’entraîner d’importants écarts dans les anticipations d’évaluation. RMB conseille aux investisseurs de mettre suffisamment de temps à discuter des attentes de croissance et de compréhension, des résultats réalistes et réalisables.

6. Informations financières et audits d’acquisition

Généralement, il y a une divulgation financière limitée, à la fois pour les sociétés cotées et non cotées, ce qui signifie que l’accès à des informations financières valides, exactes, complètes et fiables peut tomber en deçà des attentes des investisseurs. Ce manque d’informations, indique le rapport, rend le processus de « due diligence » difficile.
RMB conseille aux investisseurs d’avoir une compréhension détaillée de la solidité du système juridique et de la force d’exécution des contrats dans la juridiction concernée.

7. Comprendre l’environnement politique

Il est important de maintenir la sensibilisation des événements marquants tels que les élections et de comprendre leur effet potentiel sur le calendrier de la transaction. Les investisseurs doivent avoir une compréhension de l’orientation politique des principaux acteurs impliqués dans la transaction, des partenaires d’affaires et des organismes de réglementation qui pourraient avoir besoin d’approuver la transaction.

8. Considérations du personnel

Une tendance à la restriction du pourcentage du personnel étranger se développe en Afrique subsaharienne. Les investisseurs doivent donc comprendre ces exigences dès le départ, et le prix d’une telle réglementation.

9. Bon « Timing »

RMB note également que les transactions devraient idéalement être conçues avec un prix maximal autorisé, de manière à optimiser la réalisation des transactions tout en garantissant une certaine flexibilité et ainsi minimiser l’impact d’éventuels changements de conditions du marché.

10. Choisir les bons conseillers

Les entreprises préfèrent généralement travailler avec des conseillers qu’elles connaissent et auxquels elles font confiance, les connaissances locales et une présence sur le terrain sont indispensables pour naviguer. « Une combinaison de conseillers de confiance et de résidents a bien fonctionné pour les entreprises mettant en œuvre des opérations en Afrique subsaharienne par le passé, il est important d’établir qui sont les conseillers les plus éminents à même de déverrouiller une transaction dans les marchés concernés . »

(Avec Otmane ZRIKEM)

 

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