Le CEO de KCG promu Chevalier de l’Ordre National de la Valeur Due diligence en Afrique : Knowdys renforce la validation de partenaires Innovation : KCG creuse le sillon de la due diligence foncière en Afrique « afriques, Panafrique » : l’immense traité de géopolitique africaine

L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Cevital cherche des terres agricoles et beaucoup d’eau

(Africa Diligence) «Nous avons des projets en Afrique, notamment au Soudan, en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et au Mozambique. Notre idée est d’aller dans ces pays qui nous offrent des terres agricoles et beaucoup d’eau». Issaâd Rebrab, P-DG du groupe Cevital. 

L’Algérie est un pays aride, or pour produire les aliments de base, il est nécessaire d’avoir des terres fertiles et une quantité d’eau d’irrigation ou pluviale abondante et sure, et cela manque en Algérie. Nous allons donc produire dans des pays où l’eau est abondante et gratuite, et où les terres fertiles sont amplement disponibles », a déclaré, Issaâd Rebrab, P-DG du groupe Cevital, en marge de la visite à Béjaïa du ministre soudanais de l’Agriculture, M. Abdelhalim Ismaïl El-Moutaâfi.

Issaâd Rebrab estime que l’Algérie aura à relever, à l’horizon 2025, trois défis, à savoir faire face à une population grandissante, l’augmentation des demandeurs d’emplois, près de 10 millions de nouveaux postulants au marché du travail, et la mise en place de moyens qui permettront d’assurer la sécurité alimentaire du pays. En résumé, préparer l’après-pétrole.

« Le gouvernement devrait encourager les entreprises privées à investir dans l’agriculture en Afrique, dans les pays qui disposent de grandes surfaces et possédant des réserves d’eau appréciables, à l’image du Soudan, de l’Éthiopie, de la Tanzanie, du Mozambique… etc. Cela, d’autant que notre  pays n’est pas en mesure de développer des cultures qui demandent une irrigation abondante, telle celle de la canne à sucre, dont la production d’1kg demande 2,5m3 d’eau dont la valeur est de 120 DA. Le prix d’un kg de sucre de canne étant de 60 DA, par conséquent, cette production n’est pas justifiable en Algérie », a expliqué le patron de Cevital, tout en précisant que le Soudan peut prélever du Nil jusqu’à 23 milliards de m3 d’eau par an pour la production de la canne à sucre, de graines oléagineuses et autres.

« Chez nous, en Algérie, sur toute la nappe du Sahara, on ne peut prélever au-delà de 5 milliards de m3. Selon les autorités compétentes, 2,5 milliards de m3 ont déjà été prélevés et il ne resterait que la moitié, de quoi irriguer uniquement 150 000 hectares. C’est une eau précieuse qu’il faut préserver pour les générations futures », a-t-il soutenu, tout en affichant ses ambitions d’exporter l’expertise de son groupe à l’international. « Nous avons un savoir-faire dans l’expertise et Cevital est reconnue pour ses compétences dans l’agroalimentaire », s’est-il félicité, en révélant que des négociations sont engagées avec les autorités du Soudan pour reprendre quelques raffineries. D’ailleurs, un projet d’implantation d’une raffinerie de sucre dans ce pays est présentement au cœur des discussions entre le groupe Cevital et les autorités soudanises.

En fin manager, Issaâd Rebrab ne veut aucunement inscrire ses démarches aux antipodes des lois algériennes régissant l’investissement à l’étranger. « Nous sommes en négociation avec les pouvoirs publics. Le gouvernement devrait nous laisser investir en Afrique », a-t-il plaidé, tout en regrettant la fin de non-recevoir qui lui a été réservée jusqu’à maintenant par les autorités publiques à ses nombreux projets d’investissement.

Le ministre de l’Agriculture soudanais, qui a visité la raffinerie, l’huilerie et la margarinerie du complexe Cevital, a indiqué que son pays a « réservé 50 hectares au groupe pour y implanter une raffinerie de sucre d’une capacité de 3 000 tonnes/jour ». Pour la concrétisation du projet, a-t-il ajouté, des démarches ont été effectuées sur le terrain et le dossier sera ficelé, au plus tard, fin 2013. Il a souligné, au passage, la nécessité d’une coopération plus accrue dans le domaine économique, qu’il faudrait hisser au même degré que la coopération politique entre les deux pays.

Dalil S.

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