(Africa Diligence) En termes de performance économique, le Kenya est le pays chef de file de l’organisation économique régionale, l’East African Community, qui rassemble en union douanière, cinq pays (Kenya, Tanzanie, Burundi, Rwanda et Ouganda). Il est par ailleurs, un centre logistique de premier ordre (rôle de plateforme routière, maritime, aéroportuaire et financière) pour l’ensemble de la région. Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, d’ici une décade, le Kenya devrait d’après les prévisions, atteindre le statut de pays à moyen revenu.

Avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 5.6 % en 2013 contre  5 % en 2012, le Kenya est considéré comme un pays à faible revenu mais, comme l’Afrique entière, il décolle. Le gouvernement kenyan, en investissant dans les infrastructures et les écoles, prépare le pays au progrès économique. Il est aussi à l’origine de programmes d’urgence dont les kenyans les plus pauvres devraient bénéficier, en cas de sécheresse par exemple. Les investissements directs étrangers (IDE, 259 M$ en 2012 selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) constituent un indice significatif de la santé économique du pays.

Depuis la mi2012, l’activité a été tirée par une amélioration des conditions climatiques et par de nouvelles découvertes de réserves de pétrole et de gaz naturel qui dopent la confiance dans l’économie.L’économie kenyane continue ainsi sa progression, essentiellement tirée par l’intermédiation financière, le tourisme, la construction et l’agriculture.

L’Etat kenyan s’est engagé à consacrer une part importante de son budget à l’amélioration des infrastructures pour soutenir l’activité (260 millions de dollars pour la construction d’une ligne ferroviaire entre Mombasa et le lac Kismu, construction de plusieurs barrages, etc.).

En 2012, et selon la Banque mondiale, la part de l’agriculture dans le PIB était de 29.9% ; la part de l’industrie, 17.4 %  et la part des services, 52.7 %. Le Kenya est 129e au classement de la facilité de faire des affaires (Doing Business) 2014 soit 7 points en moins par rapport à 2013 où il était classé 122e.

La situation économique kenyane s’accompagne de l’émergence continue et forte d’une classe moyenne. Sur la base du dernier recensement, elle représenterait quelque 20 % de la population totale, soit près de 8 millions de personnes. Cette classe moyenne se concentre essentiellement dans la capitale et les grandes villes comme Mombasa, Kisumu ou encore Eldoret. Elle est passionnée de nouvelles technologies, le Kenya ayant été en pointe dans plusieurs secteurs, comme le transfert d’argent par téléphone (système M-Pesa). Plus généralement, cette classe moyenne aspire à consommer et à bénéficier du mode de vie mondialisé des pays émergents d’Asie ou d’Amérique latine. Son développement contribue au maintien d’une demande intérieure soutenue et assure l’attractivité du pays pour les grandes entreprises de consommation. Toute chose qui devrait tirer davantage la croissance vers le haut dans les années à venir.

(Knowdys Database, avec Perspectives économiques en Afrique et Banque mondiale)

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