(Africa Diligence) Cette année, l’Afrique subsaharienne se présente comme le lieu par excellence pour les investisseurs internationaux. En effet, la manne qu’offrent les investissements à venir dans les projets d’infrastructure est suffisante pour allécher même le gestionnaire d’actifs le plus conservateur.

Les rapports de recherche déferlant sur les écrans de négoce, au début de cette année, présentent les domaines appelés à booster l’Afrique. L’écart entre le besoin mondial d’investissement dans les infrastructures et les fonds du secteur public est susceptible d’atteindre 500 milliards de dollars par an d’ici à 2030, selon une analyse de l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) cette semaine.

Par ailleurs l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le Forum économique mondial estiment qu’environ 3,5 % à 4% du PIB mondial (soit 53 milliards de dollars) doit être investi dans la distribution de l’électricité, les transports, les télécommunications et les infrastructures hydrauliques chaque année jusqu’en 2030.

Dans son dernier rapport « Perspective économique mondiale », la Banque mondiale prévoit une croissance de 2,7% du PIB de l’Afrique du Sud cette année (par rapport à la croissance lamentable de 1,9% escomptée l’an dernier), de 3,4% l’année prochaine et 3,5% en 2016. Elle reste également optimiste quant à la croissance de l’Afrique subsaharienne, en augurant une croissance régionale du PIB  pour le renforcer à 5,3% par rapport aux prévisions de 4,7% de l’année dernière, et montant en crescendo à 5,4% l’année prochaine pour atteindre 5,5% en 2016.

En outre, la Banque note également que la croissance économique de nombreux pays de la région restera plus forte que celle de plusieurs autres régions en développement, mais que le mauvais état des infrastructures limitera malheureusement le potentiel de croissance. Toutefois, les gestionnaires d’actifs commencent à permettre aux pays de sortir de ce gouffre en investissant de plus en plus dans ces projets.

En revanche, les estimations du Fonds monétaire international (FMI) pour la croissance en Afrique subsaharienne sont supérieures à 5,5% au cours de la prochaine année et selon la dernière étude de « marché frontière » menée par Investec Asset Management, cet environnement est « extrêmement favorable » par rapport à celui des marchés développés.

Les entreprises des marchés émergents en dehors de la Chine investissent aussi de plus en plus en Afrique. La Chine a en effet été un gros investisseur en Afrique depuis plus d’une décennie, mais Investec Asset Management estime que les entreprises indiennes, brésiliennes, turques et russes investissent désormais en grand nombre. Ce qui laisse entrevoir de fortes chances que les banques augmentent les prêts en matière d’infrastructures en Afrique à mesure que les marchés financiers se développent.

Roseline Ngo Boula

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