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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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L’Afrique du sud et le Nigéria négocient leurs bons de sortie de la récession

L’Afrique du sud et le Nigéria négocient leurs bons de sortie de la récession

[Africa Diligence] Les dernières projections sur l’évolution des économies sud-africaine et nigériane laissent entrevoir des signes de reprises plus vigoureux qui peuvent se traduire par la fin du cycle de récession dans lequel étaient entrés les deux pays depuis presque une année.

Il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’économie africaine dont la dynamique a fortement parti de la baisse de la croissance de ces deux principales économies. D’autant qu’après une décevante année 2016, la consolidation de la croissance devrait retrouver son rythme d’avant crise à partir de cette année.

L’hirondelle ne fait pas certes le printemps mais généralement, elle en est un des signes annonciateurs. C’est en tout cas ce qui vaut pour les économies sud-africaine et nigériane dont les perspectives pour la fin du second semestre de l’année, laisse entrevoir des signes d’espoir.

A la veille de la publication des projections de croissance actualisées des deux principales économies du continent, les experts du marché africain s’accordent à anticiper une légère amélioration de la situation qui pourrait se traduire par la fin du cycle de récession dans lequel elles étaient plongées depuis quelques temps. Selon les analystes, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont probablement émergé de la récession dès la fin du deuxième trimestre de l’année en cours même si le retour à une forte croissance ne pourrait se manifester qu’à moyen et long terme en fonction du retour de la confiance des acteurs économiques. « La croissance des deux pays a certes rebondi mais c’est la durabilité de cette relative amélioration de la situation qui reste en question » a ainsi expliqué à Reuters, Aly-Khan Satchu, PDG du cabinet Rich Management pour qui autant le Nigeria a besoin d’une politique monétaire singulière, autant l’Afrique du sud a besoin d’une stabilité politique.

Signes de reprise

Selon les analystes, les raisons de cette relative amélioration de la situation économique des deux pays est à rechercher dans la conjugaison d’une série de facteurs favorables.

Le Nigeria et l’Afrique du Sud ont en effet tous les deux bénéficié de la reprise des cours des matières premières entamée depuis l’année dernière sur les principaux marchés internationaux. L’impact est certes moins marqué que dans les autres régions du monde où se situent les principaux partenaires commerciaux de ces pays notamment les USA, la Chine et la Zone Euro, mais l’onde de choc a permis à plusieurs secteurs d’améliorer leurs indicateurs.

Au Nigeria, qui était en récession depuis fin de 2015, c’est l’amélioration de la disponibilité des devises et la reprise de la production pétrolière qui suscite de nouveau l’optimisme sur l’économie du pays même si le marché attend encore plus d’efforts du gouvernement fédéral notamment en matière de politique monétaire. De retour à Abuja, il y a quelques jours, le président Muhammadu Buhari qui a passé un long séjour médical à Londres, a réaffirmé son engagement à renforcer la stratégie de relance de la croissance économique du pays afin de sortir le pays de la conjoncture dans laquelle il était plongé depuis près de deux ans maintenant. Le pays est l’un des premiers producteurs du pétrole du continent et a été particulièrement affecté par la baisse drastiquement des cours et de sa production, une mauvaise passe conjoncturelle qui s’est par la suite transformée en crise financière et économique.

De son côté, l’Afrique du Sud a entamé un cycle de récession technique à partir du premier trimestre de cette année, la reprise a été plus marqué dans les secteurs du commerce, de la restauration et de l’hébergement alors que le secteur manufacturier a connu un recul de sa production. Cependant le bon comportement d’autres secteurs comme celle de l’agriculture devrait permettre de compenser cette baisse et ainsi accompagner la dynamique projetée.

Les perspectives de croissance restent donc encore assez aléatoires en raison des facteurs à risque à prendre en compte pour les deux économies mais en la matière, les signaux de reprise qu’elles annoncent sont de bon augure pour le continent.

La baisse en régime ainsi que les incertitudes qui ont affecté les économies nigériane et sud-africaine ont en effet rejailli sur la croissance moyenne annuelle du continent. Avec cette reprise en vue, la consolidation de la croissance de l’économie africaine va certainement s’accélérer les prochains mois dans le sillage de la reprise de l’économie mondiale qui est aujourd’hui en train de monter en régime.

 (Avec Aboubacar Yacouba Barma)

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