(Africa Diligence) Depuis une décennie, l’Afrique connait une progression phénoménale, avec un rythme de croissance impressionnant (en moyenne 5,1 % du PIB par an). Le Mozambique n’est pas en reste. Vingt-deux ans après la fin de la guerre civile,  il reconstitue peu à peu son économie. Les experts en intelligence économique d’Africa Diligence voient en lui, un maillon fort de croissance.

En léger repli en 2013 compte tenu de l’impact des fortes inondations qui ont touché le pays en début d’année,  La croissance mozambicaine devrait légèrement s’accélérer en 2014. Le secteur manufacturier (ciment) sera favorisé par un meilleur approvisionnement en électricité. Cela, après les difficultés techniques rencontrées par l’exploitation de la principale source d’énergie électrique du Mozambique (barrage de Cahora Bassa). La reconstruction des infrastructures endommagées par les inondations et les divers projets, notamment dans le domaine des transports (aménagement des routes), favoriseront l’activité du secteur de la construction. Les services, en particulier financiers, resteront porteurs. La progression des salaires soutiendra la consommation des ménages.

L’inflation devrait rester en 2014 inférieure au plafond de 6% fixé par les autorités monétaires. La hausse des prix devrait être atténuée par l’appréciation du metical – monnaie mozambicaine – vis-à-vis du rand sud africain (l’Afrique du sud est le principal fournisseur de biens importés du Mozambique, hors combustibles) et le niveau élevé des taux d’intérêt. Le financement des entreprises privées locales est essentiel pour l’emploi, la diversification économique et l’appropriation du processus de développement.

Le déficit public ne devrait pas diminuer en 2014 compte tenu des prévisions de dépenses liées aux projets d’infrastructures ainsi qu’à la hausse attendue de la rémunération dans le secteur public. Les grèves qui ont éclaté en 2013 dans le secteur médical, ont conduit à une augmentation de 15% des salaires pour cette catégorie de fonctionnaires. De nouvelles revendications salariales dans le secteur public ne peuvent être exclues.

D’après les experts du secteur gazier, leur exploitation commerciale est peu probable avant 2019, en raison des gigantesques investissements nécessaires dans l’infrastructure de production et de transport. Cependant, l’augmentation projetée de la capacité mondiale de production de gaz et les évolutions technologiques pourraient remettre en cause l’intérêt économique de l’exploitation des réserves de gaz à moyen terme.

Le déficit courant exercera une pression à la baisse sur le cours du metical, mais la dépréciation de la monnaie mozambicaine vis-à-vis du dollar devrait être limitée compte tenu de l’afflux de capitaux dans un pays dont les perspectives de croissance et le potentiel gazier demeurent très attractifs pour les investisseurs étrangers.

(Avec la Banque Mondiale et Coface)

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