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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Les Etats-Unis veulent acheter plus d’Afrique

Les Etats-Unis et des pays africains ont entamé le 9 juin 2011 à Lusaka, en Zambie, une réunion sur les moyens de dynamiser leurs échanges commerciaux.  Dans une lettre lue à l’ouverture de la conférence, le président Obama a estimé que « le temps du changement en Afrique est arrivé », et que « les économies africaines doivent connaitre la croissance ».  En toile de fond, la volonté de Washington de regagner du terrain face au rouleau compresseur chinois.

Cette rencontre concerne 37 pays africains signataires de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), votée en 2000 par le Congrès américain.

L’AGOA exige que les pays bénéficiaires continuent à progresser vers une économie de marché, l’Etat de droit, le libre-échange, et qu’ils mettent en œuvre des politiques économiques susceptibles de réduire la pauvreté tout en assurant la protection des droits des travailleurs. Cette charte est suffisamment large pour concerner une majorité de pays africains à l’exception de ceux comme la Somalie, le Soudan, la Côte d’Ivoire ou le Zimbabwe qui sont le théâtre de violences politiques.

« Notre dialogue à haut niveau démontre l’importance stratégique de l’Afrique pour les Etats-Unis », a déclaré le représentant américain pour le commerce Ron Kirk, à l’ouverture de la réunion de Lusaka; avant d’ajouter que « les liens commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique ont changé la vie de millions d’habitants en Afrique, et l’administration du président Obama s’est engagée à renforcer nos accords.»

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton participera le 10 juin 2011 à la clôture de cette rencontre qui doit permettre d’ouvrir le marché américain à plus de produits manufacturés – notamment dans l’habillement et la chaussure – en provenance d’Afrique. Dans sa lettre, le président Obama s’est dit convaincu qu’ « avec des relations commerciales dynamiques, nous entendrons bientôt parler de vos économies qui ne seront plus considérées comme de petites économies. »

Les échanges entre les Etats-Unis et leurs partenaires africains se sont élevés à 44 milliards de dollars en 2010, mais 91% de cette valeur a été réalisée en produits pétroliers exportés majoritairement par le Nigeria et l’Angola, selon des chiffres officiels américains.

L’Afrique du sud est le pays qui se taille la part du lion dans les échanges de produits non pétroliers avec les Etats-Unis. Mais comme d’autres partenaires de l’Afrique, les Etats-Unis doivent faire face à une forte concurrence de la Chine dont les échanges avec le continent noir ont augmenté de 40%, contre 18% pour les Etats Unis.

 Mille six cents délégués venus de 31 des pays partenaires participent à cette conférence annuelle.

Le président zambien Rupiah Banda a appelé d’autres pays africains à respecter les principes démocratiques afin de pouvoir profiter de la charte commerciale avec les Etats-Unis.

« Certains pays africains ne sont pas représentés ici à cause de leur situation sociale et politique instable », a déclaré le président zambien. « Cette constatation, a-t-il poursuivi, nous rappelle que les bénéfices économiques que nous attendons de l’accord avec les Etats-Unis seront mieux réalisés lorsque tous les pays africains auront renforcé leurs pratiques démocratiques.»

Africa Diligence avec AFP

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