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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Les villes à plus fort potentiel de croissance en Afrique

Les villes à plus fort potentiel de croissance en Afrique

(Africa Diligence) Après l’Asie, le Brésil ou la Russie, l’Afrique est en passe de devenir le prochain pôle émergent. Dans son rapport « Bright Continent », le cabinet Oxford Economics publie le classement des villes africaines à plus fort potentiel de croissance.

De 2012 à 2030, la hausse du PIB annuel serait même légèrement supérieure à celle de l’Asie, à 4,8%, contre 4,6%. Et les grandes villes verraient leur population augmenter fortement, avec 300 millions d’habitants en plus. Le continent a tout pour être « le prochain grand marché de consommation de masse dans le monde ».

Lagos comptera 25 millions d’habitants en 2030

Selon Oxford Economics, les cinq villes à plus forte croissance sont Johannesburg (Afrique du Sud), Le Caire (Egypte), Luanda (Angola), Lagos (Nigeria) et Le Cap (Afrique du Sud). La plupart des 96 villes étudiées dans cette étude vont voir leur population augmenter très fortement. Le nombre d’habitants de Lagos va ainsi plus que doubler d’ici 2030, pour atteindre 25 millions. Ce sera alors la plus grande ville du continent.

Au total, les grandes villes africaines vont compter 300 millions de personnes en plus, dans dix-sept ans. La hausse du PIB et cette démographique dynamique vont engendrer un boom de la consommation. Ces dépenses devraient doubler à Johannesburg d’ici à 2030), et être multipliées par trois ou cinq dans des villes comme Abuja (Nigeria) ou Luanda.

Une opportunité pour les marques de grande consommation

Mais ces futurs consommateurs n’auront pas le même pouvoir d’achat d’une ville à l’autre. A Lagos, la nouvelle classe moyenne achètera surtout des produits de première nécessité, à bas prix. D’ici 2030, chaque habitant devrait ainsi doubler ses dépenses de nourriture.

A Luanda, en revanche, où la classe moyenne devrait être un peu plus aisée, le niveau des dépenses alimentaires devrait diminuer de moitié par rapport à la consommation totale. Il continuera à croître en terme absolu. Les dépenses dans les restaurants, les hôtels et les activités de loisir devraient, elles, être multipliées par dix.

Enfin, dans les villes où les habitants ont des revenus plus élevés, comme Johannesburg, la répartition des dépenses restera, probablement, plus stable. Cette analyse des futurs types de consommateurs, ville par ville, sur le continent le plus prometteur au monde, est une vraie mine d’or pour les sociétés qui ont des ambitions en Afrique.

La France a un potentiel énorme mais elle l’exploite mal

Les entreprises françaises profiteront-elles de cette « énorme opportunité commerciale » ? C’est bien la question qui inquiète les sénateurs Jeanny Lorgeoux et Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d’Etat à la Coopération. Dans un rapport intitulé « L’Afrique est notre avenir », et quelques semaines avant le sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique des 6 et 7 décembre, ils dénoncent le « recul » de la France, « alors qu’elle a une relation sans équivalent sur le continent ».

Leur constat est sans pitié. « Les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, les Américains ont défini des stratégies africaines qu’ils mettent méthodiquement en œuvre. La France, faute de savoir ce qu’elle veut et ce qu’elle peut sur ce continent qu’elle connaît pourtant bien, navigue à vue. »

Du côté des dirigeants d’entreprise, les réactions sont en effet timides. Au Medef international, où les équipes multiplient pourtant les actions en Afrique, on reconnaît que les sociétés ne sont pas encore toutes convaincues de l’intérêt économique du continent. Mais à côté des pionnières comme Total, Bolloré, CFAO ou Pernod Ricard, le changement pourrait venir des groupes qui ont placé l’Afrique dans leur radar depuis trois ou quatre ans, comme Saint-Gobain, Carrefour, Sanofi, Danone ou L’Oréal.

Carrefour est désormais en ordre de bataille

« Bel a mis un coup d’accélérateur en Afrique depuis 2009, explique ainsi Gaëlle Launay, directrice de l’Afrique subsaharienne chez le fabricant de fromages. Le chiffre d’affaires n’atteint que 30 millions d’euros sur cette zone, mais croît fortement. « Notre équipe a triplé, et nous ciblons les villes où se développent les classes moyennes, comme Lagos, au Nigeria, ou Abidjan, en Côte d’Ivoire, en vendant des produits aux prix accessibles, par exemple La vache qui rit. »

Carrefour aussi mise sur ces nouveaux consommateurs. En mai, il s’est allié au distributeur CFAO pour débarquer en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Objectif du duo : 1 milliard d’euros de revenu d’ici à dix ans. Le premier hypermarché ouvrira à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en 2015. Et ce n’est pas Michel Akavi, PDG de DHL Express, transporteur présent sur le continent depuis les années 1970, qui découragera les nouveaux arrivants : « En Afrique, nous avons devant nous vingt ans de croissance très forte, à 15 % par an. » Lui l’a bien compris, l’Afrique est son avenir.

(Avec Dominique Perrin)

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