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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Focus | L’OMC bousculée par les pays du Sud

Le Cycle de Doha, qui domine l’agenda depuis 2001, ne sera pas discuté à la ministérielle qui débute le 30 novembre à Genève. On y parlera davantage de l’avenir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Ram Etwareea/ Le Temps/ – L’OMC se fait-elle dépasser ? Alors que les grandes puissances se montrent indécises sur leur politique commerciale et multiplient des mesures protectionnistes, les pays émergents s’apprêtent à signer un accord de libre-échange entre eux. Pas moins de 22 pays, dont l’Iran et l’Algérie qui ne sont même pas membres de l’OMC, négocient à Genève pour ouvrir leur marché de produits industriels. « Il s’agit de montrer que nous pouvons progresser sans les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) et de donner un coup de fouet au commerce Sud-Sud », lâche de façon péremptoire un diplomate sud-américain.

Cette semaine, une rencontre entre une trentaine de pays autour du Cycle de Doha – nom de l’actuel round de négociations destiné à libéraliser davantage le commerce des marchandises et des services – a été annulée. Par contre, le G20 et d’autres groupements de pays du Sud se réunissent ce week-end. Objectif : maintenir la pression sur les grands Etats.

La 7e Conférence ministérielle de l’OMC, qui a lieu du 30 novembre au 2 décembre à Genève, ne traitera pas du Cycle de Doha, le sujet qui a pourtant mobilisé beaucoup d’énergie et dominé l’agenda depuis 2001. Il n’est pas question de mettre sur la table un plat à moitié cuit, a laissé entendre le directeur de l’organisation Pascal Lamy. Les 153 membres de l’OMC sont en effet loin de dégager un consensus autour de Doha et un nouvel échec, après celui de Cancun (2003), de Hongkong (2005) et de Genève (2008), minerait définitivement la crédibilité du gendarme mondial du commerce.

Mais personne n’ira jusqu’à dire que la ministérielle ne servira à rien. Quelque 2600 délégués gouvernementaux, 500 militants d’organisations non gouvernementales et 400 journalistes sont inscrits à cette ministérielle, lancée sous l’intitulé « L’OMC, le ­système commercial multilatéral et l’environnement économique actuel ».

La Suisse se veut à l’avant-garde des réformes. Elle demande une procédure pour améliorer le fonctionnement de l’OMC et augmenter son efficacité et sa transparence. « Nous devons nous occuper du fonctionnement de l’organisation, explique un haut fonctionnaire à Berne. Les règles sont là et nous voulons rendre leur application plus efficace. » Cette initiative est soutenue par de nombreux pays, dont l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, les Etats-Unis, l’Inde et l’Union européenne. Mais la Suisse veut aller encore plus loin. Elle voit l’OMC comme une instance qui doit apporter sa propre contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. La conseillère fédérale et cheffe de la diplomatie économique Doris Leuthard plaidera en faveur d’une plus grande cohérence entre les politiques commerciale, environnementale et sociale. « L’idée n’est pas ­d’utiliser les clauses sociales et environnementales pour freiner la concurrence, poursuit le fonctionnaire, mais d’une volonté de jouer un rôle constructif pour sauver la planète. » Plus concrètement, la Suisse entend promouvoir l’idée d’abolir les droits de douane sur les technologies vertes qui servent à nettoyer la planète. Berne travaillera également dans les coulisses pour qu’à terme l’OMC mette en place les négociations en vue de libéraliser les investissements, d’améliorer l’accès et la transparence aux marchés publics ainsi que le droit à la concurrence.

L’Inde se veut aussi le moteur de réformes institutionnelles de l’OMC. Elle a fait circuler cinq propositions qui visent notamment à augmenter la transparence et dans la standardisation des barrières non tarifaires que de ­nombreux pays utilisent pour freiner la concurrence.

Les Etats-Unis et l’Union européenne n’ont pour l’heure montré que peu d’intérêt pour la ministérielle de Genève. Dans le premier cas, l’administration Obama n’a pas encore défini une politique par rapport au commerce interna­tional. A présent, elle est sous pression de la part de certains membres du Congrès et de syndicalistes américains qui s’opposent à une plus grande ouverture des marchés. Dans le second cas, la nouvelle Commission européenne doit encore désigner un nouveau commissaire au Commerce et définir aussi sa politique commerciale extérieure.

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