Due diligence en Afrique : Knowdys renforce la validation de partenaires Innovation : KCG creuse le sillon de la due diligence foncière en Afrique Knowdys lance son Pack Pro PME-PMI en Afrique de l’Ouest et du Centre KCG : une business unit pour la conquête de financements internationaux

L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Revivez McCain-Obama in infoguerre pour D.C.

Le benchmarking des techniques de guerre de l’information par les acteurs du monde politique, économique, humanitaire et sportif a bougé les lignes de la communication stratégique. En 2006, les arbitres jugeaient disproportionnée la réponse de Zidane (coup de tête) à l’attaque de Materazzi (injure). D’imaginer aujourd’hui que la Squadra Azzurra avait resserré le profiling des Bleus et que le défenseur italien n’avait eu qu’à presser le point sensible au moment M, change la nature du débat chez les spécialistes et élargit le champ d’application de l’infoguerre. Le durcissement de l’affrontement entre candidats à la Maison-Blanche intéresse la communauté de l’IE car la nature (1), la pertinence (2) et les méthodes (3) des attaques informationnelles ici préfigurent leur transposition aux champs de bataille voisins.

1. La nature des coups portés

Si l’on considère uniquement les 45 derniers jours de la campagne présidentielle américaine, on peut relever trois attaques informationnelles parmi les plus saillantes. Le 17 septembre 2008, les deux boîtes électroniques de la colistière de McCain sur Yahoo! sont piratées. Il n’y a pas longtemps, Sarah Palin utilisait ces adresses non sécurisées pour traiter ses affaires privées et celles de l’Alaska, l’Etat dont elle est gouverneur. La capture d’écran d’un e-mail de la candidate a fait le tour du monde. Dès le 4 Octobre, Palin va faire ses courses dans le passé de l’adversaire et revient avec une relique que tout le monde avait oubliée: dans les années 90, Obama était « ami » avec William Ayers, un ancien militant du Weather Underground (groupuscule radical qui perpétra des attentats aux USA pendant la guerre du Vietnam)… Le camp démocrate réplique aussitôt avec une vidéo sur « les liens » de McCain et Charles Keating, un banquier accusé de fraude à la fin des années 80. Dans ce contexte d’infoguerre exacerbée par la déroute de Wall Street, la déclaration peu avisée de McCain sur la prétendue « solidité des fondamentaux économiques américains » a sonné comme une passe à l’adversaire. Une faille pertinente pour enfermer le candidat républicain dans ses propres contradictions.

2. La pertinence des failles retenues

L’intégrité de la correspondance étant garantie par la constitution des Etats-Unis, l’atteinte portée au courrier électronique de Sarah Palin a été unanimement condamnée dans la forme. Mais au fond, l’insouciance et l’imprudence de la candidate républicaine à traiter de dossiers étatiques sensibles en utilisant un canal privé non sécurisé a mis le tout Washington D.C. en émoi; et interrogé « la capacité du ticket McCain-Palin à diriger l’Amérique d’aujourd’hui». En face, l’attaque visant « l’amitié » de Obama avec un ancien terroriste a été reçue par nombre d’analystes comme un coup porté sous la ceinture. Et il a été bien choisi, même si les sondages n’ont pas bougé. Remuez les souvenirs du 11 septembre aux USA et vous avez un cocktail détonnant. Malheureusement pour les républicains, la crise financière qui frappe la grande majorité de l’électorat braque l’attention sur le porte-monnaie du contribuable appelé à la rescousse des « patrons voyous de Wall Street » et leurs amis, dont McCain. Jouant sur la conjoncture, les stratèges démocrates font glisser le curseur de la sécurité internationale vers la sécurité financière, non sans méthode.

3. Les méthodes appliquées

Si au sommet des dispositifs concurrents, McCain et Obama semblent s’en tenir à une espèce de gentlement agreement, ce sont en revanche leurs états-majors qui déploient les opérations d’infoguerre par médias interposés. Les deux appareils de communication traquent le passé de leurs adversaires, détectent les incohérences, relèvent leurs contradictions, tout en visant des symboles susceptibles de décider les électeurs indécis, car c’est eux qui feront basculer le scrutin le 4 novembre 2008. D’après le FBI, les premières traces du piratage de la boîte électronique de Sarah Palin conduisent à David Kernell, 20 ans, étudiant à l’université Tennessee-Knoxville et fils d’un parlementaire démocrate. En visant cette faille, les démocrates demandent insidieusement aux électeurs : « Voulez-vous élire une insouciante à ce point capable de jouer avec la sécurité des Etats-Unis ?» A l’opposé, en rétablissant une vieille connexion entre le sénateur de l’Illinois  et l’homme qui fit exploser une bombe au Pentagone en 1972, les républicains veulent «démasquer» Barack Hussein pour, disent-ils, «montrer le vrai visage de Obama», «l’ami des terroristes».

Tout bien considéré, il y a d’un côté les attaques portant sur l’intégrité des Etats-Unis et, de l’autre, la psychose générée par la crise financière. Et là, rien de mieux que la sécurité du porte-monnaie pour décider l’électeur américain. C’est face à cet enjeu que McCain et Obama vont devoir se surpasser en méditant ce proverbe de la stratégie chinoise:  » Si tu veux réaliser quelque chose, fais en sorte que tes ennemis le fassent pour toi« .

Guy Gweth

Dans le même ordre d’idées, lire: Infoguerre à Bretton Woods: objectif Strauss Kahn

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1 Commentaire

  1. zino dit :

    La French Africa Par : Y.Mérabet
    L’actuelle crise Franco-nigériane dévoile que le problème du Sahara Occidental est lié purement et simplement une affaire d’uranium. Le feu roi Hassan II du Maroc en savait plus.

    C’était déjà, au début de l’année 1981, que le spécial uranium de la Gazette Nucléaire (N° 41/42) révélait une lettre d’un conseiller de la CEE en Afrique qui montrait l’état d’ignorance quasi complet du président du Niger de l’époque sur les causes de la crise du marché de l’uranium et donc de la baisse de la rente versée à l’État nigérien. De cette ignorance, les dirigeants nigériens sont en grande partie responsables, pour ne pas s’être donné les moyens de contrôler le marché de cette substance et même de ne pas s’avoir son utilisation et maitriser sa destination. Mais cette ignorance était voulue et bien acceptée par les responsables français. En témoigne le compte rendu de la déclaration de M. Taranger, ex-directeur de production du CEA (Centre de l’Energie Atomique), à la rencontre internationale des producteurs d’uranium, à Paris, les 20 et 21 avril 1968, rencontre qui devait aboutir à la création du Cartel de l’Uranium.
    Au sujet de l’attribution des quotas pour la France, «M. Taranger, parlant pour URANEX, dit: « (…) Les officiels nigériens ont écrit aux autorités françaises pour obtenir une capacité de production supplémentaire d’uranium nigérien de 1.000 tonnes par an à partir de 1974. Les Français ont accepté avec regret, mais vont essayer de reporter d’un an la mise en production pour des motifs techniques.» Puis, constatant un certain nombre de désaccords entre producteurs d’uranium (résolus par la suite), «M. Taranger hésitait à accepter la poursuite de nouvelles rencontres (… entre producteurs d¹uranium), signalant qu’il y avait un danger de voir le nombre des parties prenantes proliférer. Jusqu’ici, les Français avaient réussi à exclure les représentants du Niger et du Gabon, mais il n’était pas certain que cette position pourrait être maintenue». Par la suite, le Cartel est ancré, les productions du Niger et du Gabon apparurent sous la dénomination de «French Africa» dans les documents internes de cette organisation. Dans le même temps, le gouvernement français a eu une politique militaire réaliste: il concentre ses efforts sur les forces d’intervention extérieures destinées à protéger les zones d’approvisionnement africaines.
    Le Niger, où se trouve l’essentiel de des intérêts miniers français, est doté d’une armée de 3500 hommes: 2800 dans l’armée de terre, 400 déguisés sous forme de coopérants techniques pouvant rejoindre les casernes à tout moment, 120 dans l’armée de l’air (8 avions de chasse et 6 hélicoptères pour la surveillance), sans char. Trois puissants voisins à surveiller qui peuvent rendre amères les relations passionnelles entre le Gouvernent Nigérien et la France: la Libye, dont les ambitions territoriales sont connues, dispose d’une grande armée; le Nigéria, qui lorgne aussi vers le Niger, a la plus grande armée d’Afrique; l’Algérie, leadership du continent africain et qui trace son axe de développement vers l’Afrique noire par le Niger.
    Il s’agit pour la France de protéger non seulement le Niger ou elle puise l’essentiel de ses ressources énergétiques, mais aussi d’espionner les pays qui l’entourent, afin de détecter toute menace de déstabilisation qui pourrait avoir des effets communicatifs et nuisibles aux intérêts politico-économiques français. D’autre part, l’expansion des programmes nucléaires nécessitera l’exploitation d’un nombre de plus en plus grand de gisements. Il est donc nécessaire de protéger les découvertes minières des diverses sociétés françaises: ainsi en est-il des intérêts des producteurs au Sahara occidental et au Maroc, aux zones de prospection de Total, PUK en Mauritanie, de celles de la COGEMA au Mali et en Guinée, des intérêts définis au Niger, au Tchad, au Sénégal, au Zaïre, en Centrafrique ou même en Angola, le champ à couvrir par les avions de reconnaissance et de combat de l’armée française est vaste. Et il ne s’agit pas seulement de préserver ces intérêts pour le long terme, mais surtout, peut-être, d’organiser la production. Les découvertes existantes et potentielles étant largement supérieures aux besoins de la consommation, il faut limiter le rythme d’ouverture de nouvelles mines, malgré les pressions des insouciants responsables des pays possesseurs de gisements africains. Les documents internes du «Cartel de l’Uranium» narrent par le menu quels artifices les responsables français ont dû employer pour limiter la production du Niger. Mais aujourd’hui, plutôt que de perdre ces intérêts dans les nouveaux gisements en cours d’ouverture dans ces pays (la concurrence est vive avec les autres sociétés européennes et surtout américaines et japonaises), la COGEMA a dû se résoudre à prendre de nouvelles et fortes participations dans les futures exploitations, opérant par manque de capitaux ces possibilités de diversification en direction d’autres pays. Il fut difficile au gouvernement de faire revenir l’empereur Bokassa sur sa volonté de confier les intérêts miniers français dans l’uranium centrafricain à une société étrangère, tout en repoussant d’année en année la mise en exploitation du principal gisement… On connaît aussi les demandes réitérées du Mali pour la mise en valeur des gisements découverts par la COGEMA sur son propre sol. Mais la palme d’or revient au roi Hassan II qui joue alternativement Américains et Français (et même parfois les Soviétiques) pour l’exploitation de l’uranium contenu dans les phosphates, en échange d’un appui diplomatique et militaire dans la guerre qu’il mène au Sahara occidental, son fils suit ses traces.
    Des clauses contractuelles favorisant les compagnies françaises Les accords portant sur l’exploitation de l’uranium dans le tiers monde ont ceci de commun:
    – aucun retour financier minimum dans le pays hôte;
    – aucun contrôle du pays hôte sur le développement de l’exploitation (rythme d’exploitation des mines, clients);
    – pas de liens avec le reste de l’économie du pays hôte;
    – absence de contrôle sur les effets sanitaires et écologiques de l’extraction et du traitement du minerai.(lire article Y.Mérabet ‘Le Quotidien d’Oran’ du 07/10/2008).
    Au Gabon, un des derniers accords de recherche et d’exploitation qui a été signé (permis de Boué entre l’État gabonais, la COGEMA et Union Carbide Corporation), l’opérateur a eu des facilités inouïes:
    – exonération de taxe pendant 7 ans;
    – droits de douane et redevance limités à 50% de la production;
    – 10% de participation dans le projet pour le gouvernement, etc.
    Cet accord est semblable à celui conclu pour l’exploitation du gisement de Mounana avec la CFMU et la COGEMA. Mais c’est à l’État gabonais d’investir pour la construction du chemin de fer, «le transgabonais», qui permettra d’apporter les matières premières nécessaires à l’exploitation et au traitement du minerai, une manière néo-colonialiste d’endetter l’Afrique.
    Au Niger, les clauses communes aux différents contrats d’exploitation sont:
    – les compagnies payent toutes les dépenses de recherche, mais le gouvernement doit payer au pourcentage de sa participation (de 30 à 50% suivant les cas) les dépenses de développement et d’exploitation, soit cash, soit en empruntant aux compagnies intéressées. En retour il dispose du même pourcentage de l’uranium produit, dont les acheteurs fixent le prix et ne sont autres, en général, que les compagnies impliquées dans l’exploitation (La Lybie semble s’immiscer dans ces genres de transactions louches);
    – enfin, il existe une clause qu’en général les pays du tiers monde refusent d’accepter lors de la négociation de leurs contrats, qui garantit aux compagnies minières qu’au cas où d’autres compagnies devraient recevoir des clauses plus favorables dans le futur, celles-ci s’appliqueraient aux contrats précédemment conclus. La COGEMA, première sur le terrain, dispose quant à elle de la «clause de la compagnie la plus favorisée».
    Un endettement forcé
    Le Niger s’est engagé dans un développement de plus en plus soumis aux fluctuations des cours de l’uranium, avec un endettement croissant pour financer l’exploitation de cette matière et des investissements des installations.
    – remboursement de ses primes de participation dans l’exploitation;
    – emprunt de 700 millions (35 milliards de francs CFA, en 1980) pour la construction du chemin de fer qui relie Cotonou à Arlit, etc.
    – achat d’un avion Boeing 737 pour transporter l’uranium vers l’Europe (14 millions de dollars);
    – construction d’une centrale thermique au charbon près d’Arlit, pour approvisionner la cité minière et les unités de production en énergie;
    – et, en projet, construction d’un aéroport international et d’une base militaire en liaison avec l’ouverture de la SMTT, où la COGEMA détient 50 % des parts; etc.
    L’essentiel des matières premières nécessaires à l’extraction de l’uranium est importé. Par exemple, le soufre pour la fabrication de l’acide sulfurique, solvant de l’uranium, vient du gisement de Lacq en France. Pour produire une tonne d’uranium, 30 tonnes de matériaux divers sont ainsi importées, ce qui nécessite un va-et-vient de camions sur un trajet long de 1.700 km! Dépendance voulue par la COGEMA, qui s’est longtemps opposée au projet nigérien d’exploitation d’un gisement charbonnier et à la construction d’une centrale thermique adjacente pour alimenter la cité minière d’Arlit, préférant les importations de fuel qui pèsent si lourdement sur les économies du tiers monde. préserver ces intérêts pour le long terme, mais surtout, peut-être, d’organiser la production. La COGEMA a un contrat d’approvisionnement de 1.000 tonnes par an à partir de l’Afrique du Sud, en échange duquel elle investit dans le développement des mines d’uranium de ce pays. D’autre part, ce sont de très grandes quantités de ‘boue jaune’ qui arrivent en France en provenance d’Afrique pour y être transformées et enrichies pour obtenir du ‘Plutonium’ avant d’être réexportées vers tous les coins du monde l’Europe ; Inde, Israël, Pakistan, Afrique du Sud, Corée du Nord, Chine, Iran, Egypte et, dit-on aussi vers l’U.R.S.S. Faudra-t-il continuer à l’Afrique de développer une activité économique prohibée. La prochaine décennie au Moins: 70% de la production sont concentrés dans cinq pays africains, l’Afrique du Sud, les États-Unis, le Canada, I’Australie, dont 52% entre la Namibie, le Niger, le Gabon et, l’Algérie, le Maroc et le Sahara Occidental pour l’uranium à base de phosphates. Et il faut entre dix et quinze ans pour réaliser la mise en production de nouvelles installations d’extraction et de traitement de minerai d’uranium sur des gisements repérés. La seule exception concerne le Maroc, où l’on pourrait extraire dans un délai de quelques années un important tonnage d’uranium à partir de phosphates, car il s’est préparé de bonheur avec l’aide de la France. Le gouvernement français serait contraint de poursuivre la livraison d’armes au Maroc pour sa guerre au Sahara occidental tout en rejetant les résolutions de l’ONU pour son autodétermination en échange de l’uranium hautement stratégique contenu dans ses phosphates. Le feu roi Hassan s’en est déjà assuré. Le 1er juin, lors d’une conférence de presse, parlant de Mitterrand, il déclarait: «Il n’y a pas à craindre qu’il arrête les ventes d’armes. La France honorera ses engagements. (…) Nous lui fournissons l’uranium extrait des phosphates. La France construit des centrales nucléaires.. nous fournissons de l’uranium à partir des phosphates, la France construira des centrales nucléaire à ceux qu’ils en veulent et les approvisionnent en ‘plutonium.»
    Enfin, la France maintient toujours de fortes pressions économiques et militaires sur les pays d’Afrique, pour continuer à exploiter les mines africaines et exporter centrales et plutonium des pays comme la Corée du Sud (contrat de 13,7 milliards de F, rien que pour l’uranium!), Israël, le Pakistan et l’Inde. Serait-ce là les nouvelles relations Nord-Sud?
    Conclusion
    Continuer la politique nucléaire française en Afrique ressemblerait au choix du tout pétrole en Algérie… Elle impliquerait aussi le risque, en cas de déstabilisation du Niger, de retomber sous la domination d’un Cartel de multinationales plus modérés pour l’approvisionnement en uranium ou de tomber sous le couplet d’une OPEP africaine de l’uranium.
    Expert en énergie

    Algerian Society For International Relations
    Lire le Quotidien d’Oran du06/07/2009

    L’uranium nigérien est un enjeu majeur pour la politique énergétique européenne. Une fois la mine d’Imouraren ouverte, le Niger représentera plus du tiers des approvisionnements en uranium d’Area. L’Afrique fournie presque la totalité de la matière première pour l’électronucléaire français, la France de Sarkozy et sera encore plus que jamais dépendante seulement que de deux ou trois pays africains riches en minerai d’uranium. Le Président Nigérien Mamadou Tanja n’est pas aussi bête comme le pensent certains ‘chrono critiqueurs’, il est entrain d’attirer la France dans un piège appelé ‘ stratégie du buffle’ qu’avait déjà utilisé Chaka le roi des Zoulou pour détruire les armées anglaises en Afrique du Sud, il y’a de ça plus de deux siècles.
    Le Niger pourvoyeur de matière première pour l’industrie française du nucléaire L’uranium future source d’énergie potentiel de l’après pétrole réveille toutes les convoitises – celle de la France en particulier, dont 80 % de l’électricité est produite par les centrales nucléaires d’EDF. Dans ses voyages à l’étranger, Nicolas Sarkozy ne se contente pas de brader sa technologie du nucléaire « made in France » des réacteurs EPR de troisième génération et de les proposer aux pays arabes pour trois raisons essentielles: la première pour ouvrir une brèche sur le persistant problème israélo-palestinien et la deuxième pour vendre le matériel et la technologie du nucléaire français et enfin de vendre son surplus plutonium aux acquéreurs de centrales françaises et contrôler le nucléaire des PVD et élargir le champ de sa clientèle en ‘plutonium’. Dans les deux cas cités, la France cherche à prendre le contrôle de la chaine complète de l’exploitation du minerai à la production de l’électricité, chose que personne ne va accepter, déjà les russes sous la pression de l’Union européenne des Etats-Unis ont fait cette proposition à l’Iran, qu’il a rejeté. La France de Sarkozy a déjà une main mise sur tous les gisements de minerai d’uranium africain faisant d’elle la plus grande puissance mondiale du commerce et du trafic du ‘plutonium’. La France condamnée à supporter le fardeau énergétique de l’Europe des 27, résultat d’une politique népotiste et raciste (problème da l’adhésion de la Turquie à l’UE). L’Europe au sous-sol stérile aura besoin de beaucoup plus d’énergie pour pouvoir affronter les crises énergétiques qui se dessinent à l’horizon 2015, cette date c’est demain ou le pétrole n’aura plus d’égal prix. L’Europe orientale aura besoin d’un prêt de 1000 milliards d’euros pour relancer la construction d’infrastructures (réseaux routiers, de gaz d’eau et centrales nucléaires), cette somme colossale somme sera débloqué par les Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, malheureusement lorsqu’il s’agit d’une aide pour le développement de l’Afrique, le G20 dit ‘niet’. Avec ses 850 millions d’habitants, et des richesses inestimables, les pays riches veulent que l’Afrique reste à la traine. L’Afrique est marginalisée pour être riche de son sous-sol et de ses hommes, elle n’a pas le droit d’apporter sa contribution à la construction du monde de demain, bien que l’avenir lui appartient. L’Afrique comme l’appellent les Français ‘la grotte d’Ali Baba’, parce qu’elle approvisionne à bon marché le monde nantis de richesses, et plus particulièrement en énergie ‘tout venant’ (pétrole, gaz, houille, minerai d’uranium, solaire, bois pour la biomasse etc..), c’est en enfonçant les populations africaines dans la misère, le besoin, les confits et les guerres , que les européens pensent récupérer leur ‘nourriture’. Les ressources énergétiques de notre planète sont partagés en trois parts par les ‘forts’ : les Etats-Unis convoitent le Moyen-Orient qui recèle plus de 50% de l’énergie mondial, l’Union européenne convoite le sous-sol africain qui recèle lui 20% d’énergie (y compris le minerai d’uranium) et les russes le reste du gâteau entre autres ; l’Amérique latine et quelques petits pays éparses de la planète. La France que représente Nicolas Sarkozy, un émigrant, s’emploie aussi à parrainer des accords destinés à sécuriser l’approvisionnement du pays en uranium, nécessaire à la fabrication du combustible des cinquante-huit réacteurs français, mais aussi fabriquer du ’plutonium militaire’ pour le complexe militaro-industriel du nucléaire qui fabriques des armes de destruction massive les plus redoutables du monde. La France reste le fournisseur exclusif de plutonium militaire (hautement enrichi) des pays ‘rebelles’ au TNP les plus connus : l’Inde, le Pakistan et Israël. La France porte atteinte au Traité de Non Prolifération Nucléaire et aux Droits de l’Homme sous l’œil complice de l’AIEA.
    Le dépouillement des richesses africaines par la France Le président nigérien en exercice, Mamadou Tandja du Niger, part en guerre contre le dépouillement des richesses africaines par les européens. Pour attiser la révolte populaire contre la présence française au Niger, il a promis à son peuple, qu’il va mettre fin à tous les contrats français et fermer tous les sites miniers et cela en vue des prochaines élections présidentielles qui auront lieu à la fin de l’année 2009. C’est Areva une société française à caractère militairo-industriel, ciblée mondialement pour sa prolifération nucléaire et du trafic du ‘plutonium enrichi’ c’est aussi un leader mondial dans le commerce de ‘l’énergie de la mort’, Avéra fourni du plutonium à tous les pays non-signataires du traité de non proliférations nucléaire (TNP), et entre autres Israël la rebelle. L’implantation de la française Avéra à la frontière Algéro-nigérien est très contesté par la population nomade des Touaregs opprimée par le Gouvernement nigérien et les hommes armés par Avéra, une situation dramatique qui risque de se dégénérer en revendication territoriale. La France veut s’accaparer du plus grand gisement uranifère prolongé inter-frontalier (Algérie-Niger) du continent, la création d’il est temps que ces trois pays voisins du même continent se concertent pour prendre en charge ce problème, soit de nationaliser cette ressource, soit de fermer les sites miniers aux étrangers ? Le Niger peut grossièrement être divisé en deux zones : le Sud du pays, plus urbanisé, se concentre sur les rives du fleuve Niger et au tour de la capitale Niamey ; le Nord du pays correspond à de vastes territoires peuplés de populations nomades ou semi-sédentaires- notamment les Touaregs. L’Etat nigérien aidé par la France mène une guerre sans merci contre la population Touareg du Nord, ces derniers exigent au Gouvernement le partage équitable de la rente uranifère ou le départ des compagnies françaises qui exploitent anarchiquement les mines d’uranium qui ne fait que profiter aux français et aux proches du de Mamadou Tanja. La française Avéra, le géant mondiale de l’exploitation et du commerce du ‘plutonium’ est devenue très influent sur les régimes politiques de l’Afrique notamment sur ceux du ; Gabon, Mali, Niger, du Congo, cela se comprends que le sous sol de ces pays recèle de l’uranium, mais le flirtages de la France avec le Maroc cela se comprends du fait qu’au Sahara occidental (Polisario) le Maroc exploite du phosphate qui renferme de petites quantité d’uranium exploitables que les deux pays courtisent ensemble. Pour cela que la France voudrait faire échec à la résistance Sahraouie. L’uranium africain devient une hantise des français. L’Etat nigérien mène une guerre très intensifiée ces dernières années contre les Touaregs considérés comme rebelles parce qu’ils réclament leurs droits. Tout le monde sait ce que c’est la virulente colonisation française et ses retombées socio-économiques sur les pays africains après leur indépendance. La France et l’France deux signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire, profitent du vide juridique du TNP
    C’est alors que débarque Areva, fleuron du ‘nucléaire européen’ et le principal industriel de la France, l’ancienne puissance coloniale du Niger et de la région. Très rapidement, le spécialiste de l’enrichissement de l’uranium et le plus grand fournisseur de plutonium du monde jette son dévolu sur le Gabon et ensuite sur zone d’Arlit et tout dernièrement la mine géante d’Imouraren au Niger, ces gisements se prolongent à l’intérieur du territoire algérien non encore prospectés. Avéra compte produire plus de 3O% du combustible nucléaire mondial extrait du sous sol africain et contrôler 60% du trafic mondial du minerai d’uranium. Quatre-vingt pour cent (80 %) de e la consommation électrique française provient des mines d’uranium du Niger, alors que la population Touarègue à la lune. Le nucléaire ne représente environ que 5% de l’énergie mondiale alors qu’en France 80% de l’électricité produite est d’origine nucléaire, le nucléaire en France représente environ 41% de sa consommation d’énergie. La France exporte 50% sa de son énergie nucléaire et le Niger lui fourni 100% de la matière première. La France en manque d’énergie conventionnelle (pétrole, gaz, houille et uranium), veut rattraper son déficit en dépouillant l’Afrique de ses richesses uranifères et projette de détenir le quasi monopole du commerce international du plutonium ainsi que la livraison de centrales nucléaires. Dès l’aube de son élection à la présidence française, Sarkozy met en vente une cinquantaine de centrales nucléaire avec leur ‘savoir-faire technologique’ aux arabes et aux africains, de manière que ces pays ‘endormis’ deviennent tributaires de la France pour l’éternité, nos bidonvilles seront éclairés à la bonne humeurs des français, une nouvelle forme de domination coloniale.L’accord avec la République Démocratique du Congo intervient après la signature entre Areva et le Niger, début janvier, d’une convention minière stratégique pour le numéro un mondial du nucléaire. La mise en œuvre du permis d’exploitation d’Imouraren en ferait la deuxième mine du monde lors de son ouverture prévue en 2012. Elle permettra à Areva de faire passer sa production annuelle de 6 000 à 12 000 tonnes vers 2015 et permettra à la France de contrôler plus de 30% du commerce mondial du plutonium.
    Les Européens barons du trafic d’uranium africain L’uranium utilisé pour les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945 venait de la mine congolaise de Shinkolobwe. L’opération s’était effectuée dans le plus grand secret, à l’insu évidemment du parlement belge. Edgar Sengier (de nationalité anglaise), directeur de l’Union Minière du Haut Katanga, avait vendu 1200 tonnes de minerai d’uranium aux USA depuis 1939. En quelque sorte, le premier scandale de contrebande d’uranium congolais. La mine de Shinkolobwe est située dans la province du Shaba (ex-Katanga) dans l’extrême-sud du pays et se trouve au centre d’un filon uranifère long de 400 km. Elle a été fermée officiellement par décret présidentiel en janvier 2004, et les puits ont été recouverts de couvercles en béton, mais l’exploitation se poursuit de manière frauduleuse par la filière de trafic ‘franco-britannique’ qui aliment clandestinement en bâtonnets d’uranium les centrales nucléaires militaro-industrielles d’Israël, de l’Inde et du Pakistan. Plus de 100 barres d’uranium aussi bien qu’une quantité inconnue d’uranium ont disparu du centre nucléaire de Kinshasa dans le cadre d’un vaste trafic. Rappelez-vous que le ‘Yellow cake’* du uranium du Niger, qui a été utilisé comme prétexte pour faire la guerre à l’Irak. Le vol de l’uranium africain par les européens est une arme à double tranchants pour les pays su Sud sans défense! Rappelez-vous le ‘Yellow cake’ du uranium du Niger, qui a été utilisé comme prétexte pour faire la guerre à l’Irak. Le ‘Yellow-cake’ : littéralement « gâteau jaune », ce terme désigne un précipité chimique (sous forme d’uranate de magnésium, de sodium, d’ammonium ou sous forme de peroxyde d’uranium) ayant l’aspect d’une poudre ou d’une pâte jaune. Ce précipité contient environ 75 % d’uranium et peut-être fabriqué dune manière artisanale sur le site même de la mine, avec un minimum d’équipement. Alors vous voyez qu’il est facile de fabriquer l’arme ‘nucléaire du pauvre’ à partir de rien. Il est temps que les États-Unis et leur alliées abandonnent des sujets tabou comme le nucléaire iranien et dévoilent leur grande préoccupation de la convoitise des ressources énergétiques de la planète, peut-être ils recevront de l’aide pour sortir du bourbier.
    Les gisements d’uranium se tariront bientôt Après vingt ans de sous-investissement, au vue à l’horizon d’une pénurie sans précédent de pétrole approche, la renaissance du nucléaire relance la chasse française aux gisements africains, et les tensions s’exacerbent sur le marché de l’uranium entre les puissances en quête d’énergie. Les stocks militaires recyclés en combustible pour centrales dans le cadre des politiques de désarmement s’épuisent en effet au moment où les pays émergents (Chine, Inde, Russie…) développent leur parc électronucléaire. Y a-t-il pénurie en vue ? « Au rythme actuel de la consommation, les ressources uranifères identifiées approvisionné l’industrie que dans un temps relativement de deux décennies seulement pour ne produire que l’électricité. Un optimisme dénoncé qui jugent que le monde manquera totalement de ressources conventionnelles, largement surestimées qui, s’épuiseront vers 2030.
    Les Droits de l’Homme bafoués Depuis une déclaration de l’ONU datée de septembre 2007, la communauté internationale a reconnu aux peuples nomades du Sahara – Touaregs compris- le droit d’occuper les territoires du Nord du Niger. Les Nations unies ont également institué le droit à la propriété pour ces populations et des missions onusiennes sont sur place. En tant qu’éminent membre des Nations unies, la France a signé cette déclaration, ses soldats font partie en même tant partie des missions au Tchad et au Niger et répriment en même tant la population Touarègue. La France ‘bafoue’ totalement les droits de l’homme, le Gouvernement nigérien quant à lui il continu sa razzia contre les populations Touarègues. Areva est en partie responsable du conflit entre Niamey et les touaregs car « l’entreprise française a fait exproprier des terres qui appartenaient aux tribus nomades » et les travailleurs autochtones de la mine sont réduits à l’esclavage. Le Gouvernement nigérien et l’entreprise française Avéra sont responsable de la mort des ouvriers de la mine et de la prolifération des maladies dites ‘nucléaires’ et responsables aussi des graves retombées radioactives sur le territoire algérien, libyen et malien et enfin ils sont responsables de l’accélération de la désertification de l’Afrique septentrionale. L’entreprise Avéra et les autorités de Niamey ont en effet expulsé des villages entiers manu militari pour satisfaire les besoins de l’entreprise française. Une plainte a été déposée par une association Touarègue et une ONG allemande semble-t-il ?
    Le président nigérien en exercice, Mamadou Tandja, encourage ces expropriations illégales sous la pression des français d’Avéra, bien introduits dans les rouages politiques de l’Etat nigérien. La française Avéra sponsorise, les conflits et le terrorisme dans cette région subsaharien pour nuire l’Unité africain et créer des entraves aux projets socio-économiques du NEPAD.
    Une pollution durable et sans remède En plus de faire expulser des populations pauvres de leurs territoires, Areva pollue et assèche tout un pays et ses voisins. Sur le plan écologique, l’exploitation d’une mine d’uranium demande beaucoup d’eau pour le lavage. Comme toutes mines d’uranium du Sahel, le lavage de cette grande quantité de minerai d’uranium d’Arlit ou d’Imouren nécessite beaucoup d’eau, Areva compte exploiter les nappes phréatiques fossiles, un patrimoine de l’humanité, asséchant par conséquent les réserves en eau de la région (la nappe d’eau fossile traverse aussi le territoire algérien). L’entreprise française et le Gouvernement nigérien, négligent les conséquences politiques qui pourraient se dégénérer en conflits armé et/ou en révolte populaire. Entre temps la contamination radio active par le radon-222 persiste sur les régions du ‘Hoggar’ et du ’Touat’ en territoire algérien, sans que les autorités algériennes ne s’inquiètent pour mettre fin à ce désastre. La France a toujours été à l’origine de la mort administrée par radioactivité de milliers d’Africains entre autres beaucoup d’Algériens au Sahara sont mort dans l’anonymat, le dénombrement des victimes du génocide français au Niger, au Gabon et au Congo, reste un secret d’Etat. Le lobby mondial du nucléaire dont l’AIEA en fait partie prenante a toujours affirmé que les effets de la radiation du minerai d’uranium africain sont faibles et trop infimes pour être étudiés, afin d’indemniser toute la population africaine et de fermer les mines africaines. Alors, que l’OMS recommande, comme « raisonnables » des « opérations de dépollution » aussi invraisemblables que celle consistant à récupérer des milliers de milliards de particules radioactives invisibles répandues sur des centaines de kilomètres carrés de territoire et mélangées avec des centaines de milliers de tonnes de terre !. On a donc extrapolé à partir des effets observés après une irradiation. La liste des maladies ouvrant droit à l’indemnisation sera ’inspirée’ de celle établie par l’instance onusienne, le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER). Cette liste, qui compte 18 maladies (cancers de la thyroïde, des poumons, du sein, leucémies…). Selon le ‘commun accord’ de 1957, l’’OMS accepte l’accord avec l’AIEA, selon lequel « chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord). » C’est cette obligation de « commun accord » qui permettra à l’AIEA d’empêcher presque tous les efforts de l’OMS dans le domaine des rapports entre santé publique et radiation. Une. L’été dernier, le directeur d’Areva au Niger, Dominique Pin, avait été expulsé du pays à la suite de différends entre le groupe et le pays. Par ailleurs, Areva a obtenu l’agrément du gouvernement pour lancer le projet d’exploitation du gisement d’Imouraren et étendre son périmètre d’exploration, confirmant ainsi sa position d’opérateur minier au Niger pour les décennies à venir. La population Touarègue reprend les armes pour lutter contre le dépouillement des richesses africaines par la française Aréva et le gouvernement. Avec un investissement prévu de plus de 1 milliard d’euros (près de 650 milliards de FCFA), le site d’Imouraren constituera le plus grand site polluant du monde et le deuxième projet industriel minier jamais envisagé au Niger, le plaçant au deuxième rang mondial avec une production de près de 6000 tonnes d’uranium produites annuellement.
    Conclusion Pour ses besoins en énergie la France utilise 81 millions de tep/an. La production française annuelle d’électricité s’élève 450,6 tétra watts/h (TWD), dont 356, 2 TWD d’origine nucléaire à base de minerai Nigérien La France commercialise aussi 50 % de son énergie produite par ses centrales nucléaires sur le réseau de l’Union européenne. En faisant la conversion en dollars on s’aperçoit que pas moins de 51,03 milliards de dollars sont raflés par la française Aréva chaque année du sous-sol Nigérien en échange quelques fois contre une aide alimentaire pour la population affamée. *tep (tonne équivalent pétrole) Expert en énergie
    Algerian Society For International Relations

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