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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Mieux connu, l’Ouganda pourrait attirer plus d’investisseurs

Mieux connu, l’Ouganda pourrait attirer plus d’investisseurs

(Africa Diligence) Pays d’Afrique orientale, l’Ouganda possède au moins trois principaux atouts de puissance: espace stratégique, population dynamique et richesses naturelles. Pour les experts en intelligence économique d’Africa Diligence, ce pays pourrait attirer plus d’investisseurs s’il était mieux connu.

En 2013, la croissance ougandaise a été de 5,6 %, soutenue par les investissements publics (mise en œuvre rapide de la construction de routes et mise en service de la centrale hydroélectrique de Bujagali) et la consommation privée. Plusieurs secteurs ont connu des résultats positifs : + 4,8 % pour les services, + 1,4 % pour l’agriculture et + 12 % pour les exportations de café en 2013. Enfin, l’industrie a progressé de + 6,8 %. Le secteur des services (représentant 50 % du PIB), notamment les télécommunications, a été particulièrement dynamique. La croissance restera forte en 2014, portée par ces mêmes facteurs.

Les dépenses d’investissement public pour le développement de projets d’infrastructures agricoles, énergétiques (centrale hydroélectrique de Karuma) et routières (autoroute reliant Kampala à Entebbe) devraient continuer de croître. Le plan de diversification de l’économie « Vision 2040 » a été lancé en avril 2013. Il prévoit des investissements substantiels dans les secteurs des transports (aérien, maritime, routier, ferroviaire), de l’énergie (électrique principalement), de l’agroalimentaire et des sciences, afin de favoriser l’innovation.

L’exploitation des gisements de pétrole dans la région du lac Albert a été repoussée et ne devrait commencer qu’en 2018. Les produits agricoles, le café en particulier (16 % du total), occupent une part prépondérante dans les exportations ougandaises. Le pays commerce essentiellement avec ses voisins frontaliers, à cause de son enclavement. Plus de 40 % des exportations sont en effet à destination du Kenya, du Rwanda, de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Soudan.

L’inflation a chuté en 2013, sous l’effet d’une politique monétaire restrictive de la banque centrale, pour atteindre l’objectif à moyen terme de 5 %. En raison du financement des projets d’infrastructures, le déficit budgétaire se creusera en 2014. Les assiettes étant très étroites, les recettes fiscales sont parmi les plus faibles de la région (12 % du PIB). Les réformes de la politique fiscale et de l’administration fiscale (suppression d’exemptions de TVA ; taxation des paiements par mobile ; taxations supplémentaires sur les cigarettes, le kérosène, les carburants et l’enregistrement de véhicules) devraient permettre un regain de recettes en 2014, dans des proportions toutefois insuffisantes pour compenser l’importante hausse des investissements. La dette restera cependant viable.

Le déficit courant du pays est élevé et continuera de s’accroître en 2014. Cette évolution s’explique par l’importante hausse des importations. Celle-ci est essentiellement imputable à la réouverture des voies de transport du Kenya ainsi qu’aux investissements dans le développement de projets d’infrastructures, notamment dans le secteur pétrolier. Les exportations devraient continuer à progresser également, bien qu’à un rythme moindre. Une large partie de ce déficit sera financée par les IDE, si bien que l’endettement extérieur du pays devrait rester stable en 2014.

Bien que peu développé, le système bancaire est solvable, liquide et rentable. En conséquence de l’augmentation des créances douteuses, des mesures de surveillance du risque ont été prises par la banque centrale.

Les importantes découvertes de pétrole faites en 2006 sont susceptibles de sensiblement augmenter les projections de croissance économique, de stimuler l’industrialisation et de transformer l’Ouganda en un pays exportateur de pétrole et ce, à grande échelle. Dans le budget national 2013-2014, 40 % des fonds sont réservés à des projets d’infrastructures, tels que des routes, et l’augmentation de la production d’électricité au plan national en vue d’attirer les investissements manufacturiers connaît un important regain d’intérêt.

(Avec la Banque mondiale, le FMI, la CIA et Coface)

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