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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Pourquoi la croissance africaine attire les Etats-Unis

En Afrique du Sud où elle terminait sa tournée africaine entamée le 31 juillet 2012, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a clairement exprimé la volonté des Etats-Unis de saisir les opportunités offertes par la forte croissance économique du continent. Mais qu’est-ce qui attire vraiment Washington ?

Les Etats-Unis ont l’intention de tirer profit de la croissance économique en Afrique, et particulièrement en Afrique du Sud. C’est en tous cas ce qu’a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, en visite au pays de Mandela : « Si on regarde l’Afrique, on y voit une énorme croissance économique alors que l’économie mondiale est toujours en difficulté. Sept des dix économies qui progressent le plus vite dans le monde sont dans cette région », selon Le Figaro, devant deux cents hommes d’affaires sud-africains et américains réunis à Johannesburg. Et d’ajouter : « Ces marchés émergents représentent d’énormes opportunités pour le commerce et l’investissement américains ».

En effet, selon un rapport du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) datant de mai 2012, entre 2004 et 2008, les économies africaines ont crû en moyenne de 6,5 % par an. Et, même si la crise mondiale a entraîné un ralentissement en 2009 à 2,7 %, dès 2010, l’Afrique subsaharienne a renoué avec de forts taux de croissance, supérieurs à 5% (5,4% en 2010, 5,2% en 2011). Pour 2012, les prévisions annoncent une nouvelle fois un taux supérieur à 5%. Autrement dit, l’Afrique devient l’eldorado des investisseurs et les Américains ne veulent surtout pas manquer le coche.

L’Afrique du Sud est le principal partenaire économique de Washington sur le continent, avec des échanges annuels évalués à 17,8 milliards d’euros. Cela fait des Etats-Unis le second partenaire commercial de Pretoria, derrière la Chine, et le troisième investisseur direct étranger après le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

Selon Perspectives Economiques en Afrique, le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique du Sud a progressé de 2,9% en 2010 et de 3,1% en 2011. Pour 2012, les prévisions annoncent 2,8% de croissance économique, et 3,6% en 2013. Même si ces données n’ont rien d’extraordinaire, cela n’empêche pas l’Afrique du Sud d’être en bonne santé économique et promise à un bel avenir : « Ces vingt prochaines années, l’Afrique du Sud fera de grands investissements dans les infrastructures, ce qui créera de nouvelles opportunités pour les entreprises américaines dans l’énergie, les transports et les technologies de communication, et cela se traduira par plus d’emplois pour les Sud-Africains et chez nous », a en effet signalé Hillary Clinton. L’Afrique du Sud, qui compte bien faire jouer la concurrence entre les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Europe, semble destinée à un avenir économique radieux.

(Avec Renaud TOWE)

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