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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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RFI : Guy Gweth analyse la concurrence entre Américains, Européens et Chinois en Afrique

Dans une interview accordée le 24 juillet 2012 à Radio France Internationale (RFI), le fondateur de la première agence d’intelligence économique d’Afrique centrale a livré quelques clés pour comprendre les contours de la concurrence entre Européens, Américains et Chinois en Afrique. Guy Gweth était interviewé par Jean-Pierre Boris au sortir du Vè Sommet Chine-Afrique tenu à Pékin du 19 au 20 juillet 2012.

Pour Guy Gweth, « la décision de Pékin de doubler les crédits à l’Afrique est un acte fort pour deux raisons : la première raison est liée à la conjoncture interne : à l’automne 2012, l’organe suprême du parti communiste chinois va renouveler les 350 membres qui vont présider au destin de la Chine pour les 10 prochaines années. Le fait que Xi Jinping, futur président et Li Keqiang futur premier ministre ont activement participé à cette décision montre que la diplomatie du prochain exécutif chinois en Afrique s’inscrira dans la continuité. Pour les Africains, la stratégie de Pékin est donc  plus claire que jamais.

« La deuxième raison est liée à la conjoncture internationale.  D’abord, l’Europe : travaillée par la crise de la zone euro, le vieux continent, de moins en moins capable de parler d’une seule voix, se replie chaque jour davantage sur lui-même, réduisant progressivement ses engagements vis-à-vis de l’Afrique et laissant le champ libre au duo Chine-Etats-Unis pour piloter la marche du monde.

« Ensuite, l’espoir suscité en Afrique par l’entrée d’un Africain-Américain à la Maison-Blanche a été douché par un Barack Obama absorbé en interne par l’assurance maladie et le chômage, et à l’international par la crise économique et financière, la normalisation des relations avec le monde arabo musulman et la recherche d’un équilibre stratégique avec le géant chinois. Obama est le président américain qui a le plus snobé l’Afrique au cours des 30 dernières années: deux pays africains visités en quatre ans contre 18 pour son homologue chinois Hu Jintao en six ans ! »

C’est dans ce contexte que Pékin a choisi de doubler l’aide et les crédits sans condition à l’Afrique ; aide qui, selon Guy Gweth, sont « des armes de persuasion massive aux mains de Chinois (…) Dans un couple, lorsque l’époux est excessivement attentionné, l’épouse s’attend à fournir une contrepartie…»

Le fondateur de Knowdys s’appuie sur l’affaire dite de l’autoroute Douala-Yaoundé pour montrer que l’affrontement entre Chinois et Européens est désormais ouvert et porté sur la place publique.

De 2009 à 2011, les investissements directs chinois ont bondi de 60 pour atteindre 14,7 milliards USD au quatrième trimestre 2011. Pour Guy Gweth, « ces investissements sont essentiellement dirigés vers les pays riches en matières premières. Dans ces pays, poursuit-t-il, les taux de chômage des moins de 30 ans sont parmi les plus élevés au monde. » Alors que les révolutions arabes sont encore présentes dans les mémoires, les dirigeants africains ont intérêt à désamorcer cette bombe en exigeant l’embauche de salariés locaux et la transformation sur place de certaines matières premières comme le fait Ali Bongo au Gabon, tout en insistant sur la responsabilité sociale et sociétale de ces entreprises.

Pour Guy Gweth, « la concurrence triangulaire que se livrent Américains, Européens et Chinois en Afrique a pour cible principale les matières premières. » Le fondateur de Knowdys note que « l’opinion publique ignore qu’une partie des aides et des crédits octroyés par la Chine prennent la forme d’infrastructures financées par le contribuable chinois, construites par des salariés majoritairement chinois qui émargent au sein des 2000 entreprises chinoises présentes en Afrique. Parce que leurs dirigeants ne le disent pas, les citoyens africains ignorent également que certains prêts sont remboursés par des barils de pétrole, des gisements de minerais ou des terres arables. Très peu d’analystes ont exploré l’impact de ce troc sur les économies africaines et sur les générations futures. »

Spécialiste de l’intelligence économique, des relations internationales et du management stratégique, Guy Gweth livre régulièrement des analyses à haute valeur ajoutée aux médias internationaux tels que Les Afriques, Africa 24, Ecofin, Commodesk, Grioo, Icicemac et RFI.

 Linda Marshall

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