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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Risque de crise alimentaire dans les pays du printemps arabe

Les baisses de production de céréales aux Etats-Unis et en Russie menacent sérieusement la sécurité alimentaire en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, dans les pays fragilisés par le printemps arabe dont la Libye, Égypte et la Tunisie, d’après le cabinet de conseil londonien Maplecroft.

« La région reste classée à risque élevé en raison des récoltes réduites aux Etats-Unis et en Russie [en raison de la sécheresse], dans la mesure où ces pays dépendent toujours étroitement des importations de céréales et sont, par conséquent, vulnérables aux fluctuations du marché », estime le cabinet de conseil dans son index annuel des risques pour la sécurité alimentaire publié le 10 octobre 2012, le Maplecroft.

Les pays les plus exposés dans la région sont le Yémen et la Syrie, respectivement aux 15e et 16e rangs de l’indice, ainsi que l’Irak (54e) et la Libye (58e), classés à « hauts risques ». L’Egypte (71e) et la Tunisie (100e) sont considérées comme à « risques moyens ».

« Un environnement favorable aux troubles sociaux »

« Les raisons qui ont conduit au printemps arabe étaient multiples et complexes y compris une colère de longue date de la population contre le haut niveau de corruption gouvernementale et la répression de l’opposition politique », rappelle la présidente de Maplecroft, Alyson Warhurst. Mais, poursuit-elle, « quand ces facteurs se combinent à l’insécurité alimentaire, due à une flambée des prix mondiaux, se crée un environnement favorable aux troubles sociaux et aux changements de régime ».

Quatre pays d’Afrique figurent en tête de l’indice, et sont jugés à « risques extrêmes » – Somalie, République démocratique du Congo, Burundi et Tchad – avec Haïti au 3e rang. « 75 % des pays du continent sont classés à risques ‘extrêmes’ ou ‘élevés’, note Maplecroft. La pauvreté alliée aux conflits armés, aux désordres civils, sécheresses, déplacements de population et mauvaise gouvernance se combinent pour créer les conditions [favorables] à une crise alimentaire. »

Selon le dernier rapport sur l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde (SOFI 2012), présenté le 09 octobre 2012 à son siège de Rome par l’Agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), 868 millions de personnes souffraient de « faim chronique » dans la période 2010-2012 (contre 925 millions en 2010). Sur ce total, 234 millions vivent en Afrique subsaharienne.

(Avec AFP)

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