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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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SAM : Knowdys Consulting Group à la 3ème conférence de la Société Africaine de Management

SAM : Knowdys Consulting Group à la 3ème conférence de la Société Africaine de Management

[Africa Diligence] Knowdys Consulting Group était représenté à la 3ème Conférence de la Société Africaine de Management tenue du 28 au 31 mai, à Douala, par le professeur Ababacar MBENGUE, son CEO. Pour ce dernier, « Le problème du continent africain n’est pas le sous-développement –qui n’est qu’un symptôme– mais le sous-management».

Le travail de la Société Africaine de Management (SAM) qui a débuté à Dakar en 2013, s’est continué à Cotonou en 2014 avant de se poursuivre à Douala en 2015, consiste à regarder localement quels sont les problèmes, à les analyser de manière méthodique, en profondeur et sous plusieurs angles, et à proposer des solutions endogènes aux problèmes de management en Afrique.

Pour Ababacar MBENGUE, premier Agrégé d’Afrique noire, en sciences de gestion, des Universités françaises, « ce qui est attendu de la série des conférences africaines de management, c’est d’apporter des solutions durables, bien réfléchies, aux problèmes de fond qui se posent aux économies africaines et qui sont, en grande partie, des problèmes de management ».

Les conférences africaines de management, souligne le CEO de Knowdys, sont à prendre très au sérieux, car ce que fait la SAM, à travers ces conférences, va beaucoup apporter au continent africain : « Nous ne sommes pas dans l’éphémère, ni dans le folklore ni dans le verbiage. Nous sommes dans une démarche méthodique dont le socle est constitué de 3 piliers : 1) nous avons des objectifs extrêmement ambitieux ; 2) nous avons une détermination sans faille ; et 3) nous nous donnons tous les moyens d’élaborer les meilleures solutions imaginables aux problèmes de management en Afrique en nous mettant en situation d’apprentissage constant. »

La « Société Africaine de Management est une organisation scientifique internationale dont l’acte fondateur a été posé à Saint-Louis du Sénégal le 19 mai 2012 par un groupe de chercheurs en management (stratégie, finance, marketing, organisation, gestion des ressources humaines…) basés en Afrique et dans le reste du monde.

La mission fondamentale de la SAM est de promouvoir la recherche et d’améliorer les pratiques et la formation en management en Afrique. Elle vise à constituer un lieu de réflexion, de production, d’échange et de diffusion de connaissances pour tous les acteurs intéressés par le management en Afrique (chercheurs, décideurs publics et privés, partenaires au développement, formateurs, étudiants…) ; à formuler des propositions à la pointe de l’innovation sur les pratiques, la formation et la recherche en management en Afrique ; à contribuer au développement et à la diffusion d’approches africaines pour penser le management et piloter les organisations ; à aider les acteurs en Afrique à relever les défis immenses du management des compétences dans un « monde de la connaissance ».

La Rédaction

RAPPORT GÉNÉRAL DE LA TROISIÈME CONFÉRENCE AFRICAINE DE MANAGEMENT

L’an de grâce deux mille quinze, du vingt-huit au trente Mai, s’est tenue à l’Université de DOUALA au Cameroun, la troisième Conférence Africaine de Management sur le thème « Servir l’Afrique par le Management ».

On a souvent coutume de dire « jamais deux sans trois ». Cette affirmation s’est encore vérifiée dans la mesure où, la troisième Conférence Africaine de Management fait suite à la deuxième, organisée à l’Université Abomey-Calavi de COTONOU au Bénin en Mai 2014. Si la thématique de ces deux rencontres scientifiques est restée la même, il n’en demeure pas moins vrai que le contexte socio-économique africain a connu quelques mutations entre 2014 et 2015. Bien que le panorama de problèmes auxquels est confronté le continent africain n’ait pas fondamentalement été modifié, il reste que de mai 2014 à mai 2015, sur le plan sociopolitique, la fièvre Ebola a fait des ravages dans plusieurs pays du continent, la Secte islamiste Boko Haram a fortement perturbé la paix sociale et perpétré des nombreux meurtres dans au moins quatre pays africains, les violences xénophobes sont réapparus dans un grand pays du Continent, au moins deux pays de la sous-région ouest-africaine ont vu leur régime politique basculer, suite à une élection démocratique dans l’un, et une révolte populaire dans l’autre.

Toujours dans le registre sociopolitique, les douze derniers mois ont été marqués par la disparition de plusieurs migrants africains en mer méditerranée, et le nom de Lampedusa est certainement resté gravée dans la mémoire de beaucoup d’Africains.

Sur le plan économique, les douze derniers mois se sont distingués par la déprime des cours des matières premières et l’évolution défavorable des cours du pétrole pour les pays producteurs africains. Toutefois, malgré cette conjoncture, l’Afrique au cours de ces douze derniers mois est restée une des régions les plus dynamiques du monde, avec une progression du PIB de 4,5 %.

C’est donc dans ce contexte sociopolitique et économique contrasté que les travaux de la troisième Conférence Africaine de Management (CAM) se sont ouverts le Jeudi 28 mai 2015, dans l’Amphi Joseph Tchuidjang Pouemi de l’Ecole Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) de l’Université de Douala, avec pour but de formuler des réponses à la question de savoir comment servir l’Afrique par le Management.

La Cérémonie d’ouverture qui a débuté à 10 heures, était présidée par Monsieur Joseph NDINDA, Conseiller technique du Recteur de l’Université de Douala, représentant le Recteur empêché. Comme il est de tradition, cette cérémonie d’ouverture a donné l’occasion aux collègues du pays hôte, de souhaiter la bienvenue à la centaine de participants venus des différentes Universités Africaines, mais également de plusieurs Universités françaises. Prenant la parole au cours de cette cérémonie d’ouverture, le Président de la SAM, le Professeur Ababacar MBENGUE, a relevé que les travaux de Douala réaffirment et consolident une des spécificités des CAM à savoir, l’organisation des Séminaires doctoraux. Il a également mentionné que les travaux de Douala, consacrent le partenariat initié entre la SAM et l’Association Internationale de Management Stratégique (AIMS), notamment avec la présence à cette Conférence, de son Président entrant, le Professeur Philippe MONIN. Cette cérémonie d’ouverture a donc permis de planter le décor de trois jours de travaux, dont les principales articulations ont été les suivantes :

– La table ronde « témoignages » ;
– Les travaux en atelier ;
– Le séminaire doctoral ;
– L’atelier méthodologique.

I- La table ronde « témoignages »

L’objectif de cette deuxième articulation des travaux de la Conférence était de répondre à la question de savoir qu’elle pourrait être la contribution des Établissements d’Enseignement Supérieur au développement de l’entreprise en Afrique. Autour du Professeur Alexis NGANTCHOU qui en assurait la modération, ce sont retrouvés les Professeurs Seydou SANÉ de la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de l’Université Gaston Berger du Sénégal, Serge BAYALA de l’Université Ouaga II au Burkina- Faso, Maurice FOUDA ONGODO de la Faculté des Sciences économiques et de Gestion Appliquées (FSEGA) de l’Université de Douala, Jean François NGOK EVINA de l’École Nationale Supérieure d’Enseignement Technique (ENSET) de l’Université de Douala, et Raphael NKAKLEU de l’Ecole Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales (ESSEC) de l’Université de Douala. L’occasion a été donnée à chacun de ces acteurs, de partager son expérience du Management des Institutions Universitaires en Afrique. De ces différentes interventions, deux constats peuvent être tirés :

– Premièrement, autant les défis et les contraintes sont les mêmes d’un Établissement à l’autre, autant chaque Établissements fait face à des challenges spécifiques qui nécessiteraient des solutions particulières. En effet, d’une part, l’accroissement de la population estudiantine, le manque de moyens financiers, la pénurie d’Enseignants et le déficit infrastructurel sont autant de caractéristiques communes à tous les établissements d’enseignement supérieur en Afrique. D’autre part, les problèmes comme l’intégration du principe d’équilibre régional dans la sélection des candidats, la pression des délais imposés par différentes administrations tutélaires, la contrainte d’âge limite d’entrée à la Fonction publique, les fortes exigences des bailleurs de fonds internationaux en matière de production des indicateurs, se posent spécifiquement à certains établissements et les solutions pour les résoudre sont individuelles ;
– Deuxièmement, ces contraintes et ces défis ne sont pas une fatalité. Les pistes de solutions suivantes ont été envisagées et certaines sont déjà efficacement mises en œuvre : la mutualisation des ressources, le développement des échanges interuniversitaires, la densification de la mobilité des Enseignants et des étudiants, la redéfinition des offres de formation, la promotion des partenariats avec les entreprises et les Établissements d’Enseignement Supérieur privés.

Cette table ronde a permis de réaffirmer l’idée selon laquelle, les Établissements d’Enseignement Supérieur sont des entreprises à part entière. Par conséquent, pour servir l’Afrique par le Management, l’Enseignant-Chercheur devrait d’abord manager efficacement sa Faculté ou son École.

II- Les travaux en atelier

Les travaux en atelier ont constitué la troisième grande articulation de cette Conférence. Ils se sont déroulés durant toute l’après-midi et une partie de la soirée du Jeudi 28 mai 2015, simultanément dans les quatorze ateliers initialement prévus pour cette activité. Sur les 65 communications attendues, 35 ont été effectivement présentées. Les thèmes abordés font ressortir une taxonomie tripartite des problèmes suivante, en lien avec la thématique centrale de la conférence :
– Premièrement, les problèmes de financement : les organisations africaines, aussi bien les TPE, PME que les grandes entreprises ont des sérieux problèmes de financement. Cette problématique a été traitée aussi bien du côté de l’offre de financement que du côté de la demande de financement ;
– Deuxièmement, les problèmes de capacités managériales : la gestion des différentes ressources, la gestion de l’information, la gestion de l’innovation, l’évaluation des différents types de performance, la gouvernance d’entreprise, les leviers de l’émergence, voilà autant de sujet qui aurait un dénominateur commun à savoir l’absence de capacités managériales adaptés ;
– Troisièmement, les problèmes originaux, spécifiques au contexte africain. Dans cette catégorie, des problématiques plus rafraichissantes à l’instar de du comportement compétitif des taxi-moto, la gestion des bar-restaurants, la gestion de structure hospitalière dans un contexte de pays en voie de développement…
Il est à noter que la majorité des communications cadrait avec le thème de la Conférence, dans la mesure où, elle mettait en exergue un problème qui se pose dans les organisations africaines, et elle proposait des solutions en lien avec les connaissances de management.

III- Le séminaire doctoral

Le séminaire doctoral se situe au cœur de la troisième CAM, d’une part parce qu’il a s’est tenu le deuxième jour, le vendredi 29 Mai 2015, et d’autre part parce qu’il a mobilisé l’ensemble des participants, suscitant de ce fait une diversité des points de vue, de nature à enrichir les projets de thèse présentés. Sur le plan des statistiques, 39 projets de thèse ont été présentés simultanément dans les quatre ateliers, étant entendu que, contrairement à ce qui avait été initialement prévu, l’atelier Finance a été éclaté en deux. On a donc finalement eu un atelier Comptabilité, un atelier Entrepreneuriat/HRM/Stratégie et deux ateliers Finance. En moyenne, chacune des présentations a duré trois quarts d’heure, le premier quart d’heure étant réservé à la présentation du candidat, et les deux derniers à la discussion avec les membres du jury et dans certains cas, avec l’assistance.

S’agissant du contenu, trois principaux constats se dégagent de la présentation des projets de thèses :

– Premièrement, les trois quart des projets sont encore en phase de construction d’une problématique, bien que pour la plupart, ils soient déjà rendus à la deuxième année de thèse ;
– Deuxièmement, les trois quart des projets de thèse ont des lacunes téléologique et axiologique, en ce sens que leur finalité et leur valeur ne sont pas clairement mises en exergue. A ce sujet, il est à noter que l’absence de problème à la base du questionnement est récurrente dans les projets de thèse présentés ;
– Troisièmement, une grosse moitié des projets de thèse présentés, souffre soit d’une absence de cadre théorique adapté, soit d’un défaut de contextualisation, quand bien même le cadre théorique est mentionné.

Les solutions qui ont été proposées dans les différents ateliers convergent. Il s’agit précisément de renforcer les capacités d’encadrement des thèses, d’organiser de manière régulière les séminaires doctoraux, de présenter son travail à chaque fois que l’occasion est offerte et de communiquer fréquemment, via Internet, avec les membres des différents jurys présents à cette troisième CAM.

IV- L’atelier Méthodologique

L’atelier méthodologique est une tradition à la CAM. Pour cette dernière articulation de la Conférence de Douala, le casting des intervenants était constitué des Professeurs Philippe MONIN, Ababacar MBENGUE et Birahim GUEYE. Le Professeur Jean-Max KONO ABE, assurait la modération.

Prenant la parole en premier, le Professeur Philippe MONIN, dans un premier temps, a donné son point de vue sur les travaux, en tant qu’observateur externe ayant une longue et riche expérience dans le processus d’évaluation et de publication des articles scientifiques. Il a particulièrement mentionné la richesse du contexte africain, qui offre de nombreuses possibilités aux chercheurs africains, de traiter des problématiques originales et intéressantes, simplement parce qu’elles sont exclusives à l’Afrique. C’est le cas par exemple des multiples activités relevant de l’économie informelle, des conséquences de la famille sur la vie de l’entreprise, de l’agriculture et de l’influence de l’ethnie dans le Management d’une organisation.
Dans un deuxième temps, le Professeur Philippe MONIN a présenté les principales attentes des rédacteurs à l’endroit d’un papier qui doit être publié dans la Revue M@n@gement. Sur ce point, il ressort de son intervention que, le manuscrit doit être une œuvre d’art. Il doit être adressé à une communauté qui peut être considéré comme le clan de l’auteur du papier. Le Professeur MONIN a également présenté les principales causes de rejet des papiers dans la Revue Management. Il s’agit principalement du manque d’originalité du sujet traité, du manque de maturité, de sérieux et de finesse dans le style rédactionnel. Sur ce dernier point il a insisté sur la présentation exhaustive des références bibliographiques.

Dans un troisième temps, le Professeur MONIN a clairement affirmé la préférence de la Revue M@n@gement pour les méthodes qualitatives. C’est d’ailleurs une tendance générale, dans la mesure où, d’une part, la proportion des travaux qui suivent ces méthodes a nettement évolué ces dernières années dans toutes les grandes Revues, et d’autre part, les exigences de publication d’un papier qui emprunte une méthodologie quantitative se sont renforcées.

Le deuxième intervenant, le Professeur Ababacar MBENGUE, a axé son intervention sur la nécessité de développer une épistémologie du Management en Afrique. En effet, au regard des problèmes auxquels est confronté ce continent, au regard de la richesse et de la diversité des réalités qui lui sont propres, plus que partout ailleurs, la nécessité d’une recherche actionnable s’impose dans le contexte africain. Il faut donc déplace les lignes d’appréciation de la scientificité d’une recherche dans ce contexte bien particulier. C’est dans cette perspective, qu’il peut être scientifiquement admis que le chercheur parte de zéro en termes de littérature, pour déboucher sur une théorie.

Le troisième intervenant, le Professeur BIRAHIM GUEYE, tout en rappelant l’importance de certaines attitudes humaine à adopter pour rédiger un bon article scientifique, a présenté dans les détails, les différentes techniques de rédaction d’un article scientifique. Il a présenté les différentes techniques à utiliser pour parvenir à un texte d’une clarté maximale, aussi bien dans le résumé, l’introduction, la théorie, la méthodologie, les résultats et la discussion d’un article. Le Professeur BIRAHIM GUEYE a insisté sur la qualité de l’écrit. L’auteur doit être conscient de ce qu’il s’adresse aussi à un public qui n’est pas spécialiste du domaine.

Au bout du compte, la troisième Conférence africaine de management s’est déroulée dans une ambiance très chaleureuse et les travaux se sont achevés en fin de matinée du Samedi 30 mai 2015. Les participants se sont séparés en se disant ; « Au revoir et à l’année prochaine », dans une autre capitale africaine pour la quatrième Conférence Africaine : en l’occurrence, Ouagadougou

En route pour la 4e Conférence Africaine de Management, CAM2016, Ouagadougou, 5-6-7 mai 2016.

Le RAPPORTEUR
Professeur Jean BIWOLE FOUDA

Veille multi-sectorielle, études de marché, authentification de documents, notes de conjoncture, organisation des RDV d'affaires, formations et conférences... Les experts en intelligence économique, due diligence et public affairs de Knowdys mettent à votre disposition une connaissance précise de l'environnement économique, culturel et géopolitique des marchés africains.

Plus d'infos sur www.knowdys.com

1 Commentaire

  1. tiona wamba dit :

    nous avons beaucoup appris lors de la CAM. Nous avons surtout beaucoup été édifiés sur nos travaux de recherche. Nous remercions énormément le comité d’organisation et les instances de la CAM pour cet instant annuel de partage et de création de relations académiques. Le plaisir sera toujours le notre à la prochaine session.

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