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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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Un sandwich aux yeux des investisseurs internationaux

[Africa Diligence] L’Afrique n’est plus seulement décrite comme un simple relais de croissance. Les investisseurs en sont tellement avides aujourd’hui qu’elle devient un «sandwich, et tout le monde veut mordre dedans». Ces mots ont été prononcés par David Cowan, économiste et directeur à la Citi, lors de la conférence sur la falaise budgétaire, la crise de l’UE et l’Afrique tenue récemment par l’American Chamber of Commerce (AMCHAM). 

Avec des taux de croissance qui font  rêver les investisseurs, le continent constitue l’un des moteurs de l’économie mondiale, même s’il reste encore «petit». Certains économistes le comparent également  aujourd’hui à la Chine d’il y a 20 ans. Dans ce sens, le continent peut réserver la même histoire et faire probablement mieux. «Car la croissance en Chine s’estompera dans les 10 années à venir avec le vieillissement de la population et c’est l’Inde qui prendra la relève», soulève Cowan. Alors qu’en Afrique où le boom démographique bat toujours son plein, le ralentissement de la croissance ne se fera pas d’une manière aussi rapide.

Pour Cowan, le sandwich africain est constitué de 3 principales parties. Le Nord, en compose la partie la plus croustillante. Il s’agit principalement du Maroc, de la Tunisie et de l’Egypte. Tous des pays avec un point commun; la proximité même s’ils affichent des  taux de croissance moindres que ceux du centre. Cela n’empêche pas que l’Afrique du Nord demeure une aubaine pour les investisseurs.

«La grande partie du sandwich c’est l’Afrique du centre avec une croissance exubérante mais qui dès qu’on croque dedans, on se rend compte des difficultés qui freinent l’investissement», note Cowan en faisant référence notamment au manque d’infrastructures à la corruption et au climat des affaires.

Avec la crise de l’UE, les investisseurs se sont rendu compte que l’Afrique serait une très bonne alternative, «car c’est là où rien n’est encore fait et donc tout à bâtir», explique Cowan.

Certains banquiers marocains ont une toute autre vision des choses. «Nos entreprises n’arrivent plus à exporter en direction de l’Europe et de l’Afrique à cause de toutes les labellisations et les normes qualité qui constituent une muraille de Chine pour nos produits», soutient un banquier. Dans ce sens, il demeure plus facile pour ces entreprises d’exporter vers le continent dans l’absence de barrières non tarifaires et de la proximité de ces pays.

Pour la Banque africaine de développement (BAD), la tonalité générale va clairement à l’optimisme également. Pour elle, la reprise sera très nette en Afrique du Nord. L’Afrique subsaharienne, pour sa part, continue sur une trajectoire très positive avec une croissance de 5,4% anticipés en 2012 et 2013.

Btissam ZEJLY

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