Intelligence économique 123 | « Accompagner les pays pauvres dans la voie du développement d’entreprises et d’industries autonomes et durables, tel est le nouveau pôle d’attention de l’USAID en matière d’aide.» Rajiv Shad

Lors d’une conférence organisée à Wilmington, au Delaware, en présence des hommes d’affaires, Rajiv Shah, le directeur de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a appelé les entreprises américaines à investir davantage sur le continent africain. Plus que jamais, dit-il, c’est le moment de saisir  « les nouvelles opportunités et les industries naissantes en Afrique.»

« Les échanges entre l’Afrique et le reste du monde ont augmenté de 200 % au cours des dix dernières années », a noté Rajiv Shad, ajoutant qu’en 2010, les investissements directs étrangers y ont dépassé les 55 milliards de dollars, soit cinq fois le montant d’il y a 10 ans.

« Accompagner les pays pauvres dans la voie du développement d’entreprises et d’industries autonomes et durables, tel est le nouveau pôle d’attention de l’USAID en matière d’aide», a-t-il expliqué.

Intitulée « USAID Forward », l’initiative visant à réformer l’aide mise plus sur les partenariats, l’innovation et les résultats que sur l’octroi d’un flux continu d’aide de subsistance. « La clé de voûte de cette démarche est la formation de nouveaux partenariats public-privé à grand impact », selon lui.

Il s’agit « de collaborer et d’investir ensemble de façon à construire de nouveaux marchés, à dégager des opportunités et à améliorer le potentiel économique mondial », a poursuivi le haut responsable, citant à l’appui plusieurs projets de cette nature qui prennent forme actuellement en Afrique.

Rajiv Shah a notamment évoqué des projets d’une firme américaine d’industrie chimique qui collabore avec une entreprise africaine de semences en vue de donner aux petits cultivateurs les moyens d’exploiter des cultures qui ont un rendement plus élevé avec moins d’engrais. Il a également cité une société qui s’emploie, avec l’USAID et des organisations implantées en Afrique, à améliorer la distribution de traitements à faible coût d’assainissement d’eau et à accroître l’accès à l’eau potable.

S’il est vrai que les actions de cette nature peuvent conduire à une plus grande prospérité à l’avenir, « la situation d’urgence humanitaire en Afrique de l’Est nous rappelle que le continent reste tourmenté par la sécheresse, la faim et la famine », a-t-il, toutefois, déploré.

AD & APS

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