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L'Edito de Guy Gweth

Chaque semaine, le président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE) vous entraine dans les arcanes de la géoéconomie et de la géostratégie africaines.

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L’énorme potentiel du marché numérique africain

L’énorme potentiel du marché numérique africain

(Africa Diligence) D’après l’Union internationale des communications (UIT), le prix de la connexion internet haut débit est exorbitant en Afrique. Ici, les utilisateurs payent en moyenne 10 fois plus cher qu’en Europe. Un marché colossal et croissant où il est utile d’être accompagné. Maintenant.

La facilité et le coût d’accès au haut débit sont deux des indicateurs qui expliquent le mauvais classement des pays africains parmi les 157 classés sur l’Indice du développement des technologies de l’information et de la communication (TIC). Le rapport de l’UIT, intitulé Mesurer la société de l’information, est le cinquième d’une série publiée par l’agence des Nations Unies depuis 2009. Il rend compte des développements des TIC dans le monde et analyse notamment leurs prix et leur accessibilité.

En dépit de progrès dans nombre de pays africains, aucun ne figure aux cinquante premières places de l’Indice. Les Seychelles, pays le mieux classé du continent, ne sont que 67ème. Trente pays du continent font partie des trente-neuf nations les moins connectées (qui représentent au total 2,4 milliards d’habitants).

La plupart des pays les moins connectés sont aussi ceux qui peinent à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. Les auteurs du rapport estiment que “les TIC peuvent jouer un rôle déterminant dans la réalisation de ces objectifs et accélérer le développement, d’où la nécessité pour les responsables politiques de leur accorder une attention accrue.”

Selon le rapport, une fracture numérique voit le jour en Afrique. Certains pays (les Seychelles, la Mauritanie, le Cap Vert et l’Afrique du Sud) enregistrent des évolutions positives : accès plus répandu aux TIC et baisse des prix… Trois pays (les Seychelles, la Zambie et le Zimbabwe) comptent même parmi les vingt nations les plus dynamiques ces deux dernières années. Pour d’autres pays au contraire, (République Centrafricaine, Burkina Faso, Guinée et Éthiopie), la fracture s’accroît : l’accès aux services les plus modernes (Internet haut débit, réseaux 3G…) y demeure difficile.

Tendances mondiales

Au niveau mondial, les évolutions positives dans les pays développés masquent des signes moins encourageants dans les pays en développement. Sur une période de quatre ans, les prix des services haut débit ont chuté drastiquement, de l’ordre de 82%, note le rapport. Alors que la République de Corée occupe le premier rang sur l’Indice de développement des TIC (8,57%), le Niger n’obtient qu’un score de 0,99% – sur une échelle théorique allant de 0 à 10. Cette évaluation révèle de très grandes disparités au niveau de l’accès, de l’emploi et des compétences en matière de TIC.

Fin 2013, on comptait 6,8 milliards d’abonnés au téléphone mobile – presque autant que d’habitants sur la planète. Mais seule une moitié de la population mondiale – et une minorité en Afrique – se trouve à portée d’un réseau 3G, qui permet un accès internet haut débit.

De même, l’utilisation d’Internet s’accélère dans le monde développé, mais progresse lentement ailleurs. Plus de 250 millions de personnes sont devenues des internautes en 2012 et près de 40% de la population mondiale (environ 2,7 milliards de personnes) utilisait Internet fin 2013. Dans les pays développés, les chiffres sont si élevés que l’UIT prévoit une baisse de la croissance à deux chiffres relevée ces dernières années. Dans les pays en développement, moins d’une personne sur dix utilisait Internet au 4è trimestre 2013. Un marché à prendre.

(Avec André-Michel Essoungou, Afrique Renouveau)

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