Marché unifié d’Afrique Centrale : les fruits tiennent la promesse des fleurs

[Africa Diligence] Dans le but de dynamiser le nouveau marché financier unifié d’Afrique centrale, les États et les banques ont été invités par la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) à apporter une impulsion via leurs engagements, soit en prenant des actions ou en intervenant davantage sur le marché des obligations.

 La  COSUMAF a lancé cet appel à l’occasion de la Journée du marché financier organisé le 3 mars 2020 à Kintélé, dans la banlieue-nord de Brazzaville, la capitale congolaise, sur le thème : “Enjeux et défis du marché financier unifié de l’Afrique Centrale”. D’autres thèmes abordés ont porté sur la contribution du marché financier au programme des réformes économiques ; l’accélération du développement du marché financier de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC);  le potentiel pour la CEMAC; l’émission des Sukuks, l’ancrage du développement durable dans la zone par l’essor et la finance verte.

 « Cette journée constitue une étape majeure dans le processus de mobilisation des forces économiques de la CEMAC autour des préoccupations liées, notamment, à la consolidation et au développement du marché financier ainsi qu’aux voies et moyens devant lui permettre de jouer pleinement son rôle d’accompagner le développement économique sous- régionale », a déclaré le président de la COSUMAF, Nagoum Yamassoum.

 Compte tenu du potentiel économique de la sous-région, le travail à faire demeure colossal pour réaliser un renforcement qualitatif des capacités des acteurs et intervenants du marché et un accroissement du nombre et du volume des opérations d’appel public à l’épargne aussi bien par les Etats que par les entreprises, a-t-il noté.

 Pour relever ces défis, la COSUMAF bénéficie de l’appui des partenaires au développement, à savoir la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, qui l’aide dans l’élaboration des textes relatifs à la finance verte et au financement participatif.

Selon, la ministre congolaise du Plan, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, « cette réforme augure des jours meilleurs pour le redressement de nos finances publiques et de nos économies, puisqu’elle consolide les avantages d’un marché financier unique ».

Lors du sommet extraordinaire tenu à Yaoundé en fin 2016, les chefs d’Etat de la CEMAC avaient adopté un ensemble de mesures orientées, notamment, vers la restauration des équilibres macro-économiques et la relance de la croissance. Parmi ces mesures figurait en bonne place celle visant à privilégier le recours au marché des capitaux pour le financement économique de la sous-région.

 La résolution consistant à placer le marché financier de la CEMAC au centre de la problématique du financement de l’économie est également intégrée dans la matrice des mesures préconisées dans le cadre du programme des réformes économiques et financières de ladite zone. Cette orientation a été couronnée par la décision historique de la conférence des chefs d’Etat tenue en octobre 2017, à Ndjaména, sur la fusion des deux marchés financiers, rappelle-t-on.

La rédaction (avec Infos Gabon plus et FP)

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