Au nom de la ZLECA : les cinq piliers de l’intelligence économique africaine de 2020 à 2025

Au nom de la ZLECA : les cinq piliers de l’intelligence économique africaine de 2020 à 2025

[Africa Diligence] A la faveur de son cinquième anniversaire, le Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE), fondé le 03 Août 2015, à Yaoundé, fixe une nouvelle feuille de route pour le cinq prochaines années. Des objectifs principaux qui portent sur la veille, l’enquête, l’influence et la compliance pour une plus grande compétitivité de la ZLECA.

Loin des grands discours, c’est en toute discrétion que Guy GWETH, président du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE), désormais assistés du Togolais Beaugrain DOUMONGUE et de la Sénégalaise Cécile THIAKANE au Secrétariat général de l’Organisation, a énoncé la feuille de route de son quinquennat 2020-2025 à la tête de l’institution panafricaine. Une cause primordiale : œuvrer à une plus grande compétitivité de la ZLECA.

Grâce à la pratique et aux retours d’expérience de ceux qui lui font confiance, le CAVIE a identifié et consolidé cinq piliers qui accompagnent la stratégie africaine des entreprises avec efficacité. C’est eux qui guideront les actions du CAVIE durant les cinq prochaines années au profit des acteurs opérant dans la Zone de Libre Echange Continentale Africaine(ZLECA).   

Le premier pilier est VIMA pour Veille et Intelligence des Marchés Africains. Il donne les clés pour surveiller son secteur d’activité en Afrique 24h/7 : de la législation à la concurrence en passant par les nouveaux entrants, les prix, les fusions, acquisitions ou faillites éventuelles. La valeur ajoutée du CAVIE ici réside dans l’alliage entre veille électronique et renseignement humain.

Le second pilier est IDPA pour Influence de la Décision Publique en Afrique. Il outille et aiguise la capacité des entreprises à ne pas subir les normes qui régissent les marchés, mais à les coproduire. Car la guerre économique en cours à l’international est avant tout normative, selon les analystes du CAVIE.

Le troisième pilier est IEDDA pour Intelligence Economique et Due Diligence en Afrique. Il permet aux entreprises de se prémunir de tout risque de tromperie et/ou de réputation sur des marchés où l’implication des agents publics et personnalités politiquement exposées dans les affaires, la corruption, le blanchiment de capitaux, les légendes et autres doubles comptabilités font face à une législation internationale rendue plus impitoyable par l’extraterritorialité, selon les rapports d’enquête du CAVIE.

Le quatrième pilier, MOAC, pour Méthodes et Outils Avancés de Compliance, offre les moyens aux entreprises de se tenir en permanence au courant des normes et bonnes pratiques applicables à leurs activités. Le CAVIE les aidera à en faire, non des points de tension générateurs de stress et d’inquiétudes, mais des leviers de compétitivité en environnement complexe ou hostile.

Le cinquième pilier, OTIFA pour Outils et Techniques d’Investigations Financières en Afrique, évitera aux acteurs de tomber dans les pièges tendus par le crime organisé, la cybercriminalité financière, le financement du terrorisme, le détournement de deniers publics, l’économie informelle ou le blanchiment des capitaux, tant les marchés africains sont singuliers.

Ces cinq piliers correspondent à la fois à des modules de sensibilisation, à des formations de pointe, à des dispositifs au sein des organisations, et à l’accompagnement, par le CAVIE, aux fins d’optimisation des performances des acteurs privés ou publics partis à la conquête des marchés africains.

La Rédaction (avec le CAVIE)

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