[Africa Diligence] La plus grande conférence des investissements miniers au monde qui s’est tenue au Cap, en Afrique du Sud, du 9 au 12 février 2015, a été l’occasion d’évaluer l’impact de l’Epidémie Ebola sur les mines africaines. Sierra Leone, Guinée et Liberia, pays les plus touchés par l’épidémie, n’ont pris ni gants ni masque pour se livrer.

Lorsque l’épidémie s’est déclarée en décembre 2013, la Guinée comptait de grands projets en développement pour l’extraction du minerai de fer à grande échelle et la transformation de la bauxite en aluminium. Ces projets devaient bouleverser de façon positive le secteur minier guinéen. Toutes les régions de la Guinée sont dotées de catégories de substances minérales.

En 2012, on apprenait que Rio Tinto, deuxième exportateur mondial de minerai de fer, devait investir 500 millions de dollars en Guinée au cours des prochaines années, avec la construction d’un port et d’un chemin de fer pour le projet d’exploitation du minerai de fer du mont Simandou, en Guinée forestière.

Le gisement de Simandou est considéré comme le plus gros gisement de fer au monde non encore exploité, avec une capacité de production de 200 millions de tonnes par an.

Mais la propagation du virus dans cette même région a mené à l’isolation totale de zones rurales et les exploitants ont été forcés de réduire leurs activités et de suspendre leurs plans d’expansion.

Dans certaines zones, aucune mesure de prévention n’a été mise en place. Certaines entreprises sierra-léonaises, plus petites, n’ont tout simplement pas survécu à cette crise.

De ce fait, la société London Mining, qui exploite le métal en Sierra Leone, a été mise sous tutelle administrative.
Crainte de la maladie

La crainte de la propagation de la maladie a également causé du tort aux entreprises de ces régions. Pour certaines d’entre elles, aucune mesure de prévention n’ayant été mise en place, la seule solution était la fermeture.

Alors que le nombre de personnes touchées par le virus semble aujourd’hui se stabiliser, l’épidémie n’a pas encore totalement été éradiquée. La vitesse de propagation de la maladie est telle que le moindre relâchement pourrait relancer l’épidémie.

L’épidémie du virus Ebola a tué plus de 9 000 personnes principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby a annoncé récemment que les Etats-Unis avaient commencé à retirer leurs soldats engagés dans la lutte contre l’épidémie en Afrique de l’Ouest.

John Kirby a jugé que d’ici fin avril « presque tous les soldats américains déployés sur place auront réintégré leurs bases du fait du succès de leur mission ». Mais tant que l’épidémie n’aura pas été déclarée officiellement terminée, avec zéro nouveau cas sur une période de 42 jours, il faudra rester prudent.

La Rédaction (Avec BBC)

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