Chômage : la nouvelle règle qui change tout pour continuer à percevoir les allocations

En 2024, l'heure est au durcissement pour Emmanuel Macron. Il s'attaque au chômage avec des changements notables.

© Africadiligence.com - Chômage : la nouvelle règle qui change tout pour continuer à percevoir les allocations

En proie à des difficultés financières, certaines personnes aux revenus modestes pourraient faire face à une diminution de leurs ressources. On parle de ceux qui touchent des allocations chômage.

En effet, un tournant majeur s’opère en début d’année. De quoi marquer un changement de paradigme. Après la période généreuse du « quoi qu’il en coûte », l’heure est maintenant à la rigueur dans les finances publiques. Les aides financières de l’État ne sont plus distribuées de manière généreuse, et leur octroi se fait désormais au compte-goutte.

Chômage : l’heure est au durcissement  #

Une nouvelle réglementation entre en vigueur en ce début d’année 2024. Et elle concerne environ un million de Français. Cette réglementation est au sujet des conditions d’attribution des indemnités-chômage.

À lire Retraite : attention à cette mauvaise nouvelle à prévoir qui vise le montant de votre pension

Depuis qu’il est à la tête de la République, Emmanuel Macron durcit les règles pour bénéficier des indemnités. Le Président qui pense qu’il suffit de traverser la rue pour sortir du chômage ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. 

Il décide donc de renforcer les conditions d’attribution des indemnités-chômage. Or, cela pourrait avoir un impact significatif sur les finances de dizaines de milliers de personnes.

Désormais, les règles sont explicites. Le refus de deux offres d’emploi en CDI pour un poste similaire, avec salaire et temps de travail équivalents, dans un délai d’un an après la fin d’un CDD, entraînera la cessation du versement des indemnités-chômage.

La fin des indemnités-chômage pour certains Français #

Ces nouvelles conditions établies par le gouvernement précisent deux cas spécifiques de non-paiement des droits au chômage.

À lire Aide de 1 571 euros pour les retraités : 50% oublient de la demander pour vivre mieux

D’abord, si le travailleur refuse deux CDI après un CDD. Il faut que le CDI propose des conditions similaires. La demande doit se faire dans un délai d’un an après la fin du CDD.

Ensuite, le refus de deux CDI après une mission d’intérim dans des conditions équivalentes, dans un délai d’un an après la fin de la dernière mission d’intérim.

Ainsi, le refus de deux propositions d’emploi avec des missions similaires, mais moins rémunérées ou situées plus loin que le lieu de travail précédent, ne conduira pas à une perte d’indemnités. De même, les refus de deux emplois en CDI à temps partiel n’entraîneront pas la fin des indemnités. Cette règle s’applique uniquement lorsque deux CDI strictement identiques au dernier CDD sont refusés.

France Travail : le nouveau pôle emploi joue à la police #

France Travail, le nouveau nom de Pôle emploi, pourra désormais suivre les refus de contrat d’un chômeur, car les employeurs ont l’obligation d’informer l’organisme des décisions du demandeur d’emploi.

À lire Retraites Agirc-Arrco : mauvaise nouvelle concernant le montant de votre pension en mars

Via une plateforme, ils fourniront toutes les conditions d’embauche proposées au chômeur et indiqueront s’il a accepté ou non la proposition. La décision de maintenir ou supprimer l’allocation-chômage de la personne sans emploi sera basée sur les informations centralisées dans ce nouveau fichier.

Selon l’Insee, environ un million de personnes se retrouvent au chômage suite à la fin d’un contrat à durée déterminée. Cependant, de manière générale, et en prenant en compte toutes les causes de chômage, 70% des chômeurs retrouvent un emploi en moins d’un an. Cette mesure vise à baisser les chiffres du chômage.