Retraites, hausse de 5,3% : ce facteur qui peut baisser ou augmenter le montant des pensions

Un élément risque de faire baisser les pensions de retraites. Malgré l’annonce d'une hausse de 5,3 %, vous devez faire attention.

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Les seniors bénéficient d’une hausse de 5,3 % de leur retraite de base. Une bonne nouvelle qui va améliorer la vie de plusieurs d’entre eux. Mais elle ne se fera pas sentir pour d’autres assurés. En effet, un nouveau calcul permet de déterminer la hausse ou la baisse de leur pension. Découvrez alors de quoi il s’agit.

Retraites : Une bonne et une mauvaise nouvelle concernant la revalorisation de la pension de base #

Le gouvernement annonce une nouvelle revalorisation de la retraite de base. Une hausse de 5,3 % s’applique depuis le 1er janvier 2024. Au dernier versement du mois janvier, de nombreux retraités n’ont pas perçu l’augmentation tant attendue. La raison ? Ce versement du mois de janvier 2024 correspond à la pension du mois de décembre 2023.

La différence apparaît donc sur le compte bancaire des assurés depuis le versement du 9 février 2024. Malheureusement, cette hausse ne sera pas pour tout le monde. L’octroi de cette augmentation de 5,3% est soumise à quelques conditions.

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Les retraités s’attendent à une belle augmentation ce mois de février. Pourtant, ils sont nombreux à en être déçus. La somme qu’ils percevaient ne correspondait pas au montant qu’ils espéraient. L’explication est simple : les valeurs des pensions dépendent du montant prélevé à la Contribution sociale généralisée (CSG).

Les seniors doivent savoir que leur pension de retraite dépend de trois prélèvements sociaux. C’est en fonction des montants à l’issue de ces impôts que l’on détermine la somme définitive correspondant à sa pension. Et cela prend en compte la revalorisation de 5,3 % annoncée.

Ces trois prélèvements sociaux qui déterminent le montant de la pension #

Les pensions de retraite sont soumises à trois prélèvements sociaux. Il s’agit de la Contribution sociale généralisée (CSG), de la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) et de la Contribution de solidarité pour l’autonomie (Casa).

Le taux de ces prélèvements sociaux varie en fonction des revenus et des exonérations fiscales sur les différents seuils revus selon l’inflation. Le versement de la pension de retraite du mois de février dernier prend donc ce nouveau taux à l’issue de l’avis d’imposition 2023 en compte, c’est-à-dire, les revenus 2022.

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Ce barème se calcule en fonction du revenu fiscal de référence (RFR) et du quotient familial du retraité. Alors, quatre cas de figure en ressortent. Le premier concerne le non imposable, qui correspond à l’exonération de la CSG. Il bénéficie du taux réduit, soit le CSG de 3,8 %, le CRDS de 0,5 % et ne paie pas la Casa.

Le prélevé au taux médian correspond à une CSG de 6,6 %, au taux de 0,5 % de CRDS et au taux de 0,3 % de la Casa. Le prélevé au taux normal est de 8,3 % de CSG, un taux de 0,5 % de CRDS et un taux de 0,3 % de Casa.

Retraites : Un lissage des effets de seuils pour ces taux #

D’après les explications de nos confrères Notre Temps, il existe ce qu’on appelle un lissage des effets de seuils. Cela concerne les retraités exonérés de la CSG ou au taux réduit, mais que le RFR a augmenté.

Le passage au taux médian ou normal ne s’appliquera pas, sauf si le RFR dépasse le plafond du taux réduit en deux années consécutives. Et c’est à partir de toutes ces informations que les retraités peuvent sentir au non l’augmentation de 5,3 % de leur pension. La baisse de la CSG signifie une augmentation de la pension. Dans le cas contraire, la pension sera alors en légère baisse.

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