Retraite Agirc-Arrco : la démarche importante à ne pas oublier pour ne pas perdre vos droits

La retraite complémentaire peut faire l’objet d’erreurs pouvant vous faire perdre vos droits. Voici comment les éviter.

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La retraite est un sujet qui concerne tous les travailleurs, qu’ils soient proches ou éloignés de l’âge de la cessation d’activité. Ainsi, il est essentiel de préparer son avenir financier et de s’informer sur ses droits. Or, il existe deux types de retraites pour les salariés du secteur privé : la retraite de base et la retraite complémentaire.

Si la première a de la notoriété, la seconde en a beaucoup moins. Pourtant, elle représente une part importante du revenu des retraités. Elle nécessite également une attention particulière pour ne pas perdre ses droits. Voici la démarche à suivre pour être sûr de ne rien perdre de vos droits.

La retraite complémentaire #

La retraite complémentaire représente une pension souvent mal connue des salariés du secteur privé. En effet, on la confond avec la pension de base. Pourtant, ces deux pensions ont différentes modalités, qu’il est important de maîtriser pour optimiser ses droits.

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La pension de base est une pension proportionnelle au salaire. Elle dépend en fait du nombre de trimestres cotisés, du taux de liquidation et du salaire annuel moyen sur les 25 meilleures années.

Sa gestion revient à l’Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale. Celle-ci la paie à terme échu, c’est-à-dire le mois suivant celui auquel elle se rapporte. Ce qui explique pourquoi la revalorisation de 5,3 % de la retraite, qui a pris effet en janvier 2024, n’a été encaissée qu’au février.

La pension complémentaire, quant à elle, est une pension qui vient s’ajouter à la retraite de base. Elle fonctionne selon un système par points, qui convertit les cotisations versées tout au long de la carrière en points de retraite.

Au moment de la liquidation, ces points se transforment en pension selon une valeur de service. Pour ce qui est de sa gestion, on évoque l’Agirc-Arrco. Son paiement se fait à terme à échoir. Donc, on la verse le 1er du mois auquel elle se rapporte.

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Une bonne démarche pour votre retraite #

Des erreurs peuvent se glisser dans le calcul de la pension complémentaire. Ces erreurs peuvent avoir des conséquences importantes sur les points de retraite. Ce qui impacterait directement le montant de la pension versée.

C’est pourquoi l’Agirc-Arrco lance un appel à tous les actifs à consulter régulièrement leur relevé de carrière. Cette démarche inclut même ceux qui sont loin de la retraite.

L’Agirc-Arrco insiste particulièrement sur la nécessité de vérifier les périodes anciennes de la carrière. En effet, ces dernières peuvent être source d’erreurs ou d’omissions. Cela peut concerner les périodes de chômage, de maladie, de maternité, de formation, etc.

Ces périodes peuvent aussi avoir un impact sur le nombre de trimestres validés, le salaire annuel moyen, ou le coefficient de minoration ou de majoration appliqué à la pension. Plus vous faites ces vérifications en amont, plus il est facile de rectifier les éventuelles anomalies. Pour cela, n’hésitez pas à contacter l’Agirc-Arrco ou les caisses de retraite concernées.

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Demandez à corriger les erreurs #

Si les allocataires détectent des anomalies sur leur relevé de carrière, ils peuvent demander une rectification auprès de leur caisse de retraite.

La démarche peut se faire à tout âge. Elle est aussi indispensable pour que les salariés du privé puissent bénéficier de tous leurs droits au moment de la liquidation de la retraite. Par exemple, il peut s’agir de périodes non déclarées, de salaires erronés, de trimestres manquants, etc.

La situation a toutefois évolué avec la mise en place de la DSN. La DSN est en fait un fichier unique qui regroupe les données relatives à la paie, aux cotisations sociales, aux arrêts de travail, etc. Elle simplifie ainsi les démarches administratives et réduit les risques d’erreur.

Toutefois, conservez toujours vos bulletins de salaire et attestations de travail, car ils peuvent servir de preuve en cas de litige.

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