Livret A : une bonne nouvelle concernant le taux pourrait tomber ce 19 février

Le taux du Livret A devrait rester le même jusqu’au début de l’année 2025. A moins que l'action d'un avocat change la donne.

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En France, 55 millions de personnes ont un Livret A. C’est une épargne facile d’accès et sans aucun risque. Cependant, son taux d’intérêt n’est évidemment pas le plus intéressant. Du fait de la crise, il profite néanmoins d’une hausse et affiche aujourd’hui un taux de 3%. Mais ce taux devrait être plus élevé du fait, justement, de l’inflation.

Mais Bruno Le Maire l’annonçait en juillet dernier, ce taux devrait rester le même, au moins jusqu’au début de l’année 2025. Alors, le professeur de droit Paul Cassia a décidé de faire appel auprès du Conseil d’Etat, comme nous l’indiquent nos confrères de Moneyvox. Si elle aboutit, ce serait une très bonne nouvelle pour les Français.

Livret A : un taux d’intérêt qui n’évolue pas #

Le professeur de droit Paul Cassia a fait une demande auprès du Conseil d’État pour l’annulation de l’arrêté du 28 juillet dernier qui fige le taux du Livret A à 3% pour une période de 18 mois. Pourquoi ? Pour une raison simple. En effet, cette mesure semble désavantager les épargnants. 

Pour mieux comprendre, il faut revenir en arrière. Le 13 juillet dernier, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, faisait une annonce étonnante. Il nous indiquait, au milieu de l’été, que le taux du Livret A resterait fixé à 3% pour les 18 prochains mois, jusqu’au 1er février 2025. 

Cette décision a suscité la frustration de nombreux épargnants. En effet, selon le calcul basé en partie sur l’évolution de l’inflation hors tabac sur les six derniers mois, le taux du Livret A aurait dû être de 4,10%. Ils ne comprennent pas pourquoi ce dernier n’évolue pas à la hausse.

Livret A : une hausse du taux d’intérêt impossible ? #

Bruno Le Maire n’a pas manqué de justifier cette mesure. Il invoquait alors des « circonstances exceptionnelles » qui, selon lui, justifient le maintien du taux à 3%.

En outre, la Banque de France soutient cette décision. En effet, elle indique de son côté qu’un taux trop élevé aurait un impact négatif sur l’activité économique et la croissance, surtout étant donné que l’épargne réglementée n’a pas d’équivalent chez nos voisins européens.

Mais cela ne convainc guère Paul Cassia, comme le rappelle Moneyvox. Ce professeur de droit public à l’Université Panthéon-Sorbonne a déposé un recours devant le Conseil d’État.

En effet, il souhaite que soit vérifiée la légalité du blocage du taux du Livret A pendant 18 mois, établi par l’arrêté du 28 juillet. Selon lui, le Conseil d’État devrait se prononcer soit le lundi 19 février, soit le lundi suivant.

Des conséquences néfastes pour les Français  #

Cependant, le professeur de droit ne se voile pas la face concernant le verdict. “La rapporteure publique a conclu au rejet de la requête… Elle a proposé que le Conseil d’État fasse un contrôle réduit, c’est-à-dire le plus favorable possible à l’administration”.

Mais cela a des conséquences défavorables pour les détenteurs du Livret A. En appliquant la formule de calcul, le taux aurait dû être plus élevé, ce qui signifie une perte d’intérêts pour les épargnants.

En effet, plus le taux est bas, moins l’argent qui se trouve sur lie Livret A en rapporte aux Français. Or, en ces temps de crise, les citoyens ne se voient plus se priver de précieux intérêts. Ils espèrent donc une décision favorable.