Retraite : attention à cette mauvaise nouvelle à prévoir qui vise le montant de votre pension

En 2025, l'inflation pourrait être plus forte que la revalorisation des pensions de retraite. Un non-sens ? Non, une décision du gouvernement.

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Les économies de la France vont mal. C’est évidemment la fin du fameux « quoi qu’il en coûte », une formule du Président Emmanuel Macron au moment de la pandémie mondiale. Désormais, il faut faire des économies, là où on peut. Gabriel Attal, fraîchement Premier ministre, souhaite réduire les indemnisations au chômage. Quant aux retraités, ils risquent, eux aussi, de faire grise mine.

Il faut dire que les Français n’aiment pas quand le gouvernement souhaite faire des économies. Cela se traduit généralement par des hausses d’impôts, de taxes, ou des baisses ou suppressions d’aides et revalorisations.

Retraite : le gouvernement veut faire des économies #

Comme nous l’indiquent nos confrères de Moneyvox, la pension de retraite pourrait subir une augmentation inférieure à l’inflation en 2025. Pourquoi ? Car le gouvernement cherche des moyens d’économiser pour maîtriser les finances publiques. 

Ainsi, les retraités doivent se préparer à une éventuelle diminution de leur pouvoir d’achat l’année prochaine. Interrogé sur France Inter, le ministre du Budget, Thomas Cazenave, a évoqué la possibilité d’une sous-indexation des pensions et autres prestations sociales dans le cadre des discussions sur le projet de loi de finances 2025.

En 2022, les pensions de retraite de base ont augmenté de 5,3 % et les retraites complémentaires de 4,9 % pour tenir compte de l’inflation, entraînant un coût de plus de 14 milliards d’euros pour l’État. 

Certains économistes et experts avaient critiqué cette décision, suggérant qu’une limitation de la progression des pensions de retraite aurait pu réduire les dépenses publiques. François Ecalle, ancien magistrat à la Cour des comptes, avait estimé qu’une sous-indexation d’un point sur le régime de base aurait pu économiser 2,7 milliards d’euros.

10 milliards d’économies en vue #

Dans le contexte actuel, avec une révision à la baisse de la croissance économique pour 2024 (à 1 %) et des attentes moins élevées en termes de recettes budgétaires, le gouvernement a annoncé la nécessité de réaliser 10 milliards d’euros d’économies sur le budget de l’État pour 2024. 

Bien que la Sécurité sociale ne soit pas immédiatement touchée par ces réductions budgétaires, le gouvernement prévoit déjà 6 milliards d’euros d’économies dans ce secteur pour l’année prochaine, avec un objectif global de 12 milliards d’euros d’économies en 2025.

En 2019, le gouvernement d’Edouard Philippe avait déjà opté pour une sous-indexation des prestations sociales pour limiter le déficit public. Une telle mesure, si elle était mise en œuvre, susciterait probablement des réactions vives.

Elle aurait un impact significatif sur les personnes les plus vulnérables, selon Daniel Goldberg, président de l’Uniopss. Une modulation de la mesure pourrait être envisagée. Par exemple, en limitant la revalorisation des pensions de retraite supérieures à 2 000 euros par mois.

Chômeurs, retraités, automobilistes : l’État se sert #

Le gouvernement n’a visiblement pas la crainte de réveiller une certaine colère sociale. Ainsi, quand une journaliste demande à Gabriel Attal que sa récente déclaration concernant les allocations chômage risquent d’énerver les électeurs, il se contente de répondre « oui, et ?« . 

Les chômeurs et retraités peuvent râler. Mais aussi les automobilistes. Ces derniers attendaient le retour de la prime carburant. Finalement, elle ne reviendra pas. En effet, le gouvernement a décidé, du fait de la nécessité de faire des économies, de ne pas la reconduire.