Retraite Agirc-Arrco : fin du bonus, cette grosse perte pour ceux nés après le 1er septembre 1961

Certains ajustements concernant la retraite complémentaire ne vont pas plaire à certains Français qui vont perdre de l'argent.

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Le système des retraites connaît des évolutions, cela ne vous a pas échappé. Les Français ont exprimé leur colère dans les rues pendant des semaines. Ils souhaitaient se faire entendre pour empêcher le gouvernement d’Emmanuel Macron de faire passer la fameuse réforme

Mais ces cris n’ont pas eu l’effet souhaité puisque la réforme est désormais une réalité, et plus uniquement un projet politique. Aujourd’hui, nous parlons des changements concernant les retraites complémentaires Agirc-Arrco. Les Français doivent se tenir informer.

La fin du malus pour la retraite complémentaires #

Les principaux représentants des employeurs et des salariés se retrouvent pour un accord national interprofessionnel (ANI). Ensemble, ils négocient pour des évolutions concernant la période 2023 – 2026. 

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Après les discussions, on apprenait la fin du malus à partir du 1ᵉʳ décembre 2023 pour les nouveaux retraités. La mesure du malus existait depuis 2019. Son principe était le suivant. Les Français voyaient s’appliquer une décote de 10% sur leur pension complémentaire durant trois ans, à partir de l’âge légal de départ à la retraite.

Pour bénéficier intégralement de sa pension, ils devaient continuer à travailler une année supplémentaire. Par exemple, quand l’âge légal était de 62 ans, le travailleur devait poursuivre son activité jusqu’à ses 63 ans pour ne pas subir cette décote. 

Certains retraités doivent être patients #

C’est donc une bonne nouvelle pour les nouveaux retraités. Mais pas encore pour ceux qui ne travaillent plus depuis plusieurs mois ou années. En effet, ces derniers vont devoir attendre plusieurs mois. C’est à partir du 1ᵉʳ avril 2024 qu’ils en seront enfin exemptés. 

Le malus se termine, tout comme le bonus. Ce mécanisme s’applique pour les travailleurs qui ont continué leur activité entre deux et quatre après l’âge légal de l’arrêt de l’activité professionnelle. Les bonifications étaient intéressantes. 10% supplémentaires pour deux années, 20% pour trois et enfin 30% pour quatre années. 

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Ceux qui touchent ce bonus continueront de le toucher. En effet, ce mécanisme reste en place pour les personnes qui ne sont pas touchées par la réforme des retraites. Donc, celles nées avant le 1ᵉʳ septembre 1961.

Pourquoi une telle suppression ? Car cette mesure n’est pas efficace. En effet, elle ne parvient pas à convaincre les Français de travailler plus longtemps. En effet, les chiffres de la DREES indiquent que la moitié des nouveaux retraités ont arrêté leur activité au moment de l’âge légal. Quitte, alors, à avoir des pensions plus faibles.

Une mauvaise nouvelle pour certains Français #

Vous l’avez compris, seuls certains Français vont continuer à toucher le bonus. Si vous comptiez sur ce bonus dans les années à venir, vous pouvez oublier. Il n’est plus d’actualité aujourd’hui.

C’est évidemment un manque à gagner qu’on chiffre grâce à l’exemple du site internet La retraite en clair.

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« Pour une retraite complémentaire de 900 €, la suppression du bonus représente, sur 1 an, une ‘perte’ de : 1 080 € en l’absence de la majoration temporaire de 10 % (90 € / mois), 2 160 € en l’absence de la majoration temporaire de 20 % (180 € / mois), 3 240 € en l’absence de la majoration temporaire de 30 % (270 € / mois) ».

Si on peut donc se réjouir de la fin du malus, la fin du bonus, elle, risque de faire beaucoup parler.