[Africa Diligence] Membre du bloc des grands pays émergents et du G20, l’Afrique du Sud est la deuxième économie d’Afrique et le pays le plus développé du continent. C’est un maillon important de la chaîne de valeur minière mondiale et un centre régional d’assemblage dans la chaîne de valeur automobile mondiale où il fait bon travailler.

Les conditions de travail assez light

La durée minimale légale du temps de travail en Afrique du sud est de 45 heures par semaine ou 9 heures par jour pour les employés qui travaillent 5 jours par semaine, et 8 heures par jour pour ceux travaillant 6 jours par semaine. La durée maximale est de 10 heures supplémentaires par semaine, sans dépasser 3 heures par jour. Les horaires de travail de nuit, quant à eux, vont de 18h00 jusqu’à 6h00 le lendemain matin. L’âge minimum légal pour travailler en Afrique du Sud est de 15 ans et l’âge de la retraite est de 65 ans pour les hommes et de 60 pour les femmes.

Les salaires qui donnent envie de bosser plus

Le salaire minimum mensuel brut en Afrique du sud est fixé à 8.500 ZAR. Il existe cependant d’autres formes de rémunérations :

  • Pour les heures supplémentaires : 50% de plus que le salaire habituel
  • Pour les week-ends : 100% de plus que le salaire habituel, si l’employé ne travaille pas habituellement le dimanche, dans le cas contraire, 50% de plus que le salaire habituel
  • Pour les heures de nuits : paiement supplémentaire dont le pourcentage varie selon la nature du travail.

Des contrats de travail plutôt flexibles

Le Contrat à durée déterminée(CDD) est privilégié en Afrique du Sud. Il n’est cependant pas réglementé et il n’existe aucune limitation quant à la durée cumulée de CDD successifs. Toutefois, les renouvellements de CDD sont traitées dans le cadre de la définition du licenciement [art. 186 (1) b].

Des étrangers, oui, mais à forte valeur ajoutée

Le gouvernement a mis en place une politique « South Africans Only », qui privilégie les Sud-Africains au détriment des étrangers. Les étrangers sont ainsi confrontés à une longue procédure d’octroi du permis de travail. Dans le cas où un employeur recrute un étranger, il devra prouver qu’il n’a pas pu trouver un Sud-Africain pour occuper cette position offerte à l’étranger. Lorsqu’il s’agit des étrangers qui postulent pour des professions à forte valeur ajoutée ou de ceux qui disposent des qualifications rares, la procédure est plus simple. Ils peuvent postuler pour un « quota work permit » ou encore « exceptional skills permit ». Les permis de travail sont plus facilement accordés aux étrangers exerçant des métiers à forte valeur ajoutée ou aux entrepreneurs/investisseurs dont l’implantation en Afrique du Sud sera créatrice d’emploi.

(Avec Knowdys Database, l’OIT, SADL)

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