[Africa Diligence] « La Ceinture et la Route », initiative lancée par Pékin a été la thématique principale de la 3ème édition du Symposium International sur la Trans-logistique, le Transit et l’Entreposage des Marchandises (SITTEM) des 8 et 9 décembre à Alger. Le sujet passionne les autorités algériennes autant que les experts en veille et intelligence stratégique regroupés au sein du CAVIE.

Experts, opérateurs économiques et officiels algériens se sont accordés à dire que les principaux problèmes qui se posent à l’Algérie – maintenant qu’elle a rendu publique son adhésion à l’initiative chinoise dite de « la Ceinture et la Route » – consistaient essentiellement à accélérer le processus de développement et de modernisation de ses plates-formes logistiques de transport. Il reste aussi à œuvrer à la réduction des coûts de transport des marchandises, pour devenir compétitives sur les marchés étrangers.

Le ministre algérien des Transports et des Travaux publics, Abdelghani Zaalane, a souligné dans son discours inaugural qu’Alger s’est engagé à construire davantage de plates-formes logistiques de transport en tirant parti des investissements colossaux consacrés aux infrastructures et équipements. « Notre stratégie, a-t-il précisé, est de réduire le coût de la logistique de transport des marchandises, lequel devrait représenter 15% du prix d’un produit d’ici à 2025 contre 35% actuellement ».

Evoquant « la Ceinture et la Route », le ministre algérien a révélé que son pays était « heureux de s’inscrire dans cette initiative dans laquelle la Chine doit partager son expérience et son savoir-faire avec le continent africain, dont l’Algérie, le tout dans le cadre d’une démarche internationale ».

Abdelaziz Saoudi, haut responsable de l’Algérienne des Autoroutes (ADA) a, quant à lui, salué l’initiative « la Ceinture et la Route » la qualifiant d’« approche intégrée regroupant 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et représentant 62% du PIB mondial ». Il a noté que l’Algérie avait construit de très grands projets d’infrastructure susceptibles de permettre au pays de tirer le meilleur parti de la nouvelle Route de la Soie chinoise tout en attirant le trafic de conteneurs mondial, en constante augmentation. Il a cité l’Autoroute est-ouest de 1 200 km, la Route transsaharienne de 2 800 km, l’Autoroute nord-sud de 850 km, en plus du méga port du Centre, situé à El Hamdania dans la province de Tipasa, à l’ouest d’Alger.

L’expert en économie et consultant international Abdelmalek Serrai a, pour sa part, suggéré aux autorités de « redoubler d’efforts pour créer davantage de plates-formes logistiques de transport et moderniser celles déjà existantes afin de les rendre aptes à accueillir le trafic de conteneurs maritimes à destination des pays africains, tout en offrant une logistique moderne que ce soit des chemins de fer ou des routes ».

Ce symposium qui s’inscrit, selon ses initiateurs, dans le cadre de la commémoration du 60ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Algérie et la Chine « vise à mettre en valeur les infrastructures logistiques en Algérie, définir les retombées économiques de l’adhésion de l’Algérie à l’initiative ‘la Ceinture et la Route’, les facteurs de développement, la sûreté et la sécurisation des transports et exposer la nouvelle stratégie logistique à l’exportation ».

Le 4 septembre 2019, l’Algérie et la Chine ont signé, en marge du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, un mémorandum d’entente portant adhésion de l’Algérie à l’initiative « la Ceinture et la Route », un projet suivi de près par les experts du Centre Africain de Veille et d’Intelligence Economique (CAVIE).

La Rédaction (avec Xinhua et le CAVIE)

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