[Africa Diligence] Depuis le retour de la paix en 2002, l’Angola s’est lancé dans un vaste programme de réformes et de reconstruction des infrastructures (routes, chemins de fer, aéroports, hôpitaux, logements, hôtels, bâtiments publics). D’importantes parts de marchés restent à prendre pour les investisseurs qui font le pari d’une Afrique moderne.

Des reformes orientées vers l’investissement et le développement

L’Angola a définitivement adopté le modèle de l’économie de marché ouvert à l’économie internationale, à l’investissement et aux investisseurs étrangers. Le cadre juridique et institutionnel a été progressivement simplifié pour s’adapter à la modernisation de l’économie et aux attentes des entrepreneurs nationaux et étrangers. L’institution du Guichet Unique de l’Entreprise (GUE) intégré à l’Agence Nationale d’Investissement Privé (ANIP) vise à faciliter les démarches administratives.

Le GUE assure et concentre en un seul lieu toutes les formalités de création, de modification et de dissolution des entreprises et met à disposition des candidats la fiche dite unique de demande d’immatriculation. Il existe des programmes et des mesures incitatives à investir en Angola, pour les nationaux et les étrangers. À cette fin, l’ANIP donne des incitations, des exonérations fiscales et des régimes plus attrayants aux les investisseurs qui soumettent des propositions crédibles et qui encouragent la croissance du pays. L’activité de l’ANIP est de promouvoir l’investissement privé par des ressortissants étrangers et angolais dans les secteurs industriels ciblés et dans les zones de développement.

Les incitations à l’investissement sont disponibles pour les investissements étrangers à hauteur de 1.000.000 USD par investisseur / partenaire. Les investissements nationaux se chiffrent à 50.000 USD ou plus. Les incitations fiscales et douanières sont fondées sur des secteurs prioritaires et sur des zones de développement.

Des exonérations d’impôt dans les secteurs prioritaires

Les investissements privés nationaux et étrangers approuvés par l’ANIP peuvent bénéficier des incitations fiscales et douanières. Les secteurs prioritaires sont : agriculture et pêche,        construction, énergie et eau, infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et aéroportuaires, éducation et santé, et industrie manufacturière.

Les zones de développement éligibles sont :

  • La Zone A, qui couvre la province de Luanda, les municipalités des provinces de Benguela, Huila, Cabinda et Lobito. Les opérations d’investissement dans cette zone sont exonérées de droits de douane et autres taxes pour une période de 3 ans. Tous les profits sont exemptés de taxes industrielles pendant 8 ans. Les entreprises qui font la promotion des investissements en capital dans la zone A sont exonérées de plus-values pour 5 ans.
  • La Zone B, qui regroupe les autres municipalités dans les provinces de Benguela, Cabinda et Huila et les provinces de Kwanza Norte, Bengo, Uige, Kwanza Sul, Lunda Norte et Lunda Sul. Les opérations d’investissement dans cette zone sont exonérées de droits de douane et autres taxes pour 4 ans. Tous les profits sont exemptés de taxes industrielles depuis 12 ans. Les entreprises qui font la promotion des investissements en capital dans la zone B sont exonérées de plus-values de 10 ans.
  • La Zone C, composée des provinces de Huambo, Bié, Moxico, Cuando Cubango, Cunene, Namibe, Zaire et Malange. Les opérations d’investissement dans cette zone sont exemptées de droits de douane et autres taxes pour une période de 6 ans. Tous les profits sont exemptés de taxes industrielles depuis 15 ans. Les entreprises qui font la promotion des investissements en capital dans la zone C sont exemptées de gains en capital pour 15 ans.

Des niches fiscales sont également prévues pour :

  • Les investissements dans de nouvelles entreprises et dans la réhabilitation des entreprises détruites ou paralysées dans la zone C
  • Les investissements créant plus de 50 emplois à temps plein pour les Angolais

Des opportunités d’investissement nombreuses et diversifiées

Le marché s’organise et se structure. Les secteurs porteurs sont nombreux :

  • pétrole et gaz (2e pays producteur de pétrole d’Afrique, exploration et exploitation)
  • mines (5e pays producteur de diamants au monde, potentiel à exploiter)
  • agriculture (5e pays au monde selon la FAO au plus fort potentiel agricole)
  • agroalimentaire (80% des produits consommés sont aujourd’hui importés)
  • santé (construire ou moderniser les hôpitaux du pays ; équiper des cliniques privées en matériel innovant et à forte valeur ajoutée)
  • énergie (améliorer les infrastructures de production, de transport et de distribution d’électricité)
  • eau/environnement (améliorer les réseaux de distribution d’eau sur l’ensemble du territoire)
  • tourisme (construction d’hôtels dans le pays)

(Knowdys Database avec ANIP)

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