[Africa Diligence] Puissance pétrolière, financière et agricole, l’Angola est aussi un gisement de richesses naturelles telles que le diamant, l’or, le fer ou le gaz naturel… Un potentiel qui attire et favorise la création de richesses. Pays du plein emploi (ou presque), l’Angola est un vrai pôle d’attraction pour les travailleurs qualifiés du monde entier.

Des contrats de travail qui protègent et rassurent les travailleurs

Un contrat de travail type angolais contient les mentions suivantes : a) nom complet et résidence habituelle des contractants ; b) classification professionnelle et catégorie professionnelle du travailleur ; c) local de travail ; d) durée hebdomadaire du travail normal ; e) montant, forme et période de payement du salaire et mention des prestations salariales accessoires ou complémentaires, avec l’indication des valeurs respectives ou des bases de calcul ; f) date de début de la prestation de travail ; g) lieu et date de la signature du contrat ; h) signature des deux contractants. Il peut être écrit ou verbal. Le contrat de travail avec les travailleurs étrangers est obligatoirement écrit.

Les contrats de travail sont généralement permanents et à durée indéterminée. Mais, ils peuvent être sous certaines conditions temporaires. La longueur d’un contrat unique à durée déterminée est comprise entre 6 et 36 mois, selon les travailleurs, les entreprises ou la situation.

L’âge minimum pour travailler en Angola est de 16 ans. Cependant, un contrat de travail peut être contracté avec des mineurs uniquement par l’autorisation explicite du père, du tuteur, du représentant légal, de la personne ou de l’institution ayant le mineur à charge, ou à défaut de l’Inspection générale du travail. L’âge de la retraite est fixé à 60 ans, après 35 ans de service.

Des conditions et des salaires plus confortables que la moyenne régionale

Le salaire minimum varie selon les secteurs d’activité. Il est par exemple d’environ 10 900 AOA (115 USD) par mois pour les secteurs formels. Le salaire mensuel moyen est d’environ 381 USD.

La durée légale du temps de travail maximum est de 44 heures par semaine, soit 8 heures par jour (jusqu’à 10 heures, sous certaines conditions). La journée de samedi compte pour une demi-journée (4 heures). L’employé a droit à un jour complet de repos par semaine qui, en général, est le dimanche. La période normale de travail hebdomadaire peut être élargie jusqu’à 54 heures, dans les cas où l’employeur adopte les régimes des tours de travail, de l’horaire modulé ou variable.

Des partenaires sociaux soucieux de l’épanouissement des travailleurs

La loi garantit le droit de rejoindre ou de former un syndicat indépendant, le droit de grève (sauf pour les secteurs public et pétrolier), ainsi que le droit de négocier collectivement. Cependant, il existe peu de syndicats indépendants. Le mouvement des travailleurs étant dominé par le Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA), parti au pouvoir. Former ou rejoindre un syndicat nécessite d’obtenir l’autorisation du gouvernement. Celui-ci peut intervenir pour mettre fin à un conflit et forcer les travailleurs à reprendre leur activité. Les principaux syndicats présents dans le pays sont : l’Union nationale des travailleurs angolais (UNTA) et la Centrale générale des syndicats indépendants et libres d’Angola (CGSILA). Cependant, le taux de syndicalisation est très faible (moins d’un million de syndiqués).

Un travailleur étranger a la possibilité de ne pas contribuer au régime de sécurité sociale, s’il peut prouver qu’il contribue déjà à un régime étranger et/ou possède une assurance vie.

(Avec Knowdys Database, l’OIT et le Code du travail angolais)

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